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Médiumnité passive et Enseignements interactifs (III)

  • Posted on octobre 27, 2011 at 12 h 59 min

 Troisième partie

 Manuscrit du Mutus Liber (Planche) I

Edition1507 (Library of Congress de Washington)

Simon Selliest le 27 octobre 2011 

 » De fait, la Connaissance est déjà en nous, à quelque niveau que nous en soyons de notre évolution spirituelle(1)« , nous faisait-on dire dans la deuxième partie de cette étude.
 Mais ne nous y trompons pas !
 N’allons surtout pas croire qu’il existe, quelque part dans notre tête, ou ailleurs, une immense bibliothèque où il nous suffirait d’aller puiser les connaissances dont  nous aurions besoin. Une bibliothèque où une muse accorte nous aiderait à trouver l’idoine ouvrage, et en feuilletterait les pages, tendrement penchée sur notre épaule, à la manière de celle de la planche située en première page du « Discours Philosophique sur les Trois Principes » de Sabine Stuart de Chevalier  (Chez Quillau, rue Christine, Paris 1781)

Sabine Stuart de Chevalier : Discours philosophique,

Paris, 1781.

 Il est toujours possible de rêver quelques instants, mais pas toute une vie ! D’autant que Sabine Stuart de Chevalier, dans cette gravure, avait très nettement mission de symboliser autre chose. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’arbre en arrière-plan !
 Et Celles et Ceux qui nous avaient donné toutes les visions dont il nous a été permis de parler, dans la deuxième partie de ce texte, savaient parfaitement de quoi il retournait, sur cet aspect des choses.
 Rappelons donc, que si « la Connaissance est en nous », cette « Connaissance », ne pouvait s’approcher que le corps, l’âme et l’esprit déjà grandement purifiés par les épreuves de l’évolution spirituelle. Même si, au cours de nos vies passées, nous avons accumulé une grande somme de connaissances, celles-ci ne peuvent nous être redonnées qu’au prix d’efforts persévérants de « ré-études ».
 De fait, pour des raisons que nous n’avons pas cherché à connaître, nous n’avions pas eu licence, dans cette deuxième partie, de parler de certaines visions, comme celles du navire a l’ancre relevée, et de cet homme de guerre, l’épée au coté.
 Un navire prêt à prendre la mer ne peut symboliser que la foi.  Cette foi dont on sait qu’elle s’exerce à trois niveaux : la foi en soi,  la foi dans les autres et la foi en Dieu.
 Car enfin, faut-il que tout Capitaine ait cette foi profondément enracinée en lui,  comme sont enracinées en lui, cette foi dans les autres et cette foi en Dieu, pour s’être embarqué sur ce bateau, avec cet équipage, et penser qu’il pourra les amener à bon port, sains et saufs, en connaissant les périls d’une longue traversée sur les mers du globe.
 Faut-il qu’il ait cette foi en lui, en ses hommes et en son bateau, quand dans la tempête la plus rude, ce Capitaine qui a pourtant eu la sagesse de mettre son bateau à la cape, entend craquer sourdement celui-ci de toutes ses structures. Quand il voit déferler vers lui par l’arrière, des vagues plus hautes que le mat de son navire, qu’il les voit le rattraper et, dans l’incertitude des dernières encablures, les voit soulever finalement son bateau comme un fœtus de paille, poupe en l’air, puis dans un tangage impressionnant, les voit le faire plonger de toute sa proue dans un creux de vague sans fin……
  Alors, quand on a conscience des épreuves et des périls que toute évolution spirituelle implique, qu’ils soient matériels ou spirituels, il est possible de comprendre que celui ou celle à qui est destinée cette vision, hésite quelque peu à faire le premier pas sur son chemin d’évolution.
  Certes il est possible de comprendre cette hésitation, mais on cela ne peut être compris que quelques instant de la vie de l’esprit, car nul, et surtout pas son Égrégore, ne comprendrait qu’il ou elle hésite éternellement !
  Ces dangers et ces peurs, nous les avons tous traversé ou nous les traverserons tous un jour. Et nous savons que les bateaux peuvent couler dans des tempêtes … mais nous savons de même que les bateaux peuvent aussi couler à quai !
 Navire à quai, arrêté, ou sujet profondément endormi au pied de l’échelle de Jacob, comme sur la planche I du Mutus Liber…. Du point de vue qui nous préoccupe, la symbolique est la même. Nous ne pouvons donc pas, ne pas en tenir compte !
 L’échelle de la Connaissance se gravit barreau après barreau, et si les membres de notre Égrégore nous accompagnent à la manière des anges de la gravure du Mutus Liber, soufflant avec ardeur dans leurs buccines aux strideurs assourdissantes, c’est bien pour nous mettre en garde de ne pas « somnoler » en cours de route…..
 Quant à l’homme en noir, la vision semblait insister sur son rôle de Service(2),  et de Loyauté(3), et il serait vain de croire que cela n’était que pur hasard….
 Un « homme de guerre », surtout à cette époque-là, n’était pas forcément une brute avinée et sanguinaire, même s’il s’en trouvait sur les champs de bataille d’antan. Il y avait aussi les preux, les vaillants chevaliers, les hommes d’élite qui s’étaient formés dans les meilleures « écoles de guerre ».
 Ceux-là alliaient en eux le courage, la bravoure, l’intelligence du combat, l’esprit de la chevalerie, et la noblesse de l’âme… et surtout la fidélité à leur Seigneur ou à leur Roi, qu’ils s’engageaient à « servir » corps et âme !
 Et c’était là tout le paradoxe de ces hommes fiers et altiers, durs aux combats, hardis et indépendants dans leurs actes, mais obéissants et humbles devant leur Seigneur et leur Foi.
 N’oublions jamais, que pour apprendre pleinement une vertu humaine, il nous faut en pratiquer toutes les faces, comme ici : dominant et dominé, hardiesse et soumission, volontarisme et humilité, etc.
 C’est aussi le paradoxe de ceux qui ont choisi la Voie du Service comme chemin d’évolution spirituelle. Rappelons que dans cette Voie du Service, il ne s’agit nullement de « servir la soupe » à tout le monde…. Par contre servir les autres et servir Dieu c’est la même chose si l’on ne considère que le fait d’aider les autres à avancer dans leur évolution. Encore faut-il avoir soi-même bien avancé et surtout bien compris ce qu’était une voie d’évolution ! Cela demande parfois des vies et des vies d’études, que ce soit dans des livres ou dans le Livre de la vie de tous les jours, car les deux sont indissociables.  Cela demande aussi des vies et des vies de pratiques des autres, une force de caractère et une force intérieure au-dessus de la moyenne afin de maîtriser son corps, son tempérament et son caractère, son esprit, ses pensées, son langage et ses pulsions….
 Rappelons ici ce qu’a bien voulu nous enseigner le Maitre Djwhal Khul dans ses écrits dictés à Mabel Collins :

