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Souffrance et Douleur (IV)

  • Posted on décembre 25, 2014 at 14 h 14 min

 

IV -La vraie nature de notre esprit 

Images   Souffrance et Douleur (IV)

 Simon Selliest le 24 décembre 2014

 

Dans le chapitre précédent, il a été décrit, avec la plus grande intégrité qu’il nous était possible d’avoir, ce qui était advenu à notre ami dans ce petit jardin ordinaire d’un endroit sans importance (1). Mais nous nous devons de nous avouer, cet ami et nous, que nous n’étions pas très satisfaits des conclusions que nous en avions alors tirées. Nous sentions bien que nous étions sur un point de doctrine très important, mais quel pouvait être ce point de doctrine ?
 Sans réponse convaincante à nos interrogations, nous en étions donc restés là.
 Sur les divers ouvrages qui encombrent notre table de travail, il en est quelques-uns qui restent clos depuis des mois et des mois, mais il en est aussi d’autres que nous ouvrons régulièrement afin d’en lire, ou d’en relire quelques pages. C’est ainsi que depuis quelque temps, nous avions repris, une fois de plus la lecture de l’ouvrage de Sogyal Rinpoché (2), et notamment le chapitre IV sur la nature de l’esprit (3).
 Devons-nous avouer que les concepts du bouddhisme tibétain ont du mal à être intégrés dans notre façon de penser et de nous exprimer ? Ce ne serait qu’avouer que nous manquons, comme la plupart de nos coreligionnaires, de cette « humilité » dont parle Eugène Canseliet dans ses commentaires sur l’axiome hermétique qui s’affiche sur les phylactères de la planche XIV du Mutus Liber, livre « d’imaiges » attribué à Jacob Sulat. Axiome d’autant plus important que ce Mutus Liber (4) ne comporte évidemment pas de texte, s’il est excepté justement cet axiome :
« Lege, lege, relege, ora, labora et invenies » (5)
 Axiome, tant de fois vérifié par les Fils de Science, lors de leurs études hermétiques, que nous ne pouvons moins faire que de citer une fois de plus Eugène Canseliet, qui dans l’introduction de l’édition originale de ses commentaires sur le Mutus Liber, s’empresse d’ajouter à la suite de la traduction de cet adage :
« Conseil charitable, encourageant et précieux, qui, suivi dans l’humilité et la patience, fournit la clé ouvrant le grand jardin des Philosophes et leur échelle d’ascension au monde inconnu du subconscient universel (6) » .
 Cette phrase d’apparence anodine, ne décrit-elle pas, dans la « langue des oiseaux (7) » la même idée que les écrits de Sogyal Rinpoché, dont nous nous permettons de donner ci-dessous les quelques phrases qui nous ont paru les plus marquantes sur la « nature de l’esprit », en soulignant parfois les mots ou les phrases qui nous ont parus les plus propres à nous faire comprendre cette « nature de l’esprit ». Bien entendu, nous ne saurions trop recommander de lire l’intégralité de ce chapitre (et de ce livre…).
 Voici donc ces phrases.
 Page 72 : « Avant que je ne réalise ce qui m’arrivait, mon maître fit une chose tout à fait inhabituelle: il me serra soudain dans ses bras et me souleva de terre. Puis il me donna un gros baiser sur la joue. J’en fus si surpris que, durant un long moment, mon esprit s’évanouit complètement ; j’étais  submergé par une tendresse, une chaleur, une confiance et une puissance  extraordinaires. »
Page 73 :  » Le Président de la République ne peut pas vous donner l’introduction à la nature de l’esprit, pas plus que ne le peut votre père ou votre mère. Tout le pouvoir de quelqu’un ou tout son amour pour vous n’y peut rien. La nature de l’esprit peut être introduite seulement par une personne qui l’a plei­nement réalisée et qui porte en elle la bénédiction et l’expé­rience de la lignée. »
