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Médiumnité passive et Enseignements interactifs (V)

  • Posted on avril 4, 2012 at 12 h 35 min

 

(Cinquième partie)

Apprendre à apprendre…


Engraving 1 from, Khunrath Amphitheatrum sapientiæ æternæ , 1609.

Simon Selliest  le 5 décembre 2009

Revu et complété le 3 avril 2012

C’était une séance ordinaire, comme nous en faisons régulièrement, mais de loin en loin, entre amis de longue date. Nous y étions détendus et confiants dans l’attente de manifestations de notre Égrégore, dont les enseignements, toujours simples et concis, nous ouvraient, à chaque fois, de larges horizons de méditations  futures.
 Bien après le début de cette séance, l’une d’entre nous se sentit transportée dans une immense bibliothèque aux rayons surchargés de livres. Cette bibliothèque, visiblement d’un autre âge, ou plus précisément d’un âge intemporel, imposait par l’ambiance de calme et de sérénité(1) qui y régnait et qui obligeait au plus grand respect sans que l’on sache d’ailleurs vraiment pourquoi….
 Un moine semblait l’attendre en ce lieu de sciences et d’enseignements.
 « Simplement », s’adressant à elle avec ce ton si particulier des Maîtres, il lui demanda : « Quel livre désires-tu ? ».
 Toute dans l’émotion de cette rencontre et quelque peu intimidée par l’aspect imposant de ce lieu et par la présence de ce Maître, elle ne sut que répondre et sa voix ne put se faire entendre. Alors, lentement mais inexorablement, la vision se dissipa peu à peu, sans autre trouble que le regret de la voir disparaître.
 Vision banale et situation sans signification particulière peut-on penser, non sans bonne raison, de cette manifestation.
 Nous en serions bien d’accord là-dessus, si nous n’avions pas longuement appris, au cours de toutes ces années écoulées, quelques rudiments de l’enseignement spirituel, et si nous n’avions pas fini par comprendre que le langage des Maîtres, tout empreint de cette sérénité ineffable(1) ne ressemblait pas au notre, à celui que nous utilisons par formation professionnelle et par habitude, nous qui ne sommes que des impétrants, peinant encore sur le début du « Sentier(2)« .
 D’ailleurs, quelques minutes plus tard, une explication de cette manifestation nous fut donnée par un autre intervenant de cette séance.
  << A la question que se posait tout à l’heure cette personne, concernant le ou les livres qu’elle devrait lire pour son évolution, la réponse est celle-ci en termes de Philosophie Hermétique(3) :
« Le monde spirituel n’est pas du tout comme le monde terrestre. »
 Ce qui pourrait se traduire, si nous essayons d’expliciter ceci en termes plus usuels, par l’enseignement suivant.
 Dans le monde terrestre quand un enfant est en âge d’apprendre, il est placé dans une école, d’abord maternelle, puis primaire. Dans ces écoles, il y a des programmes d’études et des institutrices ou des instituteurs qui sont chargé(e)s de les appliquer. Puis cet enfant est placé dans un collège, puis dans un lycée et peut suivre encore, par la suite, d’autres enseignements dans de grandes écoles ou dans des universités. Tout au long de ces études, il y a des institutrices ou des instituteurs, puis des professeur(e)s dont les méthodes pédagogiques et le niveau d’enseignement sont adaptés à l’âge de l’enfant ou de l’adolescent. D’abord il lui est appris le B.A. BA de l’écriture, du calcul et de la lecture, puis on lui enseigne à retenir les connaissances, à raisonner, à croiser ces connaissances, à créer, etc… En conséquence cet enfant ou cet adolescent apprend pendant de nombreuses années, ce qu’il lui est demandé d’apprendre et ce qu’il lui est enseigné.
 C’est donc relativement facile pour lui, il lui suffit d’être discipliné, d’apprendre ce qui lui est enseigné en faisant un petit effort de compréhension, et au fil des ans, sa connaissance des choses humaines s’accroit.
 Dans le monde spirituel ce n’est pas comme cela que ça se passe : personne ne viendra nous donner un livre, un enseignement quelconque ou des leçons particulières, personne ne nous prendra par la main pour nous dire : « apprends ceci ou apprends cela… ». Tout au plus, les « circonstances » des évènements de notre vie, feront que nous serons amenés, par la « force des choses », à apprendre telle ou telle chose plutôt qu’une autre. Encore qu’il soit toujours possible de refuser jusqu’à un certain point ces possibilités d’apprentissage.
