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Êtes-vous une « Vieille Âme »

  • Posted on mars 27, 2011 at 16 h 32 min
Simon Selliest
27 mars 2011

 

Si vous pensez, ou si l’on vous dit un jour, d’une façon ou d’une autre, que vous êtes une « vielle âme », il y a de fortes chances qu’une telle appellation puisse vous paraître flatteuse … D’autant que cette appellation ne peut qu’être porteuse d’une connotation d’avancées spirituelles.

 Il est toujours possible de rêver et d’imaginer ….

 Mais si, votre caractère, comme nous vous le souhaitons, vous porte plus à rechercher la « vérité » que les illusions d’une fausse croyance un peu trop facile et beaucoup trop flatteuse, il convient peut-être de se poser réellement et en toute intégrité intellectuelle, la question suivante :

« Qu’est-ce qu’une vieille âme ? »

 Pour nous avoir posé maintes et maintes fois cette question, et de l’avoir au moins autant de fois posé à Ceux qui veulent bien nous conseiller et nous délivrer parfois, quand nous ne savons plus où chercher une réponse, une infinitésimale partie de leur immense savoir, voici tout d’abord, et en résumé, ce que nous en avons compris.

 Une « vieille âme » est avant tout une Entité qui :

  • s’est maintes fois réincarnée, et a donc expérimenté tous les niveaux sociaux et professionnels selon les possibilités des différentes époques et des lieux de ses réincarnations.

  • a, du fait de ses nombreuses réincarnations, beaucoup appris, tant dans les sciences et techniques humaines, que dans les choses de la Vie et de la Mort.

  • est passée progressivement dans sa façon de vivre, d’un état de domination par ses instincts et par ses pulsions et/ou par ses réflexes de survie, à une maitrise par son esprit et par son mental, de ses pulsions, de ses instincts et de ses réflexes de vie.

 « Aux Sages, peu de mots suffisent » disent souvent ces mêmes Sages….

 Mais nous, qui ne sommes pas tout à fait « Sages », il nous faut bien souvent, des explications complémentaires un peu plus longues… C’est ce que nous allons nous efforcer de faire, par simple raisonnement logique, dans la limite de ce que nous avons nous-mêmes compris.

 Sans trop de fantasmes, il est possible de classer les différents aspects de cette définition de « vieille âme » dans les domaines suivants :

 

 A partir de combien de réincarnation devient-on une « vieille âme » ?

Nous n’avons pas la réponse, car nous pensons que le nombre de réincarnations n’est significatif que dans la mesure où ces réincarnations ont été la source d’enseignements importants et d’avancées spirituelles(1) marquantes. Ces enseignements ont pu se porter sur :

  • diverses connaissances humaines, comme les arts et techniques de leurs époques et de leurs pays d’incarnations,

  • les modes de vies, les us et coutumes, les concepts psychologiques, les croyances et religions de ces mêmes époques et de ces mêmes pays,

  • toutes sortes de métiers manuels et/ou intellectuels,

  • toutes sortes de crimes, de trahisons, de perversions et de châtiments, commis ou subis,

  • les mauvais et les bons sentiments, éprouvés ou qui ont été reçus,

  • les guerres et les tueries, subies ou engendrées, les combats pour sa survie,

  • les leçons et la volonté de ne plus succomber à de tels actes de cruauté, de barbarie et de perversion, qui ont pu être tirées par une entité, des fautes et des erreurs commises. Leçons et volonté qui sont autant d’actes d’avancement spirituel,

  • etc.

 

Trismosin Salomon : Splendor Solis planche n° XIV

La position de « vielles âmes » est-elle acquise du fait de positions sociales élevées dans les vies antérieures ?

Il est peu probable que la ou les positions sociales élevées aient eu une quelconque  incidence supérieure aux autres positions sociales. Si ce n’est le fait que pour apprendre vraiment à lire dans le cœur de l’être humain, il convient d’avoir exercé tout autant des positions de pouvoir et d’autorité, que des positions ancillaires dans les plus basses couches sociales afin d’y travailler l’humilité, la modestie, la servitude, etc.

 

Faut-il avoir eu une ou plusieurs vies consacrées à la religion ?

Léon Denis le pense(2) et nous ne pouvons que nous ranger à son avis. Mais il ne faudrait pas croire que cela implique une ou des incarnations dans une position ecclésiastique élevée. Du point de vue de l’évolution spirituelle, il est tout aussi important d’avoir été :

  • un humble et anonyme curé d’une lointaine paroisse, qu’un prélat influent auprès du Saint Siège,

  • un (ou une) religieux cloitré(e) qu’un modeste serviteur de Dieu ayant porte ouverte à tous les membres de la paroisse,

  • érudit(e) et « savant(e) » des enseignements d’une religion (qu’elle soit européenne ou asiatique, hindoue ou musulmane), qu’ignare représentant de cette religion, mais représentant au cœur ouvert et généreux.

