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Note de lecture sur Jonathan Livingstone le Goéland

  • Posted on septembre 28, 2014 at 15 h 57 min

Images   Jonathan Livingstone

 Simon Selliest janvier 1990

Entièrement réécrit le 28 septembre 2014

 

Nous avions lu ce « petit livre » de Richard Bach (2), il y a bien longtemps, à une époque où nous construisions notre cadre de vie en assumant nos responsabilités familiales et professionnelles. C’est donc peu dire qu’à ce moment là, nous étions plutôt dans une phase matérialiste pure et dure, et que nous n’avions strictement aucune culture spirituelle…ni le temps d’en acquérir !
 Ce livre nous avait été donné en 1971 à l’issue d’une séance Dale Carnegie avec la mention : « d’après les suffrages des membres…. », selon la formule consacrée.
 Nous l’avions rapidement parcouru, d’une « lecture en diagonale », sans vraiment comprendre les messages qu’il diffusait, puis nous l’avions relégué dans un coin, car manifestement il n’avait pas sa place au milieu des dossiers qui emplissait les rayons de « notre bibliothèque » d’alors (3).
 Le temps passa, plusieurs années, des années qui bouleversèrent bien des habitudes de vie, bien des concepts personnels et bien des concepts sociétaux et professionnels pour beaucoup de gens…
 C’est alors qu’une de nos relations professionnelles, que nous jugions un peu déconnectée de la réalité de la vie matérielle courante, nous en reparla dans un de nos entretiens hors cadre professionnel. Comme par ailleurs sa conscience professionnelle, sa capacité de travail, ses probités intellectuelle et personnelle ne se prêtaient à aucune critique, ses paroles nous donnèrent souvent à réfléchir.
 Nous ne savions pas à cette époque combien l’Égrégore de chacun d’entre nous, s’ingénie à placer sur notre route, des immenses panneaux destinés à orienter nos idées et notre évolution spirituelle (4).  Mais avec le recul, nous sommes un peu penaud d’avoir négligé de lire le premier, et de n’avoir pas trop prêter attention à celui-là qui fut le second.
 Toutefois, le temps devait commencer à presser, et/ou notre Égrégore devait commencer à s’impatienter, car une grande force nous poussa à relire ce livre une seconde fois, mais pris dans la tourmente d’aléas professionnels et personnels, nous devons avouer que nous n’en tirâmes guère plus de leçons que lors de la première lecture… Tout juste, si cette fois-là certaines idées maîtresses de ce livre restèrent gravées dans notre esprit, sans que leurs portées soient vraiment découvertes.
 Le temps passa encore et encore !
 Mais au fur et à mesure que nous prenions, ou plutôt que nous « reprenions », par d’autres voies, la progression de notre propre évolution spirituelle, nous comprîmes de mieux en mieux le sens caché des écrits de Richard Bach, et ces idées maîtresses commençaient à s’éclaircir et à dévoiler leurs enseignements. Car il s’agit bien dans ce livre,  « d’enseignements » et d’enseignements spirituels qui plus est !
 D’ailleurs, la dédicace placée en page 9 de l’édition originale de la traduction française (5) ne laisse aucun doute sur les enseignements réels de ce livre :
« À ce Jonathan le Goéland qui sommeille en chacun de nous. »
 Mais ils se laissent comprendre de différentes façons, à différents niveaux devrions-nous dire, comme tous ceux qui sont donnés par une Volonté supérieure.
 Le message directement compréhensible, celui qui concerne les aspects matériels et intellectuels est bien entendu celui qui est donné par l’article de Wikipédia :
« Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être, et le Paradis n’est pas un lieu où tu peux te rendre, non le Paradis, c’est la perfection en toute chose. »
……
Ce type de métaphore ne va pas sans trouver d’écho dans l’anticonformisme, ainsi dans le courant de pensée prônant la recherche d’identité individuelle. Mais ce qui apparaît de manière très nette est une forte exigence de perfectionnement que l’on retrouve dans le parcours philosophique de celui qui sort de la caverne, dans la célèbre allégorie du Livre VII de La République, de Platon. »
 Dans cet ordre d’idées, il serait donc inutile de vouloir mal refaire ce qui a été parfaitement fait par ailleurs, et nous nous contenterons de le signaler.
 Toutefois, il nous faut dire que ce n’est pas le seul message délivré par Richard Bach, et certainement pas le plus important.
 Nous passerons aussi sur la nécessité évidente de travailler dur, d’étudier toutes sortes de techniques et de domaines scientifiques et d’expérimenter toutes ces connaissances, encore et encore !
 Non, le véritable message, en ce qui nous concerne, est celui de l’évolution spirituelle à travers les vies multiples et « de la vie de l’âme après la mort du corps physique ».
 En effet, comment comprendre autrement, par exemple, cette phrase de la page 34, que par la manifestation médiumnique de la présence d’un Maître de son Égrégore ? 
 « C’est un soir qu’ils arrivèrent, rencontrant Jonathan qui planait, serein et solitaire, dans son ciel bien-aimé. Les deux goélands qui apparurent à toucher ses ailes étaient purs comme la lumière des étoiles et l’aura, qui émanait d’eux, dans l’air de la nuit profonde, était douce et amicale. »
 Celle ou celui qui a ressenti une telle présence, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, comprendra certainement ce que nous voulons dire …
