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Le pot, le terreau, la plante…. et la médiumnité (IV)

  • Posted on août 9, 2013 at 17 h 21 min

(Quatrième partie)

Catherine Emmerich

 

Simon Selliest le 23 janvier 2011

Revu et complété le 30 juillet 2013

Revu et complété le 10 août 2013

Revu et complété le 30 août 2013

Suite de la Troisième partie…

 N’est pas qui veut une Marthe Robin, une Catherine Emmerich, esprits purs dans des corps brisés de souffrances et de maladies, dans des corps « dématérialisés » pourrait-on dire, et à fortiori une Thérèse Martin morte de la tuberculose en 1897 à l’âge de 24 ans chez les Carmélites de Lisieux, pour avoir choisi librement cette « Petite Voie », si simple dans son exposé et si difficile dans sa réalisation…
Ce qui induit, que sauf à être tout particulièrement prédestiné(e) – et cela se voit très vite, et pas après des années et des années, même  de vie modeste -, que l’on ne peut recevoir que des enseignements que nous sommes à même de comprendre nous-mêmes, en fonction de nos propres connaissances, de nos propres souffrances, de nos propres études, de nos propres expériences « passées ». Car ainsi, nous serons à même de les retransmettre sans (trop) les déformer.
 Que les messages soient signés du nom des plus grandes Entités ou pas, il nous faut nous rappeler que l’esprit qui nous les communique ne peut être généralement, que légèrement plus évolué que nous. ! Par contre, empressons-nous de dire ici, pour qu’il n’y ait pas de malentendu, que cela est déjà un grand honneur qui nous est fait, et qu’il ne le fait que par une permission d’origine Divine. Mais surtout, n’allons pas en dire plus !!
 Car enfin, si nous nous donnons la peine de réfléchir ne serait-ce que quelques secondes, à titre de comparaison, lors de nos études scolaires, aussi courtes furent-elles, est-ce que nos maitres et maîtresses nous ont mis entre les mains des textes de Marcel Proust, de Kant, de Spinoza, de Platon ou de Socrate… avant que nous ne sachions lire, écrire, réfléchir et surtout comprendre et comparer des idées philosophiques entre elles ? Non bien sûr ! Ils ont commencé par nous appendre le « B et A = BA » (BA comme aussi Bonne Action, dans les classes d’instruction civiques, aujourd’hui disparues….).
 Les Maîtres nous le répètent d’ailleurs à l’envie : « Soyez Humbles ». De cette « humilité », dont nous parlerons peut-être un jour.
 Un bon terreau s’élabore aussi lentement par la moisissure des végétaux, par l’humidité du sol, et par la destruction des corps composés en corps simples. Qui peut reconnaître dans le frais humus de nos forêts, l’altier et majestueux chêne mort il y a plusieurs décennies auparavant ? Qui peut connaître la valeur du futur terreau que donnera ce même chêne, en voyant la vermine grouiller dans le bois de son tronc, s’il ne connaît pas la valeur de la « putréfaction » et l’action du lombric compostage ?
Il faut que la « graine meure et se putréfie (9) » avant de devenir le bel épi chargé de grains de blé, disent les Sages. Le chêne majestueux aussi doit mourir et ce putréfier pour devenir un bon terreau, et peut-être, un jour lointain, permettre à un autre chêne de repousser d’un gland tombé d’une de ses propres branches.
Et où meurt-elle cette graine ? Dans la lumière et la gloire, ou dans l’oubli d’une terre obscure et délaissée par l’agriculteur durant tout le temps de la germination. Quant bien même qu’elle fut bien travaillée et préparée en préalable des semailles, et ensuite bien entretenue ensuite, des premières pousses jusqu’à la moisson, ce grand mystère de la Nature, ne peut se réaliser que dans le secret le plus absolu de la déchéance d’un corps devenu inutile, et de la renaissance dans un autre temps et dans un autre corps..
Dieu dépose en chacun de nous une infime graine de Sa Divinité. Une graine destinée à porter des fruits à un pour cent, comme le dit Jean. Mais si nous ne sommes pas un bon terreau, pulvérulent, vivant et fécond, tant dans notre esprit que dans notre corps, et tant dans nos façons de parler, de vivre et d’agir, de manger et de boire, pouvons-nous penser que cette graine « mourra » pour renaître dans de bonnes conditions, et que nous serons alors à même de lui fournir tous les nutriments nécessaire à sa croissance ?
 Nous reposons donc à présent notre question : Un bon jardinier plante-t-il ses précieuses plantes acidophiles dans un sol calcaire, sec et rocailleux, ou dans un bon terreau, bien préparé dans un coin de son jardin ou contenu dans un joli pot placé au bon endroit ?
 A chacun de répondre à cette question selon ses idées. Mais il nous semble qu’une préalable réflexion – qui peut durer quelques secondes ou plusieurs vies –, ne pourrait être pas superflue !
 De même qu’une relecture du chapitre XXVI du livre de Léon Denis : Le problème de l’être et de la destinée. Elle ne peut que nous aider à mieux réfléchir.
 Enfin, si le besoin s’en faisait sentir, nous livrerons ici à l’intention des « humbles en esprit » et aux « chercheurs de vérité » le texte du logion 20 de l’Évangile de Thomas (9bis) :

