You are currently browsing the archives for janvier 2015.
Displaying 1 entry.

La Lumière sur le Sentier IV bis

  • Posted on janvier 26, 2015 at 16 h 45 min

Quatrième partie : La Crèche

(Deuxième section)

Citations de Philosophes Hermétiques

 Image   La crèche 1

 Crèche provençale avec les santons traditionnels                     

Images   La crèche 2

Crèche dans une grotte, plus proche de la réalité

 

Simon Selliest le 26 janvier 2015

 

Quelques citations d’auteurs et de Philosophes Hermétiques, sur le symbolisme de la crèche et des deux animaux de celle-ci. 

<< Grisélidis.. ce mot contient la couleur grise. Référence à la materia prima, à l’âne gris de la crèche, au loup gris de la première clef de Basile valentin.
Après la longue et difficile recherche spéculative, les alchimistes qui commencent le travail au fourneau, achoppent sur le matériau de base qui contient en son sein le sel philosophique. Et pourtant le loup gris qui court par monts et par vaux, selon la formule de Daniel Stolcius, est une exacte définition du composant. >

 P. Percheron : Charles Perrault, conteur et alchimiste  p. 29.

<< Le petit Chaperon rouge peut se lire à différents niveaux, notamment sur un plan astronomique. Lorsque l’histoire débute, nous sommes à la fin de l’hiver, au début du printemps, époque à laquelle la partie triangulaire supérieure de la constellation de la Vierge se lève dans le soleil couchant. Cette Vierge c’est la fillette du conte de Perrault. Elle quitte le domicile maternel afin de traverser la forêt où l’attend le loup. Cette forêt symbolique, c’est la Voie Lactée, où se tient la constellation du Loup. La galette du Petit Chaperon Rouge n’est autre que la couronne boréale. Quant au petit pot de beurre, il faut l’entendre comme un produit de la vache, autrement dit la constellation du Bouvier.
Lorsque le Petit Chaperon Rouge arrive près de la demeure de sa mère, il se produit une transformation, une. Sur la porte : Orion, il y a trois étoiles, lesquelles forment la bobinette qui permet d’entrer Le Loup, constellation située entre Antarès du Scorpion (étoile rouge) et Alpha du Centaure, se couche à l’horizon. Il est couché quand la Vierge arrive, elle aussi, vers le couchant. Dans le ciel, il n’y a plus que la Couronne boréale et le Bouvier …
La répétition suspecte des termes bobinette, chevillette et cherra, incite à se montrer attentif. Ces trois termes, par le jeu des à peu près phonétiques, laissent deviner : bovin, cheval, chèvre. Or le bœuf, le Cheval, la Chèvre sont réellement des constellations qui encadrent la porte de la mère-grand. Sans doute les rédacteurs premiers de cette allégorie entendaient-ils souligner, également, la forme astronomique du soleil couchant sur la pointe de la constellation de la Vierge qu’il coiffe d’un petit chapeau rond rouge, devenu par déformation le Petit Chaperon Rouge.>>

Richard Khaitzine : Le Symbolisme Maçonnique et Hermétique du Petit Chaperon Rouge   p. 69 et 70.

<< Dans ce signe, il y a quatre vingt trois étoiles dont la plus brillante est de troisième grandeur; au centre de la constellation, se trouve un groupe d’étoiles : Praesepe, la Crèche, appelée par les astronomes modernes « la Ruche »…..
Ce signe est parfois appelé « le cercueil » par les Hébreux, car il indique la perte de l’identité; les premiers chrétiens l’appelaient « le tombeau de Lazare » qui fût ressuscité d’entre les morts. Dans ces mots « cercueil, tombeau, crabe, » et en tenant compte du fait que nous nous référons parfois au cancer comme à une « matrice », nous avons l’idée d’une vie cachée.>>

                                                            Alice A. Bailey : Les douze travaux d’Hercule   p. 82.

<< A l’origine le Cancer était appelé le mois de naissance de Jésus. Comme nous le savons, le Capricorne est le mois de naissance du Christ et, tout au long des siècles, la naissance du Sauveur du monde a été célébrée le 25 décembre. Mais, dans les temps très anciens, l’anniversaire de l’enfant des dieux solaires était dans le Cancer. Il nous est dit :
« L’anniversaire de la naissance de l’enfant Jésus, étant arbitrairement fixé par les prêtres, produit une sérieuse divergence, car il est dit qu’il est né dans une crèche. La crèche se trouve dans le signe du solstice d’été, la constellation du Cancer, qui était appelée la porte du Soleil, par laquelle les âmes descendaient de leur demeure céleste vers la terre tout comme, au solstice d’hiver, en décembre, elles étaient censées retourner vers les cieux ou leur demeure céleste, la constellation du Capricorne, l’autre porte du soleil. Le Capricorne était le signe d’où les dieux solaires étaient censés naître, au solstice d’hiver, et étaient consacré aux Fils de la Lumière. » >>

                                                               Straton : The Celestial Ship of the North   vol. II

Alice A. Bailey : « Les douze travaux d’Hercule » Editions Association Lucis Trust 1990  p.83.

