You are currently browsing the archives for mars 2010.
Displaying 1 entry.

Compassion active et communication avec nos animaux de compagnie

  • Posted on mars 31, 2010 at 18 h 39 min

 

Simon Selliest le 16 septembre 2009

Revu et complété le 31 mars 2010

 Nous ne savons pas s’il est possible que « les animaux parlent un jour », selon l’expression populaire qui veut que souvent, à nos animaux favoris « il ne leur manque que la parole… ».

De toute façon nous ne pourrons plus en faire l’expérience car depuis le printemps 2009, nous n’avons plus de chat. Le notre s’en est allé un matin, bien que très malade et très faible, tenant à peine sur ses pattes, après 17 ans de vie commune (Ce chat devait bien avoir 19 à 20 ans d’âge, puisque quand il nous avait « accepté chez lui » il avait bien déjà deux ou trois ans).

 Juste après sa disparition, toutes nos recherches dans le grand voisinage étant restées vaines, nous nous étions fait à l’idée qu’on avait dû nous le voler pour sa fourrure (c’était un angora turc tout blanc).

 Cependant l’idée d’une possible mort atroce nous tourmentait et nous avons souvent prié pour lui.

 Puis, quinze jours après sa disparition, on nous a prévenu que quelqu’un l’avait « recueilli » et amené chez un vétérinaire situé à une vingtaine de kms de chez nous. Nous passerons sur les détails de cette histoire peu glorieuse pour bien des gens, pour dire que nous ne l’avons retrouvé chez le vétérinaire en question, que pour prendre une décision que nous ne souhaitons à personne de devoir prendre un jour. Il était sous perfusion, avec une sonde dans la gorge pour l’alimenter à l’aide d’une seringue, et quasiment inconscient dans son étuve. Le vétérinaire lui avait tout fait : analyses, vaccination …. Il était donc plus que temps que quelqu’un, un tant soit peu sensé, prenne la décision d’abréger ses souffrances inutiles.

 Notre chat, s’est donc endormi une dernière fois, la tête dans nos mains.

 Nous avons bien entendu ramené son corps chez nous pour l’enterrer dignement.

 Les jours sont passés, plusieurs longues semaines, et le chagrin est demeuré.

 Après quelque temps, nous avons alors demandé humblement à notre Égrégore, s’il était possible de savoir ce que l’Entité de notre chat était devenue. C’est ainsi que quelques jours après, comme en réponse à notre question, nous avons fait le rêve suivant :

 << Nous avons vu venir vers nous un très vieux chat européen, placide et « brave ». Il nous dit, avec un accent que nous n’oublierons jamais, d’une voix grave, tout à la fois tolérante, un peu trainante, fatiguée et « malheureuse » : « Depuis qu’ils sont là, je n’ai plus un instant de tranquillité ». Levant un peu notre regard, nous vîmes alors à quelques mètres derrière lui, trois chatons tout blanc qui se « bagarraient à qui mieux mieux », en se roulant dans tous les sens et de tout leur corps, et faisant force cabrioles sur un large coussin >>.

 Cette histoire, totalement vraie, ne prouve rien bien entendu, et ne veut rien prouver. Elle est un simple témoignage de communication homme-animal. Car s’il en était autrement, notre Égrégore nous aurait simplement permis de voir les chatons s’ébrouer dans leurs jeux. Il n’était nul besoin de faire intervenir un chat pour nous parler.

 Si à présent, il nous est permis de prendre un peu de recul, nous pouvons dire ceci.

 Le spiritisme, dans ses textes fondateurs, n’admet pas la migration de l’âme animale vers la condition d’âme humaine. Le bouddhisme l’a admise depuis ses débuts (histoire de Mahasattva, le futur Bouddha, qui s’est laissé dévorer, dans une de ses vies antérieures par une tigresse affamée, pour la sauver, elle et ses petits. Tigresse et tigrons se réincarnèrent, bien des vies après ce sacrifice du futur Bouddha, pour devenir ses premiers disciples (Sogyal Rinpoché : Le livre tibétain de la vie et de la mort p. 264 à 266 de l’édition 1993).

 Qui détient la vérité ? A chacun d’en juger.

 Toujours est-il, que même si on n’imagine pas systématiquement, que les expressions des animaux soient forcément le reflet de sentiments humains, et si on garde bien à l’esprit qu’un animal agit et réagit toujours d’abord en fonction de ses instincts, et non pas en fonction d’un quelconque sentiment humain, les histoires ne manquent pas d’animaux ayant réagit comme des (bons) humains dans des circonstances dramatiques.

 De même, force nous est faite quand même, de reconnaître que si nous aimons et soignons souvent les animaux, ceux-ci, même inconnus de nous, le sentent bien et se laissent plus facilement approcher par nous que par d’autres personnes. Communiquons-nous par magnétisme, par la vision de l’aura, par les phéromones, par l’odeur (« de sainteté » ???)… nous nous garderons bien d’entrer dans ce débat qui manquerait cruellement de bases scientifiques.

 Toutefois, et ce sera là, tout à la fois notre conseil et notre conclusion, disons que la pratique quotidienne de la protection, de l’aide, de l’affection, du respect de leur mode de vie… et de la compassion active envers « nos amis », qu’ils soient à plumes ou à poils, est surement le meilleur moyen de communication avec eux.