Note de lecture sur Lhomme J : Guide méthodique de l’expérimentateur spirite

  • Posted on mars 30, 2010 at 17h54

Simon Selliest  17 Décembre 2008

Revu et complété le 16 avril 2010

  Le livre en notre possession est, semble-t-il, l’édition originale, a été édité en 1928 en Belgique. Malheureusement nous ne possédons aucun renseignement biographique sur l’auteur… (Ce qui sous-entend que si un lecteur ou un internaute en possédait, il serait le bienvenu de nous les communiquer… pour la plus grande joie de nos amis lecteurs).

 Ce guide se place, bien entendu, dans la lignée du « Livre des médiums » et de « l’instruction pratique sur les manifestations spirites » d’Allan Kardec.

 Il se veut par contre plus synthétique et plus pratique, au sens qu’il expose une méthode simple, n’omettant pas toutefois de mettre en garde les éventuels intervenants contre toutes sortes de pièges et de fausses interprétations sur ce qu’ils pourraient percevoir, écrire ou dire sous « l’influence de l’esprit ».

Le lecteur y trouvera aussi des moyens pratiques permettant d’éviter les tromperies et autres abus auxquels pourraient se livrer quelques intervenants ou médiums mal intentionnés. Maintenant, pour aller plus loin dans les contrôles durant les séances d’expérimentation, rien ne saurait remplacer la lecture des œuvres de Gabriel Delanne, qui a orienté son œuvre sur les explications et preuves scientifiques du spiritisme.

 Par ailleurs, l’auteur recommande, comme il se doit, aux médiums de purifier leur âme par l’instruction, l’expérimentation, la méditation et la prière. Cette dernière pratique étant, comme tous les spirites humbles et sincères le savent bien, la meilleure des protections pour eux !

Ces précautions devaient lui paraître suffisamment importantes à respecter pour qu’il les écrive, non pas dans le corps de texte de son ouvrage, mais in fine de celui-ci et en caractères gras, comme l’indique le fac-simile ci-dessous, de la page 48 et dernière de son ouvrage.  

 

On ne peut donc que déplorer que cette méthode pourtant très efficace et éprouvée, ne soit que trop souvent et malheureusement, jugée « bien trop simple » par beaucoup de médiums un peu trop préoccupés par les ressentis de leurs émotions, pour se préoccuper aussi de la recherche de la vérité.

Pourtant déjà, en 1667, Altus (qu’Eugène Canseliet – dont on ne présente plus l’érudition et la rigueur de ses études – nous décrit comme Jacob Sulat, Sieur des Marez, « Philosophus per Ignem » rochelais), nous donnait aussi ce sage conseil dans son livre unique : « Mutus Liber », titre qu’il serait trop facile de traduire par « Le Livre Muet », même si cette traduction est parfaitement correcte.

Ce conseil donc, que nous présentons ici en fac-simile d’une partie de la quatorzième planche et pénultième page du livre d’Altus, a dû fortement influencer J. Lhomme, puisqu’il le reprit, en modifiant quelque peu sa forme pour en moderniser l’écriture.

 

 « Ora, Lege, Lege, Lege, Relege, lavora, et Invenies »

« Lis, Lis, Lis, Relis, travaille et tu Trouveras » 

En effet, que veut dire cette insistante répétition du mot doté d’une majuscule : « Lege » (Lis), sinon « instruis-toi », et que veut dire « lavora » (travaille) sinon « expérimente », surtout lorsqu’on sait que les Philosophes par le Feu, consacraient leur vie entière à leurs recherches et à leurs expérimentations…. Surtout aussi, si on se rappelle cette habitude que les Philosophes Hermétiques avaient de commencer certains mots par une majuscule. Majuscule qui ne justifiait pas autrement que par son but d’attirer l’attention du lecteur sur une signification particulière du dit-mot.

« Invenies », qui a donné « ingénier » « ingénierie », « inventer », et « ingénieur », a été traduit par E. Canseliet par « tu Trouveras », au sens de « découvrir ». Et l’on ne peut donc ainsi, que se demander ce que cherche un expérimentateur spirite sincère, sinon de découvrir une autre dimension à notre monde matériel.

A l’inverse, dans le cas de « lavora », sans majuscule, cela indique l’humilité indispensable à ce travail de recherche, dont on sait combien il est dangereux, rempli d’embûches, de chausse-trappes pernicieuses, et de « bonnes pensées » insidieuses et traitresses.

Bien d’autres paroles devraient encore être dites sur ce conseil de J. Lhomme, et à fortiori sur celui d’Altus, mais il nous faut respecter l’adage que nos Anciens n’ont cessé de répéter, non sans malice :

« Aux Sages, peu de mots suffisent ».

Car, s’il est déjà difficile d’être « sage » dans notre vie courante, devenir « Sage » demande des vies et des vies d’évolution spirituelle, au sens « d’évolution de notre esprit dans tous les domaines de la Connaissance ». 

Et là, on ne peut que se demander : qui est « sage » de nos jours ?

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