 Les disciples demandent à Jésus :

Dis-nous à quoi ressemble le Royaume des Cieux ?

Il leur dit :

Il est semblable à une graine de moutarde,

la plus petite de toutes les graines ;

Lorsqu’elle tombe dans une terre labourée,

Elle devient un grand arbre

Ou s’abrite les Oiseaux du Ciel(9ter).

 Logion qui est à rapprocher, bien entendu du logion 9, mais en élevant encore un peu plus son niveau de conscience :

 Jésus a dit : Voici que le semeur sortit, remplit sa main, jeta.

Il en tomba sur le chemin : vinrent les oiseaux et ils les picorèrent.

Il en tomba d’autres sur la pierre : ils ne poussèrent pas de racine en bas dans la terre et ne produisirent pas d’épi en haut vers le ciel

Il en tomba d’autres sur les épines : elles étouffèrent la semence et le ver les mangea.

Et il en tomba d’autres sur la bonne terre, et elle donna vers le ciel un fruit bon ; il atteignit soixante par mesure et cent vingt par mesure.

 A suivre…

(Enfin à suivre peut être)

 Notes

(9)  A titre d’exemple de ce que nous disions dans nos prolégomènes, si nous prenons les mots suivants mis entre guillemets « la graine meure », peut-être penserons-nous à cette expression populaire « prends-en de la graine », ou  » qu’est-ce qu’il se croit celui-là, à ramener sa graine », ou encore, comme il se dit dans la Midi, d’une personne qui se croit supérieure aux autres: « c’est un(e) grainous… ». Avec ces différents sens, il est donc possible de penser qu’il nous faudra beaucoup de souffrance et d’humilité, qu’il nous faudra aussi beaucoup travailler sur notre personnalité, surtout si elle est un peu trop « flamboyante (ou du moins si nous la voyons, ou si nous la croyons comme telle…) avant que nous ne soyons appelé à produire les fruits de la graine divine que Dieu dépose en chacun de nous.

(9 bis) Évangile selon Thomas traduction de Jean Yves Leloup Éditions « Spiritualités » d’Albin Michel (1985)

(9ter) Ce symbolisme à déjà été très largement et très suffisamment commenté tout au long des textes de ce site (et sur bien d’autres sites), pour qu’il nous paraisse utile d’y revenir.

 Bibliographie

  • Allan Kardec ; le Livre des Esprits (différentes éditions et sur Internet)
  • Allan Kardec ; le Livre des médiums (différentes éditions et sur Internet)
  • Léon Denis : Le problème de l’être, de la destinée et de la douleur (Édition Librairie des sciences psychiques 1918)
  • Tao Tö King Traduction de Conradin Von Lauer (différentes éditions)
  • Le Nouveau Testament (dans la traduction préférentielle propre à chacun d’entre nous)
  • Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus Histoire d’une âme (édition du Carmel 1911)
  • Vie de N. S. Jésus Christ écrite par Clément Brentano d’après les visions de :
    Anne Catherine Emmerich (Éditions de 1860 par Ambroise Bray, Libraire  Éditeur 66 Rue des Saints Pères, Paris)