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Le pot, le terreau, la plante….et la médiumnité

  • Posted on septembre 1, 2013 at 13 h 29 min

(Cinquième partie)

Pourquoi recevons-nous la médiumnité,

Simon Selliest le 31 septembre 2013

 Dans la troisième partie de cette série d’article, nous disions ceci :
 « Que dire aussi de l’usage que nous faisons de notre médiumnité ? ».
  Comme il est toujours totalement inutile d’essayer de réécrire ce qui a déjà été parfaitement écrit, et surtout déjà écrit par plus érudit que soi, laissons donc la parole, une fois de plus à Allan Kardec :
« La médiumnité est une chose sainte qui doit être pratiquée saintement, religieusement. S’il est un genre de médiumnité qui requière cette condition d’une manière encore plus absolue, c’est la médiumnité guérissante. Le médecin donne le fruit de ses études, qu’il a faites au prix de sacrifices souvent pénibles ; le magnétiseur donne son propre fluide, souvent même sa santé : ils peuvent y mettre un prix ; le médium guérisseur transmet le fluide salutaire des bons Esprits : il n’a pas le droit de le vendre. Jésus et les apôtres, quoique pauvres, ne faisaient point payer les guérisons qu’ils opéraient.
Que celui donc qui n’a pas de quoi vivre cherche des ressources ailleurs que dans la médiumnité ; qu’il n’y consacre, s’il le faut, que le temps dont il peut disposer matériellement. Les Esprits lui tiendront compte de son dévouement et de ses sacrifices, tandis qu’ils se retirent de ceux qui espèrent s’en faire un marchepied. »
Allan Kardec : l’Évangile selon le spiritisme chapitre XVI § 10 Troisième édition (1865)
 A la réflexion, nous nous sommes aperçu que si nous avions parlé de certains usages qu’il était possible de faire de sa médiumnité, et surtout des usages qu’il convenait de ne surtout pas faire, nous ne nous étions pas posé réellement une question pourtant primordiale :
« Pourquoi recevons-nous la médiumnité ? »
 Or, il y a peu de temps, relisant les notes d’Henri Coton Alvart(1) sur les deux Lumières, nous avons retrouvé une note de bas de page(2), que nous avions fortement soulignée en son temps, mais malheureusement complètement oubliée dans sa forme et sa formulation (mais pas dans son idée…).
 Nous nous permettons de la retranscrire ci-dessous in extenso :
« La clairvoyance est un don inné, ou résultant d’une grâce spéciale d’intuition supérieure en un temps ou un lieu, pour discerner le vrai du faux, découvrir le fonds des choses, prédire les évènements futurs et communiquer avec l’Invisible. »
 Précisons tout d’abord, que cet homme fut un scientifique, un ingénieur chimiste doublé d’un Philosophe Hermétique de grande lignée. Il avait dans ce domaine beaucoup lu et surtout beaucoup appris, et sa mémoire prodigieuse lui permettait de synthétiser bien des enseignements religieux et philosophiques, après les avoir au préalable dûment décryptés du fait de sa connaissance du langage hermétique (3).
 Qu’il nous soit permis à présent, de développer un peu plus son propos. Ou plus exactement de reprendre ce que nous en avons déjà dit sur ces sujets dans nos textes antérieurs. Ce qui sera une bonne occasion de les regrouper, et peut-être d’apporter un peu plus de « lumière » (avec un « l » tout minuscule) sur ces textes déjà écrits et surement pas très bien écrits.

 La clairvoyance est un don inné

 Disons tout d’abord que par « clairvoyance », il serait plus judicieux de ne pas comprendre uniquement cette forme de médiumnité appelée « clairvoyance » par le spiritisme, et qui consiste à « voir » des personnages, des scènes, des évènements, etc., un peu à la manière que l’on peut voir les mêmes choses avec ses propres yeux. De ce point de vue, par « clairvoyance », il serait donc plus judicieux de comprendre toutes les formes de médiumnités qu’Allan Kardec à pu recenser dans ses deux livres (4).
 Au sens étymologique du mot « inné », certes la clairvoyance est un don « inné » puisque nous la possédons tous, à des niveaux d’intensité très variables, à notre naissance. Par la suite, selon les chemins d’évolution que nous suivons, certains d’entre nous la développent davantage, ou tout simplement la transforment en « simple intuition » dont ils se servent dans leurs activités professionnelles, sociales, courantes, etc.
 Enfin, il nous faut rajouter que cette forme de médiumnité peut-être due aussi au fait que certaines personnes, certainement moins dociles que d’autres aux sages conseils de leur Egrégore(5), n’ont pas réussi les missions d’évolution spirituelle qui leur avait été proposées dans les vies antérieures. Elles doivent donc les reprendre dans cette vie afin de les parfaire et/ou de les terminer. Cela se traduit, en astrologie karmique, par la présence sur leur carte du ciel natal, de certaines de leurs planètes en postions rétrogrades(6). Elles restent ainsi comme liées à leurs vies antérieures, et possèdent de ce fait, une certaine faculté à percevoir les choses du passé et donc de « franchir les barrières du temps ».
 D’autres au contraire, la « travaillent » dans des réunions spirites ou par des exercices propres aux :
  • arts martiaux d’origine chinoise ou japonaise,
  • arts des postures des yogas indous
  • exercices de contrôle du Souffle et de l’esprit propres aux arts ci-dessus
  • etc.