<< Quand au signe du taureau, qui a pour maître Vénus, et dans lequel la lune  est en exaltation il emblématise la matière, la forme, le logos, la Pierre Philosophale (en arabe « al iksir » ou élixir, êlios = soleil et ixis = arrivée).
Il constitue, comme l’écrit Hadès « la génération dans le visible au-dessus de la terre ».
Cependant, vers minuit, au ciel céleste de l’hémisphère boréal, fin décembre – début janvier, de part et d’autre de la voie lactée, au zénith du ciel, légèrement au sud, se peuvent observer les constellations du Cancer et du Taureau.
Alors comment ne pas s’incliner devant tant de merveilles directement manifestées sur terre par la naissance en Orient dans une crèche vers la fin décembre, au milieu de la nuit, entre le bœuf et l’âne, d’un Enfant divin. Ainsi, sous le signe astrologique du Capricorne qui est celui de la « Porte des Dieux », tandis que le soleil se trouve en l’hémisphère Sud au signe du Cancer, « Porte des hommes », celui qui est Dieu fait homme se manifeste dans une crèche entre l’âne et le Taureau, pendant qu’au Ciel céleste, encadrant l’axe du Monde, brillent la constellation du Taureau et celle du Cancer avec sa nébuleuse de la Crèche, encadrées des étoiles … dites des « Anes ».
« Axis Mundi » de notre devenir, « point fixe » autour duquel tourne notre salut, le Christ – Soleil de la Rédemption – doucement luit sur la paille de Bethléem, tandis qu’au ciel astronomique guidant le pèlerin de Compostelle, l’Étoile Polaire scintille à l’extrémité de la Voie Lactée qu’encadrent Taureau et Cancer, et qu’au ciel astrologique, Jésus, « Lumière de la Lumière », vient éclairer tous les hommes de bonne volonté en cette crèche qui resplendit dans le calme de la nuit au souffle doux du grison portant la croix
« Car c’est ici qu’il faut que Jason mette sous le joug le Taureau, pour labourer la terre et que par le labeur joint à l’industrie, on ramène le sujet hermétique à son véritable principe, et dans lequel se trouve le soleil et la lune marqués par le cercle et demi-cercle de ce caractère, que les Sages ont appelé Taureau pour dire qu’il y aura beaucoup de peine à dompter la massive résistance de la matière et qu’Hercule aura grande fatigue à vaincre Achéloüs. C’est le bœuf Apis des Égyptiens qui a la marque blanche au front, et le reste du corps noir, et la figure de l’escarbot sur la langue, qui disent à ce sujet, se trouvent les deux grands luminaires chymiques, et qu’il a en soi la semence perfective… » .
c’est en effet lorsque tous les ressorts de la Nature se trouvent bandés, que l’on peut rendre les métaux à leur forme première et confectionner, suivant l’Art d’hermès, le précieux Sel des Philosophes qui calmera les ardeurs de la lutte de Mars  avec Saturne. >>

                Sieur de Bosnay : Abrégé de l’Astronomie inférieure des sept métaux p. 56 et 57.

                              Guy Béatrice : Des Mages alchimistes à Nostradamus    p. 68 à 71.

<< Le troisième jour de la naissance du Sauveur, Marie sortit de la grotte, entra dans une étable et elle déposa l’enfant dans la crèche, et le bœuf et l’âne l’adorèrent.
Ainsi fut accompli ce qui avait été dit par le Prophète Isaïe (I, 3.) : « le bœuf connu son maître et l’âne la crèche de son maître ». Ces deux animaux, donc, qui avaient l’enfant entre eux, l’adoraient sans cesse. Ainsi fut accompli ce qui avait été dit par le Prophète Habacuc : « Tu te manifesteras au milieu des deux animaux. »  >>

                                                                                            Évangiles Apocryphes :   p. 73 et 74.

                                                  Guy Béatrice : Les Mages alchimistes à Nostradamus   p. 64.

 Lire également :

  1. Le bœuf et l’âne dans la Nativité d’Eric Baratay : https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/624439/filename/CH89.pdf
  2. René Grousset : LE BOEUF ET L’ANE A LA NATIVITÉ DU CHRIST (http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1884_num_4_1_5876 )