 De même comment comprendre le passage ci-dessous, autrement que par ce que dit le spiritisme (6)
« L’accident se produisit tout juste une semaine après cet entretien. Fletcher exposait les notions élémentaires du vol aux vitesses critiques à un petit groupe d’élèves nouveaux. Il venait à peine de sortir d’un piqué de deux mille mètres et il passait, comme un long éclair gris, à quelques centimètres au-dessus de la plage lorsqu’un bébé-oiseau, qui n’en était qu’à son premier vol, traversa sa route, appelant sa mère. Ne disposant que d’une fraction de seconde pour éviter l’oisillon, Fletcher Lynd le Goéland vint percuter sur sa gauche, à plus de trois cents kilomètres à l’heure, contre un rocher de granit.
Pour lui, ce fut comme si ce roc était la porte massive et solide s’ouvrant brutalement sur un autre monde. Un sursaut d’effroi, le choc et le noir au moment de l’impact, puis il se retrouve dérivant dans un très étrange ciel, sans mémoire, se ressou­venant, puis oubliant à nouveau, angoissé, triste et aussi navré, terriblement navré…
La voix se fit alors entendre en lui comme elle s’y était faite entendre le jour de sa première rencontre avec Jonathan Livingston le Goéland.
  •  La bonne méthode, mon cher Fletcher, consiste à n’essayer de transcender nos limites que l’une après l’autre, avec patience. Nous ne devions nous attaquer à l’étude du vol à travers le roc qu’après avoir avancé encore un peu dans notre programme.
  • Jonathan !
  •  … également connu en tant que Fils du Grand Goéland, répondit son maître avec un humour froid.
  • Mais que faisons-nous ici ? Le rocher ! N’ai-je pas… ne suis-je pas… mort? 
  •  Oh, voyons, Fletch, réfléchis. Si tu es maintenant en train de me parler, alors de toute évidence tu n’es pas mort. Ce que tu as réussi à faire, c’est de sauter, d’une manière assez brusque j’en conviens, d’un niveau de connaissances à un autre. Tu as, à présent, le choix. Tu peux demeurer où tu te trouves et poursuivre ton étude à ce niveau qui — soit dit en passant — est considérablement au-dessus de celui que tu as quitté, ou bien tu peux revenir en arrière et continuer de travailler avec le Clan. Les Anciens souhaitaient voir se produire quelque désastre et ils sont enchantés de constater que tu as si bien comblé leurs vœux. »
Mais notre intention n’étant pas de réécrire un livre pour expliquer ce livre, nous nous contenterons donc de donner ci-dessous, une liste succincte des Enseignements qui nous semblent avoir été donnés par Richard Bach, ou tout au moins mentionnés en vue de recherches ultérieures
  • Un nouveau niveau de conscience ne peut être atteint si le sacrifice du confort de la « pensée unique (7) » n’est pas fait au préalable,
  • De ce fait, la solitude, le doute, les échecs, l’incertitude, l’envie de tout abandonner pour retrouver le confort rassurant de la façon de penser de « son clan », etc. tenaillent souvent l’esprit « de l’initié (8), et parfois lui font déposer le fardeau bien trop tôt.
  • Tout franchissement d’un nouveau niveau de conscience éloigne un peu plus l’impétrant à la Philosophie Hermétique, de sa communauté socio-professionnelle. Nous ne saurions donc trop recommander à toutes celles et à tous ceux qui s’engagent sur cette Voie de la Philosophie Hermétique, d’avoir « deux cerveaux » : l’un fonctionnant sur les critères de la pensée unique, l’autre voué à la recherche ésotérique. Sinon, ils risquent fort d’apparaître très vite comme « infréquentables », et peut-être rater ainsi leur vie matérielle.
  • Il ne sert à rien de vouloir délivrer « de force » un Enseignement à celles et ceux qui se complaisent dans la « pensée unique », sinon à les dresser contre soi. Tout au plus, il n’est possible que de le laisser couler comme la fontaine laisse couler son eau (9). Ainsi, peut-être que ceux qui ont soif viendront en boire.
  • Le « Service aux autres »(10) est un passage obligé et constant de toute évolution spirituelle,
  • Rien n’est jamais acquis sans un apprentissage long et laborieux,
  • Vouloir pénétrer par effraction dans le Temple de la Connaissance avant l’heure décidée par notre Égrégore, est un viol qui ne peut être expié ensuite que par un long et douloureux karma négatif.
  • De même, nul ne peut soulever le Voile d’Isis par pure curiosité (11).
  • Plus l’individu avance dans la connaissance, plus il s’aperçoit que ce qui lui reste à apprendre s’accroît… Ce qui ne peut que l’inciter à l’humilité et à la modestie.
  • « le Paradis, c’est simplement d’être parfait ». Ce qui n’est pas sans rappeler les Quatre nobles Vérités et l’Octuple chemin préconisé par Bouddha pour atteindre le Nirvana.
  • Etc.
Il y a bien d’autres Enseignements dans ce « petit livre », mais nous en laissons le soin aux « chercheurs de vérité » de les découvrir par eux-mêmes, car à un certain niveau d’évolution, nous devenons, selon la phrase de Kalil Gibran : « … le chemin et celui qui chemine sur le chemin« .
 Il appartiendra aussi à chacun d’entre nous, de se diriger vers la lecture des livres des trois auteurs spirites cités ci-dessous (et de bien d’autres encore !), afin de vérifier la sincérité de cette liste non exhaustive.
 Ainsi, pour celle ou celui qui cherche « la Voie », cela pourrait être une excellente occasion de la trouver et de franchir ainsi un autre niveau de conscience (12) !
 C’est en tout cas ce que nous souhaitons de toutes nos forces aux « parvuli » (13) qui la cherchent avec toute l’humilité de leur cœur !