 « Avant que les yeux puissent voir, ils doivent être devenus inaccessibles aux larmes.

Avant que l’oreille puisse entendre, elle doit avoir perdu sa sensitivité.

Avant que la voix puisse parler en la présence des Maîtres, elle doit être incapable de blesser.

Avant que l’âme puisse se tenir debout en la présence des Maîtres, ses pieds doivent être lavés dans le sang du cœur.

 1. Tue l’ambition.

2. Tue le désir de vivre.

3. Tue le désir du bien-être.

4. Travaille comme travaillent ceux qui sont ambitieux. Respecte la vie comme font ceux qui la désirent. Sois heureux comme le sont ceux qui vivent pour le bonheur.

 Cherche en ton cœur la racine du mal et détruis-la. Elle vit, féconde, dans le cœur du disciple dévoué comme dans le cœur de l’homme de désir. Seul, le fort peut la détruire. Le faible doit attendre sa croissance, son épanouissement, sa mort. »

Mabel Collins : La Lumière sur le Sentier édition 1994(conforme à celle de 1887) p. 9 et 10

 Et ne nous y trompons pas, avant de dire « j’ai compris ! » demandons-nous, avec beaucoup d’humilité si nous avons au moins compris que ces lignes ci-dessus ont été écrites dans :

 « une écriture secrète, tous les ouvrages des alchimistes sont écrits dans l’écriture secrète dont je parle, elle a été utilisée de tous temps par les grands philosophes et les grands poètes. Elle est employée systématiquement par les Adeptes de la Vie et du Savoir qui, exprimant en apparence, leur profonde Sagesse, cachent sous les mots mêmes qu’ils emploient son réel mystère. Ils ne peuvent faire davantage. Une loi de la Nature exige, en effet, que tout homme doit découvrir tout seul ces mystères; il ne peut les obtenir autrement. L’homme qui veut vivre, doit absorber lui-même sa nourriture : c’est là une loi naturelle qui s’applique aussi à la Vie Supérieure où, s’il veut vivre et agir, l’homme ne peut être nourri à la cuillère comme on nourrit un enfant : il doit se nourrir lui-même. »

Mabel Collins : La Lumière sur le Sentier édition 1994(conforme à celle de 1887) p. 61 et 62.

 Nous ne saurions trop conseiller donc, à ceux et celles qui ont, dans un temps dévolu, choisi cette Voie, de lire (et surtout de re-re-re-….lire) ce livre tout entier et d’y méditer dans le silence de leur âme.
 Nous voici au terme de cette troisième partie, et suivant le sage conseil du Maître, nous laissons donc ceux et celles qui ont eu la bonté de nous lire jusqu’ici, découvrir tout seuls et par eux-mêmes, les autres sens de la magnifique symbolique des visions qui nous ont été données lors de cette séance.
 Que la Lumière soit  avec eux.

 

Notes

(1) Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/lexique_hermetique/2010/10/glossaire-a-usage-des-%c2%ab%c2%a0simples-en-esprit%c2%a0%c2%bb/.html

(2) La majuscule de ce mot n’est pas un pur hasard, mais une volonté délibérée d’en souligner l’importance.

(3) dito ci-dessus.