You are currently browsing all posts tagged with 'cruxifixion'.
Displaying 1 entry.

La Sueur et les Larmes (III)

  • Posted on avril 11, 2012 at 13 h 25 min

Troisième partie

L’application à notre comportement spirituel

Simon Selliest le 8 avril 2012

« Laissons aux exégètes religieux et/ou politiques le soin de développer ce symbolisme de « sueur et de larmes », et même de « larmes de sang », ou encore de « sueur de sang ». Notre propos, ici, est bien plus modeste et ne consiste qu’à essayer de le ramener aux efforts que chacun de nous est amené à faire, pour mener au mieux de ses possibilités, sa propre évolution spirituelle(1) en pleine conscience ».

 Mais en parallèle, ou par la suite, il convient, pour les plus avancés d’entre nous, de faire d’autres études dans d’autres écoles et de s’intéresser aux savoirs millénaires qui nous ont été transmis par nos Pères et les Pères de nos Pères…. par la voie des écrits symboliques rédigés dans la « Langue des Oiseaux(2)« , disions-nous en première partie de cette série d’articles.

 Maintenant qu’il a été vu, très sommairement nous en convenons aisément, en quoi consistait cette « Langue des oiseaux », nous pouvons donc nous demander en quoi consisterait ces « larmes et cette sueur » dont nous parlent, tant les écrits saints que la « vox populi(3)« .

 Commençons donc par le plus simple, ce qui nous évitera peut-être de nous fourvoyer dès les premiers pas….

 Outre sa fonction principale de refroidissement du corps humain qui évite que la température interne dépasse trop les 37 °C, ce qui endommagerait l’organisme, la sudation est un moyen d’éliminer les toxines du corps humain, et donc de « purification » de celui-ci.

 Il « saute aux yeux » tout de suite que le mot « purification » peut prendre plusieurs sens, et que si, dans l’alinéa précédent, il prend le sens d’éliminations des impuretés organiques, il pourrait tout aussi bien être pris au sens de « l’élimination des imperfections de l’esprit » ou encore « de l’élimination des dettes karmiques », dans la mesure ou « la sueur » est elle-même pris dans le sens symbolique du « travail de l’esprit sur le corps qui le contient et sur lui-même ».

 Il n’y avait donc qu’un pas à faire, pour extrapoler cette notion de « purification » sur les efforts de « l’esprit » pour réaliser son évolution spirituelle, simple pas que les cabalistes n’eurent aucune peine à franchir.

 C’est donc à n’en pas douter dans cette direction, entre autre, qu’il nous faut en chercher le sens, dans les Évangiles et notamment dans le récit de la Passion de NS Jésus Christ. N’oublions pas à cet égard, que suite à ces « larmes » et à cette « sueur », Jésus (qui n’était pas encore « le Christ » c’est à dire « l’Oint », dut encore subir un procès inique, le « chemin de croix, et la « crucifixion » entre deux délinquants(4).

 Ce n’est qu’à la suite de ces longues et douloureuses épreuves, tant morales que physiques, qu’Il « sortit du tombeau dans son corps de gloire », et devint « Jésus Christ », « Jésus l’Oint » c’est à dire Jésus Sanctifié par la Grâce Divine.

 Bien entendu, les récits des Évangiles, comme tous les actes de NS Jésus Christ et ceux des Apôtres peuvent être historiquement contestés(5), aussi nous nous limiterons de ne prendre ici que le paradigme symbolique de cette Passion du Christ.   

 Mais n’oublions pas que s’il est possible de contester historiquement la vie de Jésus, et donc de Marie et des Apôtres, il n’en demeure pas moins que les paroles et les actes qui leurs sont attribués ont été décrits dans cette « Langue des Oiseaux », afin que leurs enseignements secrets puissent nous parvenir des siècles et des siècles plus tard et qu’ils nous restent accessibles malgré les formidables évolutions de nos façons de vivre, de penser, et d’agir.

 Il nous « suffit » donc de nous demander si nous avons bien tous les éléments de  compréhension nécessaires pour y arriver. Ce qui n’est déjà pas forcément, la tâche la plus facile ….. Surtout quand les épreuves de la vie se présentent à nous !

 Ce qu’il faut bien comprendre alors, c’est que ces épreuves ne nous sont pas données par on ne sait quel malice du Destin (ou de Dieu, ou du karma…. appelons cela comme nous voulons !), mais parce que nous avons quelque chose à comprendre, ou quelque chose à épurer dans notre caractère, ou quelque chose à acquérir en nous (comme la force intérieure, la force de caractère, la ténacité, la volonté, le courage, etc…), ou encore quelque chose à comprendre (comme la tolérance, l’humanité, la compassion, la souffrance personnelle et celle que peuvent éprouver les autres, etc….). Celle ou celui qui n’a pas franchi personnellement le gué ne peut connaître la force du courant, la profondeur de l’eau et les dangers qui s’y trouvent ! Elle ou il n’est donc d’aucune utilité pour aider celle ou celui qui aura à franchir le gué à son tour. Tant que l’être humain n’a pas senti la lance du centurion Longinus s’enfoncer profondément dans son flanc, il essuie distraitement, à ses moments perdus, le sang qui coule du flan de l’autre, et ne peut pas dire qu’il en éprouve de la compassion.

 S’il était besoin de nous en convaincre, il suffirait de nous rapporter à ce que Léon Denis, qui a beaucoup souffert dans sa jeunesse et dans sa vie d’homme, en a écrit dans son chapitre XXVI de son livre : « Le problème de l’être et de la destinée » !

 Mais qui lis encore ce genre de littérature ?

 A suivre…..

 Notes

 (1) Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=470

(2) Cf. la deuxième partie de cet article

(3)« Vox Populi, Vox Dei » dit un adage…. Mais est-ce toujours vrai ?

(4) Nous aurons l’occasion de revenir sur ces termes dans la suite de cet article.

(5) Nous ne saurions mieux faire que de vous conseiller de lire avec attention la très bonne étude faite sur ce sujet par Patrick Dupuis, étude qu’il est possible de trouver sur le site : http://enigmej.free.fr/table%20des%20matieres.htm