 La clairvoyance est un don … pour discerner le vrai du faux, découvrir le fonds des choses.

 S’il s’agit en quelque sorte, de recevoir un enseignement qui ne se trouve pas, ou très difficilement dans certains livres (et sûrement pas dans nos écoles (aussi prestigieuses soient-elles…), la médiumnité est à n’en pas douter un « Don de Dieu(7) ».
 Mais il s’agit là d’un « autre enseignement » donné dans « d’autres écoles », par « d’autres Maîtres »(8) !
 Pour suivre ces enseignements qui, par Grâce divine, sont mis à notre disposition, il ne peut donc nous suffire de nous asseoir dans une réunion de médium, ou seul(e) en position de Lotus, et d’écouter, de regarder, de percevoir béatement ce que notre médiumnité nous permet de recevoir sous une forme ou une autre…
 Il ne suffit pas, en un mot comme en mille, de voir ou d’écouter ce que nous « croyons voir » ou ce que nous « croyons comprendre ». Serions-nous donc si peu respectueux envers Celles et Ceux qui viennent se mettre à notre portée pour nous délivrer ces précieux enseignements, pour croire qu’Elles ou Ils ne viennent que pour « papoter », ou pire, pour « rigoler » avec nous ?
 Les Maîtres ne cessent de nous le répéter : Leurs Enseignements sont toujours donnés dans cette langue secrète(9) propre à la Philosophie Hermétique. Une langue basée sur le symbolisme qui seul, peut permettre autant d’interprétations différentes, et surtout autant d’interprétations adaptées à notre propre niveau de conscience, comme ils sont aussi adaptés aux autres niveaux de conscience. Faisons donc au moins l’effort d’essayer de rejoindre leur niveau de conscience, afin de ne pas nous priver de leur si précieuse présence !
Mais ce qui est certain aussi, c’est que si nous ne faisons pas tous les efforts humainement possibles pour élever notre niveau de conscience afin de tenter de les rejoindre, Elles ou Ils finiront bien par nous laisser en compagnie d’esprits de notre propre niveau de conscience.
 « Ce qui est né mourra,
Ce qui a été rassemblé sera dispersé,
Ce qui a été amassé sera épuisé,
Ce qui a été édifié s’effondrera,
Et ce qui a été élevé sera abaissé »
Sogyal Rimpoché : Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort : Citation bouddhiste p.51 (édition 1992)
Est-ce bien pour cela que ce « Don de Dieu » nous a-t-il était donné ?
 Irions-nous, par notre refus d’apprendre, jusqu’à rompre cette chaine de solidarité qui nous lie à Ceux qui sont devant nous et nous instruisent, comme à ceux qui sont derrière nous et qui ont besoin d’être instruits par nous ?
 Seigneur, que nous fassions en sorte d’éviter un si lourd karma !
 

Notes

(1 Henri La Croix Haute : Propos sur « Les Deux Lumières » d’Henri Coton Alvart (HCA en abrégé) éditions Le Mercure Dauphinois (EO 2001)
(2Page 18 de l’édition ci-dessus
(3Préface aux « Propos sur Les Deux Lumières d’Henri Coton Alvart éditions Le Mercure Dauphinois (EO 2001). Mais il est possible aussi de faire quelques fructueuses recherches sur cet écrivain sur Internet !
(4Allan Kardec : « le livre des esprits » édition originale de 1857 et suivantes, et « le livre des médiums » édition originale de 1861 et suivantes.
(5Cf. : Égrégore : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=105
(6Cf. les ouvrages de Martin Schulman, et notamment : « Planètes rétrogrades et réincarnation » volumes I et II, éditions Hélios (1992)
(7Le « Très Précieux Don de Dieu » (Domun Dei) est un ouvrage écrit en 1415 par Georges Aurach, décrivant un des processus de la Voie Humide de l’élaboration du Grand Œuvre. Tous les Maîtres ayant réussi ce Grand Œuvre sont unanimes à reconnaitre et à écrire que les connaissances nécessaires à cette réussite ne peut être acquises que par une grâce divine (et donc sous entendu : par médiumnité)
(8Cf. Fulcanelli : « Les demeures Philosophales » TI (édition 1964)
« Défiez-vous donc de faire intervenir, en vos observations, ce que vous croyez connaître, car vous serez amenés à constater qu’il eût mieux valu n’avoir rien appris plutôt que d’avoir tout à désapprendre.
 Ce sont là, peut-être des conseils superflus, parce qu’ils réclament, dans leur mise en pratique, l’application d’une volonté opiniâtre dont les médiocres sont incapables. Nous savons ce qu’il en coûte pour troquer les diplômes, les sceaux et les parchemins contre l’humble manteau du philosophe. Il nous a fallu vider, à vingt-quatre ans, ce calice au breuvage amer. Le cœur meurtri, honteux des erreurs de nos jeunes années, nous avons dû brûler livres et cahiers, confesser notre ignorance et, modeste néophyte, déchiffrer une autre science sur les bancs d’une autre école… »
(9Cf. : Médiumnité passive et Enseignements interactifs (III) » : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=861 ).