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La Sueur et les Larmes (I)

  • Posted on avril 11, 2012 at 12 h 29 min


 Première partie : Le symbolisme

Le Mont des oliviers

Simon Selliest le 8 avril 2012

 « Je n’ai rien d’autre à vous offrir que de la sueur et des larmes….. » annonçait Winston Churchill aux anglais dans un de ses discours devenu célèbre…..

 Cette expression, « la sueur et les larmes » est donc à présent, généralement connue comme faisant partie de la promesse faite par Winston Churchill au peuple d’Angleterre, dans un discours d’exhortation à la lutte contre l’Allemagne et la coalition de pays que celle-ci avait rallié à sa cause. Discours qui fut prononcé  à la Chambre des Communes le 13 mai et le 18 juin 1940, et qui permit à l’Angleterre tout entière de faire front contre les attaques ses ennemis d’alors, malgré les souffrances, les privations et la mort de ses soldats et de ses civils.

 Le texte, ou plus précisément la traduction française de son discours, varie quelque peu selon les citations(1), mais l’idée fondamentale reste la même.

  Étant donné la portée de cette phrase, par la suite, sur le comportement des anglais, nous sommes en droit de supposer que cette phrase ne fut pas dite seulement dans une envolée lyrique, mais bien parce qu’elle faisait référence à plusieurs symboliques ancrées dans l’inconscient collectif du peuple anglais de cette époque.

 La plus simple de celles-ci est que, la « sueur » symbolisait et symbolise toujours la force et la capacité de travail de la classe ouvrière, qui en travaillant avec leur corps et leurs muscles, comme cela était le cas en début du siècle dernier, et même encore en 1940, dégageaient plus de sueur que les « intellectuels aux mains blanches ». Étant donné que la classe ouvrière était celle de la plus grande population des « années 30-40 », il fallait bien faire appel à elle pour créer une armée capable de défendre l’Union Jack……

 Mais il y a un autre symbolique que les chrétiens connaissent bien. Celle « des larmes et de la sueur de sang » de la Passion de NS Jésus Christ, quand Il entrevit, sur le mont des Oliviers, les épreuves et les douleurs que l’humanité et Lui-même allaient devoir traverser ou subir pour l’expiation des péchés et pour accéder au Royaume de Dieu..

 Et pour la décrire nous ne saurions mieux faire que de citer ici un très court extrait des Visions d’Anne Catherine Emmerich(2). Celle-ci relate ce qui lui fut donné de « voir » quand NS Jésus Christ alla se recueillir une dernière fois dans le jardin des Oliviers près de Gethsémani.

 « Lorsque Jésus fut revenu dans la grotte et toutes ses douleurs avec lui, il se prosterna sur le visage, les bras étendus et pria son père céleste ; mais il y eut une nouvelle lutte dans son âme qui dura trois quarts d’heure. Des Anges vinrent lui montrer dans des séries de visions tout ce qu’il devait embrasser de douleurs afin d’expier le péché ; ils lui montrèrent quelle était avant la chute la beauté de l’homme, image de Dieu, et combien cette chute l’avait altéré et défiguré. Il vit l’origine de tous les péchés dans le premier péché, la signification et l’essence de la concupiscence, ses terribles effets sur l’âme humaine …. Aucune langue ne peut exprimer quelle épouvante et quelle douleur vinrent fondre sur l’âme de Jésus à la vue de ces terribles expiations ; l’horreur de cette vision fut telle qu’une sueur de sang sortit de son corps. Pendant que l’humanité du Christ était écrasée sous cette effroyable masse de souffrance, j’aperçus un mouvement de compassion dans les Anges ; il y eut une petite pause : il me sembla qu’ils désiraient ardemment le consoler et qu’ils priaient à cet effet devant le trône de Dieu. Il y eut comme un combat d’un instant entre la miséricorde et la justice de Dieu, et l’amour qui se sacrifiait. Une image de Dieu me fut montrée, non comme d’autres fois sur son trône, mais dans une forme lumineuse ; je vis la nature divine du Fils dans la personne de son Père, et comme retirée dans son sein ; la personne du Saint Esprit procédait du Père et du Fils ; elle était comme entre eux, et tout cela n’était pourtant qu’un seul Dieu ; mais ces choses sont inexprimables. J’eus plutôt un sentiment intérieur qu’une vision avec des formes distinctes ; il me sembla que la volonté divine du Christ se retirait en quelque sorte dans le Père pour laisser peser sur son humanité toutes ces souffrances que la volonté humaine de Jésus priait le Père de détourner de lui. »

Anne Catherine Emmerich : La douloureuse Passion de NS Jésus Christ p. 65 et 66 Édition de la librairie Debécourt 1839

 Laissons aux exégètes religieux et/ou politiques le soin de développer ce symbolisme, dans le paradigme religieux de « sueur et de larmes », et même de « larmes de sang », ou encore de « sueur de sang ». Notre propos, ici, est bien plus modeste et ne consiste qu’à essayer de le ramener aux efforts que chacun de nous est amené à faire, pour mener au mieux de ses possibilités, sa propre évolution spirituelle(3) en pleine conscience.

 Donc, bien plus modeste dans nos connaissances que ces exégètes, nous nous contenterons de porter un regard nettement plus terre à terre sur la mise en application journalière de cette symbolique dans la troisième partie de cet article, quand nous aurons essayé de faire comprendre au préalable, en quelle écriture elle nous fut transmise collectivement, de génération en génération.

 

A suivre….

 

Notes

(1) Nous donnons ici quelques citations parmi tant d’autres :

« Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur »

Cette traduction française a été souvent reprise pour la tonalité des sons, car  » sang » et » sueur » sont deux locutions sifflantes. »

« Je n’ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. »

« Je n’ai rien à offrir que du sang, de la sueur, du labeur et des larmes. »

(2) Quant bien même, si ces visions furent retranscrites par l’abbé Brentano (http://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Katharina_Emmerick) dans la pure Tradition de l’Eglise catholique et romaine et dans un style lyrico-poétique propre à sa formation, il y a maints passages qui ne trompent pas sur la, le ou les véritables initiateurs occultes de celles-ci.

(3) Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=470