 Des contrées ou des pays sont-ils plus favorables à une évolution spirituelle ?

Un humble curé d’Ars qui passe ses journées dans une chaire bien trop petite pour lui, à confesser les âmes en peine, un anonyme yogi qui voue sa vie à la méditation dans le dénuement le plus grand, un ermite carmélite ancien vivant au contact de la Nature en pratiquant la phosphogénie solaire ou celle du « Fiat Lux », un chaman vibrant au rythme de cette même Nature, etc. ont certainement plus progressés qu’un savant docteur de la Loi  pérorant dans les salons confortables de la haute société. Mais le fait d’avoir été un Docteur de la Loi ou le Grand-Prêtre d’une divinité ayant atteint la position de Her-sesheta dans l’Egypte antique, ne peut pas non plus être considéré comme contraire à l’évolution de l’âme. Tout dépend, bien entendu, de ce qu’en a retiré l’entité.

 

Comment peut-on reconnaître, à priori, une « vieille âme » ?

  • D’abord et avant tout à la sagesse, à la savante simplicité, à la modération, et la qualité de ses paroles. Une vieille âme parle peu, agit beaucoup et en toute discrétion, et toujours pour le plus grand bien du plus grand nombre.

  • Ensuite,  à la justesse de ses jugements, qui sont toujours équitables et qui sont issus d’une vision bien plus élevée que celles qui sont généralement  admises sur les choses, les évènements ou les personnes concernées.

  • De même, tout le monde sait combien il est toujours difficile d’être juge et partie dans un évènement, et d’en apprécier alors, les composantes en toute sérénité. Il est donc logique de concevoir, qu’il n’est pas possible de parler avec justesse et modération, s’il n’a pas été fait table rase de ses propres passions et de ses propres façons d’agir et de penser. Seuls le détachement et la distanciation peuvent permettre de porter, en toute équité, un jugement de valeur sur un évènement ou sur autrui.

  • De même aussi, une vieille âme se reconnaît à sa force de caractère, à sa force intérieure, et à la maîtrise de la force morale qui émane d’elle, quand elle parle, quand elle agit ou tout simplement quand elle s’occupe de quelque chose. Ce sont là des qualités personnelles qui ne peuvent s’acquérir qu’à force de travail, d’épreuves de toutes sortes, de pertes affectives et matérielles, de luttes pour la vie, de luttes contre la maladie, contre les coups du sort (les aléas de « fortune » comme il était dit au 19° siècle.

  • Enfin, il y a la faculté de « Service »  qu’une personne est capable de donner. Nous avons mis « Service » entre guillemets et avec un « S » majuscule, car il ne s’agit pas là d’un petit « service entre ami », mais de « Service » au sens le plus large du terme, au niveau du plus juste équilibre et au niveau de conscience le plus élevé.

Cette notion de « Service », mériterait peut-être d’être un peu plus développée. Mais afin de situer notre propos sans être trop long, il nous suffira de dire que lorsque l’on parle de « service », ce terme peut tout aussi bien se référer au fait de « servir la soupe » qu’au fait de « servir l’humanité ». 

Le mot « service » est bien entendu le même, mais les moyens personnels (d’abnégation, d’intelligence, de connaissances techniques, de savoir-faire, etc.) ou encore son propre niveau de responsabilités personnelles par rapport aux autres exécutants, dans les domaines financiers, techniques, hiérarchiques, juridiques, etc., ne sont pas du tout les mêmes. Ce qui conduit inexorablement à se poser la question de l’envergure de ses propres activités et de leurs niveaux professionnelles et sociales. La réponse conduit souvent à beaucoup plus d’humilité.

 Il y a-t-il d’autres moyens, plus « quantifiables », de reconnaître une « vieille âme » ?

Oui bien sûr ! Nous ne les connaissons pas tous, loin de là… En fait nous n’en connaissons que deux autres !

 Le premier, se rapprochant de ce qui a déjà été dit ci-dessus, est grandement complété indirectement par Léon Denis dans son ouvrage : Le problème de l’être et de la destinée, spécialement au chapitre XXVI (la douleur). Bien entendu tout le chapitre est à lire, mais pour le besoin de cette étude, nous n’en extrairons que deux courts passages.

 « Le génie n’est pas seulement le résultat de travaux séculaires; c’est aussi l’apothéose, le couronnement de la souffrance……

La douleur a fait vibrer leurs âmes; elle leur a inspiré cette noblesse de sentiment, cette intensité d’émotion, qu’ils ont su rendre avec les accents du génie et qui les ont immortalisés. L’âme ne chante jamais mieux que dans la douleur« .