 Page 77 et 78 :  » Parmi les nombreux aspects de l’esprit, on en distingue plus particulièrement deux. Le premier est l’esprit ordinaire, que les Tibétains appellent sem. Un maître le définit ainsi : « Cela même qui est doté d’une conscience discriminante, cela qui possède un sens de la dualité — qui saisit ou rejette ce qui est extérieur à lui : tel est l’esprit. Fondamentalement, il est ce que l’on associe à l’autre » — tout « objet » perçu comme différent de celui qui perçoit 2. » Sem est l’esprit discursif, dualiste, l’esprit « qui pense », qui ne peut fonctionner qu’en relation avec un point de référence extérieur projeté par lui et faussement perçu.
Sem est donc l’esprit qui pense, intrigue, désire, manipule, qui s’enflamme de colère, crée des vagues d’émotions et de pensées négatives et s’y complaît. C’est l’esprit qui doit sans relâche se justifier, consolider son « existence » et en prouver la validité en fragmentant l’expérience, en la conceptualisant et en la solidifiant. Inconstant et futile, l’esprit ordinaire est la proie incessante des influences extérieures, des tendances habituelles et du conditionnement : les maîtres le comparent à la flamme d’une bougie dans l’embrasure d’une porte, vul­nérable à tous les vents des circonstances.
Perçu sous un certain angle, sem apparaît comme vacillant, instable, avide, se mêlant sans cesse de ce qui ne le regarde pas ; son énergie se consume en une constante projection vers l’extérieur. Parfois, il me fait penser à un pois sauteur mexi­cain, ou à un singe dans un arbre, bondissant sans répit de branche en branche. Cependant, vu sous un autre angle, l’esprit ordinaire possède l’immobilité minérale que donnent des habi­tudes invétérées, une stabilité morne et factice, une inertie’ vaniteuse, autoprotectrice. Sem se révèle aussi rusé qu’un poli­ticien retors ; il est sceptique, méfiant, expert dans la fourbe­rie et la ruse, « fort astucieux dans les jeux de la tromperie », écrivait Jamyang Khyentsé. C’est au sein de cet esprit, ordi­naire chaotique, confus, indiscipliné et répétitif — sem — que nous faisons l’expérience, encore et toujours, du changement et de la mort.
Le deuxième aspect est la nature même de l’esprit, son essence la plus profonde, qui n’est absolument jamais affec­tée par le changement ou par la mort. Pour le moment, elle demeure cachée à l’intérieur de notre propre esprit — notre sem — enveloppée et obscurcie par l’agitation mentale désor­donnée de nos pensées et de nos émotions. De même que les nuages, chassés par une forte bourrasque, révèlent l’éclat du soleil et l’étendue dégagée du ciel, ainsi une inspiration, dans certaines circonstances particulières, peut-elle nous dévoi­ler des aperçus de la nature de l’esprit. Ces aperçus peuvent être d’intensité et de profondeur très différentes, mais de cha­cun émane une certaine lumière de compréhension, de sens et de liberté. En effet, la nature de l’esprit est la source même de toute compréhension. En tibétain, nous l’appelons Rigpa, conscience claire primordiale, pure, originelle, à la fois intelli­gence, discernement, rayonnement et éveil constant. On pour­rait dire qu’elle est la connaissance de la connaissance elle-même.« 
 Page 79 :  » Tout au long de l’histoire, les saints et les mystiques ont paré leurs réalisations de noms divers et leur ont donné des visages et des interprétations variés ; mais fondamentalement, leur expérience est celle de la nature essentielle de l’esprit. Les chrétiens et les juifs l’appellent « Dieu », les hindous « le Soi », « Shiva », « Brahman », « Vishnou » ; les mystiques sou­fis la nomment « l’Essence Cachée » et les bouddhistes « la Nature de Bouddha ». Au coeur de toutes les religions se trouve la certitude qu’il existe une vérité fondamentale, et que cette vie offre une opportunité sacrée d’évoluer et de la réaliser. »