 

Notes

  1. Une description et un résumé succinct de ce livre sont donnés sur Wikipédia : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Livingston_le_go%C3%A9land ). Rappelons au passage que ce livre ne contient réellement que 36 pages d’écriture dans l’édition originale de la traduction française. Le restant des 87 pages est occupé par la préface du traducteur Pierre Casterman (4 pages) et des photos de goélands en vol (47 pages).
  2. Richard Bach Cf. : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Bach )
  3. « Bibliothèque » nous semble une appellation bien immodeste pour désigner les trois ou quatre planches qui servaient d’étagères dans une petite armoire que nous avions monopolisé comme « bureau »…
  4.  Évolution spirituelle  Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1466).
  5. Traduction française effectuée par Pierre Casterman en 1973 pour la première édition française des Éditions Flammarion de 1973.
  6. Rappelons que le Spiritisme n’est ni une religion ni l’enseignement d’une secte qui promet le paradis sur la Terre moyennant finances ! Même si en son sein se glissent depuis toujours, un petit nombre de personnes possédant des capacités médiumniques certaines mais qui les monnaye sans scrupule , plus intéressé par l’argent, l’ascendant sur les autres, les pouvoirs supranormaux, etc. Cela est un mal qu’il a toujours été difficile d’éradiquer de tous les enseignements connus depuis la nuit des temps, mais qui doit être sans cesse combattu. Pour s’en convaincre, il suffit de lire ou de relire les textes d’Allan Kardec (professeur et grammairien dans la vie civile, et doctrinaire fondateur bénévole du Spiritisme), Léon Denis (voyageur de commerce dans la vie civile et qui en fut un zélateur infatigable, en tant qu’écrivain d’une grande sensibilité, un conférencier et un Président, le tout dans le plus grand bénévolat), ainsi que Gabriel Delanne (ingénieur dans la vie civile et expérimentateur scientifique bénévole du Mouvement Spirite qu’il présida à la suite de Léon Denis). Tous leurs textes, disponibles gratuitement sur Internet, ne cessent de répéter qu’un spirite authentique ne vous demandera jamais la moindre rétribution financière pour vous aider, mais vous conseillera d’étudier, d’expérimenter et de mettre en pratique à votre tour, les enseignements donnés dans leurs livres, car la médiumnité est un don que Dieu nous donne gratuitement, et ce que nous recevons ainsi gratuitement ne peut ensuite se vendre.
  7. Pensée unique : Cf. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_unique ).
  8. Contrairement à ce qui est entendu un peu partout, dans les médias comme dans tous le milieux socio-professionnels, un « initié » n’est pas « celui qui sait », mais celui qui « débute », le mot « initié » vennant du latin « initiare = commencer, débuter » ainsi que l’avait rappelé Fulcanelli.
  9. Cf. : La fontaine … (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1196 )
  10. Il convient de bien comprendre la signification de ce mot « Service » (que nous écrivons volontairement avec un « S » majuscule pour bien en marquer l’importance). Car selon les capacités spirituelles que nous avons déjà acquises, le niveau d’évolution, les compétences dans les différentes techniques humaines, les traits de sa personnalité à travailler et/ou à améliorer, etc., la notion de Service peut se situer entre « servir la soupe » ou « servir l’humanité » !
  11. Lire à cet effet la longue étude d’Edmond Delcamp sur la symbolique du tarot aux Editions du Courrier du livre (édition 1997), et notamment celle concernant la Papesse.
  12. Comme l’indique fort à propos Eugène Canseliet dans son « Alchimie expliquée sur ses textes classiques » , reprenant dans sa planche XIII le cartouche de titre de l’ouvrage de Blaise de la Vigenère, il faut être un de ces « parvuli » pour se saisir, des mains même de Dieu Tout Puissant, cet inestimable Sel. À cet effet, il ne sera peut-être pas sans intérêt non plus, de se référer à un ouvrage récent : Filostène « Fulcanelli exhumé » (Editions de la Pierre Philosophale p. 192 à 195), pour y trouver d’autres axes de recherches.
  13. Niveau de conscience : Cf. (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1469 ).