Léon Denis : la destinée p.470 de l’édition 1918

« Si étonnant que cela puisse paraître à première vue, la douleur n’est qu’un moyen de la Puissance infinie pour nous attirer à elle, et en même temps, nous faire accéder plus rapidement au bonheur spirituel, le seul durable. »

Léon Denis : la destinée p.479 de l’édition 1918.

De tout ce que dit Léon Denis dans ce chapitre (et dans le reste de son œuvre), il est possible de conclure sans trop se tromper, que plus l’aura d’une personne, sera claire, lumineuse et rayonnante (c’est à dire épurée et éloignée de sa matérialité par ses souffrances passées ou présentes), plus cette personne se sera élevée spirituellement et plus elle méritera ce nom de « vieille âme ». Encore faut-il que nos capacités médiumniques nous permettent d’observer cette aura, et cela n’est pas forcément donné à tout le monde.

 Mais il est aussi possible de se dire, observant le calme, la sérénité et la sagesse d’une personne dont on sait les souffrances passées ou toujours présentes, qu’elle a du atteindre ce niveau de conscience qui caractérise une « vieille âme » : détachement et distanciation.

 A y réfléchir un peu plus longuement, il peut apparaître alors une autre compréhension de la souffrance du Christ sur la croix, de sa mort, de son enfermement dans une grotte obscure taillée dans le roc et de sa réapparition dans son corps de lumière…

 Le second, basé sur l’astrologie, est un peu plus matérialisé bien qu’assez subtil dans son application,  et davantage axé sur un raisonnement intellectuel. Il est néanmoins très efficace et plus éloigné de toute subjection que les précédents.

En astrologie, quand la carte du ciel est dressée, il suffit de compter le nombre de planètes (et secondairement quelques un des astéroïdes ou les « points vides » comme l’Ascendant, le Milieu du ciel, certains mi-points, etc.) en premiers décans, en seconds décans et en troisièmes décans.

Les premiers décans sont considérés en astrologie, comme symboliques des domaines de la matérialité, de la partie musculaire et sexuelle de l’être humain, les troisièmes décans symbolisant quand à eux, les domaines des choses de l’esprit de l’intelligence, de la psychologie,  des sentiments affectifs, amicaux et humanitaires…

Les deuxièmes décans symbolisant ce qui a été partiellement acquis en premiers  décans et/ou commencé à acquérir en troisièmes décans.

 Plus une personne aura de planètes (et autres indications données ci-dessus) en troisièmes décans (avec un certains équilibre entre planètes dites « personnelles » et planètes dites « collectives »), plus elle pourra être considérée comme une « vieille âme ».

Avec toutefois la réserve que cette appellation, n’a vraiment de sens qu’à partir de cinq ou six planètes en troisièmes décans et la quasi-totalité des autres en seconds décans.

 Mais il y a aussi une autre réserve qu’il convient de faire, et sûrement pas une des moindres. En toute logique, les planètes en troisièmes décans doivent permettre de supposer que les valeurs, les connaissances et les vertus des premiers décans, ont été acquises dans des vies antérieures, puisque l’entité est passée au niveau de conscience supérieur.

 Si donc, une personne qui possède cinq ou six planètes en troisièmes décans, mais si elle est incapable de maîtriser les choses courantes de la vie terrestre, comme cela se voit parfois, c’est qu’il y a un hiatus dans le raisonnement….

 Pour avoir étudié les lectures de vie de quelques personnes dans ce cas, et nous être maintes fois interrogé sur ce paradoxe, il nous est apparu, qu’il était peut-être possible de l’expliquer de la manière suivante.

 Le spiritisme et quelques religions insistent longuement sur la Loi du Libre Arbitre, et ce, non sans raison. Il est dès lors possible de penser que ces entités-là aient préféré acquérir et développer d’abord les qualités et vertus supérieures définies par les planètes en troisièmes décans, plutôt que celles définies par ces mêmes planètes en premiers décans. Ce fut peut-être un choix délibéré, mais cela a pu être aussi un choix dicté par une certaine facilité apparente.

 Elles ont mis en quelque sorte « la charrue avant les bœufs »….

 Il leur faudra donc passer, dans cette vie et dans d’autres par une évolution spirituelle(1) et un travail basés sur les valeurs relatives à ces premiers décans. Ce qui, comme il est facile d’imaginer, n’est pas forcément le meilleur des choix, car elles devront affronter les épreuves de cette phase de cheminement avec une sensibilité et des sentiments très développés. Pour résumer en quelques mots cette difficulté, nous dirons qu’il est certainement plus facile à un homme du Neandertal d’affronter une bête sauvage, qu’à une sainte âme ne pensant qu’au bonheur des autres… N’est pas Marthe terrassant la tarasque de quelques gouttes d’eau bénite, qui veut !!!