Page 79 :  » Un bouddha est celui qui a mis un terme définitif à la souffrance et à la frustration, et qui a découvert un bonheur et une paix durables, impérissables. »
 Page 84 :  » Tout l’entraînement bouddhiste, tous ces enseignements n’ont qu’un seul but: se tourner vers la nature de l’esprit, et ainsi nous libérer de la peur de la mort et nous aider à réaliser la vérité de la vie. »
Page 87 :  » La vérité spirituelle n’est ni compliquée ni éso­térique, elle relève du simple bon sens. »
  Page 87 :  » L’une des plus grandes traditions bouddhistes décrit la nature de l’esprit comme « la sagesse de l’ordinaire ». Je ne le dirai jamais assez : notre véritable nature, la nature de tous les êtres, n’est pas extraordinaire. »
 Page 88 :  » Au siècle dernier, un grand maître avait un disciple parti­culièrement obtus. À maintes reprises, le maître lui avait donné l’enseignement, essayant de l’introduire à la nature de son esprit, mais c’était peine perdue. A la fin, il se mit en colère et lui dit : « Ecoute-moi, je veux que tu portes ce sac d’orge jusqu’au sommet de la montagne là-bas, mais tu ne dois pas t’arrêter pour prendre le moindre repos. Marche sans cesse jusqu’à ce que tu atteignes le sommet. » Le disciple était un homme simple mais il éprouvait envers son maître une dévo­tion et une confiance inébranlables : il fit exactement ce que celui-ci lui avait dit. Le sac était lourd. Il le souleva et com­mença à gravir la montagne sans oser s’arrêter. Il marcha sans discontinuer, le sac pesant de plus en plus lourd. Il lui fallut longtemps pour atteindre le sommet et, quand enfin il y par­vint, il laissa tomber sa charge. Il s’écroula à terre, épuisé de fatigue mais profondément détendu. Il ressentit la fraîcheur d’une brise de montagne sur son visage. Toutes ses résistan­ces s’évanouirent et, avec elles, son esprit ordinaire ; tout sem­bla suspendu. A cet instant précis, il réalisa soudain la nature de son esprit. « Ah ! Voilà ce que mon maître essayait de me montrer durant tout ce temps ! » pensa-t-il. Il descendit la mon­tagne en courant et, laissant là les convenances, fit irruption dans la chambre de son maître :
« Je crois que j’ai compris maintenant… J’ai vraiment compris ! »
Son maître lui sourit d’un air entendu : « Alors, tu n’as pas perdu ton temps en escaladant la montagne, me semble-t-il ? ». »
 Tout spécialement, c’est en relisant ce chapitre relatant ce qui arriva à ce disciple un peu obtus, au sommet de la montagne, que nous entrevîmes un autre aspect de ce calme, de ce silence de la nature, de cette sérénité, de cette douceur environnante, qu’avait ressenti notre ami dans ce jardin. Et comme ce ressenti, tout médium sincère et humble, quand il essaye de soulager autrui par la médiumnité guérissante (8) peut l’avoir eu un jour ou l’autre, cela nous ouvrit un océan de compréhensions nouvelles.
 Il nous apparut alors évident que son Égrégore avait essayé de lui enseigner l’accès à « la vraie nature de son esprit » pour reprendre la formulation bouddhiste de ce phénomène, que nous aurions plutôt qualifié de « présence de son Égrégore ». Ces deux appellations, si on y réfléchit longuement, n’étant pas incompatibles, puisque il est dit dans le bouddhisme que :  » La nature de l’esprit peut être introduite seulement par une personne qui l’a plei­nement réalisée et qui porte en elle la bénédiction et l’expé­rience de la lignée. »
 Qui pourrait avoir mieux « pleinement réalisé (cette introduction) », et mieux « porter la bénédiction et l’expérience de la lignée », que l’Esprit supérieur qui vient ainsi utiliser une Entité incarnée, même encore imparfaite, pour tout à la fois, lui donner un enseignement et la faire ainsi progresser, et soulager une âme souffrante qui le mérite.
 À cet effet, ne convient-il pas ici de se rappeler que la cause première, qui conduisit les deux hommes à prendre conscience de la « nature de leur esprit », fut pour le premier sa compassion et son désir d’aider autrui dans sa douleur et sa souffrance, et pour le second, cette douleur et cette souffrance qui commençaient à épurer son âme (9).
Pour nous spirites, il n’est donc pas vraiment faux de dire que nous percevons dans de tels moments la présence d’un Esprit élevé, puisqu’il n’est nulle part précisé que « cette personne ayant pleinement réalisé (la nature de l’esprit) » doit être incarnée. D’ailleurs comme le rapporte aussi Sogyal Rinpoché à la page 24 de son livre dans son récit de la mort du lama Tseten :
« Avec le maître, la distance n’existe pas« .
 Par contre, la même phrase insiste sur le fait que le Maître doit être déjà un être « éveillé », autrement dit un être déjà très dégagé des contingences matérielles. Alors pourquoi pas un Maître défunt de la lignée en question ? Et qui pourrait être un « éveillé », ou un « bouddha », s’il est repris la définition symbolique du terme (10), que cet Esprit supérieur qui intervient en utilisant le médium incarné.
 Mais, en toute humilité, il nous faut bien noter aussi que ce ne sont pas les Esprits évolués qui « viennent à nous », mais que c’est nous qui, en élevant momentanément notre niveau de conscience, en nous mettant en condition et en position d’aller à la rencontre de notre nature de l’esprit, qui allons jusqu’à eux !
 Les Maîtres sont toujours prêts à nous écouter et à nous aider, mais nous ne faisons que rarement l’effort nécessaire pour entrer en contact avec eux. C’est pour cela que Sogyal Rinpoché dit, dans la logique du bouddhisme :
«  Le Président de la République ne peut pas vous donner l’introduction à la nature de l’esprit, pas plus que ne le peut votre père ou votre mère. Tout le pouvoir de quelqu’un ou tout son amour pour vous n’y peut rien. La nature de l’esprit peut être introduite seulement par une personne qui l’a plei­nement réalisée et qui porte en elle la bénédiction et l’expé­rience de la lignée. »
 Notons aussi que la phrase écrite par Mabel Collins sous la dictée du Maître Djwhal Khul, dans ce contexte, prend toute sa signification :
« Quand le disciple est prêt, le Maître l’est également« .
 Ce qui pourrait se traduire, selon ce que nous en avons compris, que « lorsque le disciple a réussi à comprendre ce qu’est la vraie nature de son esprit, et le moyen de parvenir à elle, il peut alors facilement entrer en contact avec son Égrégore (11), en utilisant les capacités de celle-ci. Ce que ne pourrait faire son esprit ordinaire.
 Dans la logique du Spiritisme, il devrait donc être possible de dire aussi que la possibilité de voir la vraie nature de son esprit conduirait à pouvoir accéder à un niveau de conscience supérieur, qui lui, permettrai alors d’acquérir des concepts, des connaissances ou des capacités supranaturelles qui resteraient totalement inaccessibles autrement à l’esprit ordinaire. Pour reprendre l’exemple donné dans un texte antérieur (11) : un élève de l’école communale ne peut pas suivre les cours d’un docteur en mathématiques, il lui faut d’abord avoir étudié tous les symboles, les formules de résolutions des équations, les concepts, etc. de cette science.
 Il est donc aussi possible de dire que par là même, tout médium guérisseur travaille ainsi à sa propre évolution spirituelle, puisque apprenant ainsi  le détachement et la distanciation (12), il utilise les mêmes méthodes que celles de la méditation.
 Puissent ces modestes explications, aider les esprits parfois quelque peu fermés des Occidentaux à mieux comprendre certaines symboliques profondes du bouddhisme,  comme elles nous ont permis personnellement à le faire, en cette période de Noël, si propice à l’ouverture de nos esprits, ainsi que l’indique Max Heindel dans une de ses lettres (13).
 Que la Lumière soit sur vous.