 Ce n’est pas pour autant, qu’ayant fait ce choix, l’entité peut être considérée pour autant comme une « vieille âme »… Elle le sera quand elle aura acquis la maîtrise des actes et des choses de la vie matérielle.

 

Conclusions

 Le fait d’être une vieille âme, ne confère pas une très grande supériorité intellectuelle ou spirituelle, mais simplement, indique que la personne « vieille âme » a traversé un peu plus d’épreuves que les autres âmes plus jeunes, et devrait théoriquement devoir travailler davantage, dans cette vie, dans les domaines intellectuels, affectifs, spirituels, scientifiques, psychologiques, etc., que dans les domaines physiques, musculaires, sexuels, matériels, terre à terre, etc.

 En effet, le fait, pour une « vieille âme », de se trouver toujours incarnée sur cette Terre, un des mondes les moins évolués, véritable « vallée de douleurs, de larmes et de sang », et dans une position sociale et professionnelle tout à fait ordinaires, ne peut qu’indiquer qu’elle n’est que quelques pas devant les autres âmes moins évoluées. Ce qui, toutes proportions gardées ne peut être considéré comme le fait d’une grande élévation spirituelle.

 Car après tout, qu’est-ce que quelques pas sur l’infini chemin de l’évolution spirituelle ?

 Ceci étant dit, il nous paraît nécessaire à présent de laisser la parole à plus érudit que nous, et que beaucoup reconnaitrons sans peine :

 

 Vous êtes le chemin et ceux qui cheminent.
Et lorsque l’un d’entre vous tombe, il tombe pour ceux qui sont derrière lui, les prévenant de la pierre dachoppement.
Oui, et il tombe pour ceux qui sont devant lui, qui bien qu’ayant le pied plus rapide et plus sûr, n’ont pourtant pas écarté la pierre.
 
Et ceci encore, dût le mot peser lourdement sur vos cœurs :
L’assassiné n’est pas irresponsable de son propre assassinat,
Et le volé n’est pas irréprochable d’avoir été volé.
Et le juste n’est pas innocent des actions du méchant,
Et celui qui a les mains blanches n’est pas indemne des actes du félon.
Oui, le coupable est souvent la victime de l’offensé,
Et plus souvent encore le condamné supporte le fardeau pour l’innocent et pour l’irréprochable. Vous ne pouvez séparer le juste de l’injuste et le bon du méchant ;
Car ils se tiennent tous deux devant la face du soleil, tout comme les fils noir et blanc sont tissés ensemble.
Et quand le fil noir vient à se rompre, le tisserand vérifie tout le tissu, et il examine aussi le métier.
 
Si l’un d’entre vous met en jugement l’épouse infidèle,
Qu’il pèse aussi dans la balance le cœur de son mari, et mesure son âme avec soin.
Et que celui qui veut cingler loffenseur regarde l’âme de loffensé.
Et si lun dentre vous punit au nom de la droiture et plante la hache dans larbre du mal, qu’il en considère aussi les racines;
Et en vérité il trouvera les racines du bon et du mauvais, du porteur de fruits et du stérile, entrelacées dans le cœur silencieux de la terre.
Et vous, juges qui voulez être justes,
Quel jugement prononcerez-vous contre celui qui bien quhonnête en la chair est voleur en esprit ?
Quelle sanction déciderez-vous contre celui qui tue dans la chair alors qu’il est lui-même tué dans lesprit ?
Et comment poursuivrez-vous celui qui dans ses actes est de mauvaise foi et oppresseur, Mais est, lui aussi, lésé et outragé ?
 
Et comment punirez-vous ceux dont le remords est déjà plus grand que leurs méfaits ?
Le remords nest-il pas la justice rendue par cette même loi que vous voulez servir?
Cependant vous ne pouvez mettre le remords sur linnocent ni lenlever du cœur du coupable.
Spontanément il criera dans la nuit, pour que les hommes veillent et se considèrent.
Et vous qui voulez comprendre la justice, comment le pourrez-vous, à moins de regarder toutes choses dans l’éclat de la lumière ?
Alors seulement vous saurez que le juste et le déchu ne sont qu’un seul homme debout dans le crépuscule entre la nuit de son moi-pygmée et le jour de son moi-divin,
Et que la pierre angulaire du temple n’est pas supérieure à la pierre la plus basse de ses fondations.

Khalil Gibran : Le Prophète p.40 à 43 de l’édition1987

 (1)       Cf. la définition de ce mot sur : http://www.concordances-spirituelles.com/category/lx/

(2)       Léon Denis : Problème de l’Etre, de la Destinée et de la Douleur