 Notes

  1. Cf. « Celles et ceux qui veillent sur nous (III) » : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1723)
  2. L’homme semble assez controversé si nous en croyons certains articles qui lui sont consacrés sur Internet… N’ayant aucun moyen de vérification, bien que nous trouvions un peu gênant les sommes que son association Rigpa semble générer, nous nous garderons bien d’entrer dans cette polémique. Car ce qui nous importe vraiment, dans son enseignement, ce n’est pas la manière dont il mène sa vie, mais ce que cet enseignement peut nous apporter.
  3. Une fois de plus, comme il nous semble inutile de mal écrire ce qui a été parfaitement écrit par ailleurs, nous donnons ci-dessous la copie de quelques paragraphes extraits des pages 70 à 89, et l’intégralité de l’histoire de ce qu’il arriva à un disciple un peu obtus qui n’arrivait pas à suivre l’enseignement de son maître. Mais il nous faut bien avouer, que pour nous les Occidentaux, ce rôle pourrait assez souvent, bien nous convenir.
  4. Il n’est pas nécessaire d’être un latiniste distingué, pour traduire le nom de ce livre par « Livre Muet », au sens de « sans paroles », donc sans phrases écrites. Toutefois, pour les hermétistes, nous devons souligner ici un autre sens à ce titre. Les botanistes ont appelé « liber » la partie de l’écorce d’un arbre constituée des vaisseaux conducteurs du phloème, de parenchyme et de fibres. Cette partie a une fonction de stockage (liber tendre) et de soutien de la plante (liber dur) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liber_(biologie). Elle est donc intermédiaire entre l’écorce protectrice de l’arbre et la partie intérieure de l’arbre (qui, si elle etair visible, indiquerait que l’arbre serait sans protection extérieure). Si nous voulons bien nous rappeler par ailleurs qu’un livre fermé symbolise la matière brute, et le livre ouvert, la matière préparée pour l’Œuvre, il devient aisé de comprendre que ce « Mutus Liber » ne peut que symboliser aussi, une aide précieuse pour la réalisation des travaux préliminaires de l’ Œuvre.
  5. Traduction : »Lis, lis, relis, prie, travaille et tu trouveras ». L’axiome se trouve au bas de la planche XIV du Mutus Liber attribué à Jacobus Sulat (1677), sur lequel Eugène Canseliet écrivit de précieux commentaires dans son ouvrage éponyme édité chez JJ. Pauvert en 1967. La traduction en fut donnée dans ce même livre d’Eugène Canseliet en page 6.
  6. Ce « subconscient universel » ne serait-il pas la même chose que la « mémoire akashique » des hindous et des bouddhistes ?
  7. Langue des oiseaux : cf. (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1655* )
  8. Sur » la médiumnité guérissante », nous signalons deux articles qui en décrivent parfaitement la pratique et les buts :Extrait de la Revue Spirite de 1865 (http://www.cslak.fr/bibliotheque/sujets-du-mois/51-fluides/1435-de-la-mediumnite-guerissante ), et celui de Mireille (mettre le lien)
  9. Lire ou « relire : Léon Denis – l’être et sa Destinée chapitre XXVI (toutes éditions confondues).
  10. Lorsque nous disons « Bouddha », nous pensons naturel­lement au prince indien Gautama Siddhartha qui atteignit l’éveil au       siècle avant notre ère, et dont l’enseignement allait devenir une voie spirituelle pour des millions de personnes dans toute l’Asie, voie que nous appelons aujourd’hui le boud­dhisme. Le terme bouddha, cependant, possède un sens beau­coup plus profond. Il désigne une personne — toute personne — qui s’est entièrement éveillée de l’ignorance et s’est ouverte à son vaste potentiel de sagesse. Un bouddha est celui qui a mis un terme définitif à la souffrance et à la frustration, et qui a découvert un bonheur et une paix durables, impérissables. Sogyal Rinpoché : Le livre tibétain de la Vie et de la Mort (Édition 1992) p.79
  11. Cf. « Lorsque le disciple est prêt, le maître l’est également » : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=393 )
  12. Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1472 )
  13. Max Heindel : « La signification cosmique de Noël » in « Enseignements d’un initié » tome II (Éditions Rosicruciennes 1982) p. 181. Texte reproduit sur le site  (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1628