 Le monde spirituel est basé sur la Loi du Libre Arbitre. Ce qui fait que si nous recevons le bénéfice des efforts que nous avons faits quand ils sont faits dans le bon sens de notre évolution, nous recevons de même, les peines et les désagréments des efforts que nous refusons de faire ou que nous n’avons tout simplement faits qu’incomplètement.
 Le meilleur exemple que l’on puisse donner de cette forme d’enseignement dans le monde spirituel, est l’enseignement de Maître à disciple dans le Bouddhisme. Dans cette religion, un Maître ne donne pas d’enseignement direct à son disciple, se contentant de lui poser des questions sur sa façon d’agir, de penser, de s’exprimer, ou sur tout autre sujet sur lequel il juge utile d’attirer l’attention de son disciple.
 C’est ensuite au disciple de réfléchir à ces questions, de méditer, de chercher des réponses dans son esprit ou dans les livres à sa disposition. C’est à lui de trouver la réponse, c’est à lui de se forger le concept ou l’idée de l’enseignement vers lequel son Maître l’a orienté.
 Quand il en parle ensuite à son Maître, jamais celui-ci n’approuve ou ne désapprouve. Pourquoi? Parce ce que le disciple dit, c’est l’idée, le concept, la connaissance, la réflexion du disciple. C’est le résultat auquel il est arrivé, c’est « sa » vérité, et « sa » vérité n’est ni plus juste ni plus fausse que celle d’un autre, mais c’est « sa » vision des choses. Plus tard, ce sera à lui de la modifier si le besoin s’en fait sentir ou s’il découvre d’autres idées, d’autres concepts, d’autres connaissances…
 Autrement dit le monde spirituel est un monde dans lequel il nous est demandé de faire des efforts constants de recherches, de réflexions, de méditations, de comparaisons, de façon à ce que nous formions notre esprit aux concepts supérieurs de la spiritualité. Et ces efforts sont essentiellement personnels(4).
 Il existe, c’est certain, quantités de livres écrits par Celles et Ceux qui sont quelques pas devant nous sur le Sentier de l’évolution spirituelle, et rien ne nous empêche de les lire pour essayer d’apprendre plus vite. Mais dans ces livres il est souvent écrit toute chose et son contraire. Mais ces « toute chose et leur contraire » sont bonnes à lire, car lorsque nous aurons lu une chose et son contraire, il nous appartiendra de nous en faire une idée personnelle.
 Et ce sera notre idée, et tant que nous n’apporterons pas, ou nous ne recevrons pas, la preuve du contraire, nous pouvons la considérer comme bonne. Elle sera bonne pour nous, mais pas forcément pour les autres. Le jour où nous nous rendrons compte que notre idée n’est pas aussi juste que nous le pensions, et même qu’elle est franchement fausse, il nous faut avoir l’humilité de le reconnaître et de dire :
« Je me suis trompé, et voilà pourquoi je me suis trompé ».
 Car cela aussi fait partie de l’évolution spirituelle. C’est une façon de maitriser son ego, de maitriser l’idée de ce que nous croyons être et que nous ne sommes pas, de ce que nous croyons savoir et que nous ne savons pas. C’est donc une façon d’acquérir l’humilité suffisante à l’enseignement médiumnique(5).
 Alors en un mot comme en cent, ne demandons pas à nos Maîtres ce que nous devons faire ou ne pas faire, lire ou ne pas lire, prenons le premier livre qui nous tombe sous la main si nous n’avons pas d’autres idée de lecture, lisons-le avec attention, forgeons-nous en notre propre idée, réfléchissons longuement, méditons et puis prenons un deuxième livre, puis encore un troisième, un quatrième… et un jour le bon livre nous tombera entre les mains, et là nous nous pourrons nous dire :
« Voilà, cette fois c’est certain, c’est cela que nous devions comprendre, et c’était pourtant très simple, mais alors pourquoi cela nous a été aussi difficile à comprendre? ».
 Ce faisant, nous aurons appris deux choses : ce que nous devions apprendre, et une petite leçon d’humilité.
 Voila la seule méthode qui permet d’avancer et d’avancer encore dans le monde spirituel.
 Enfin une chose qui pourra choquer certain(e)s d’entre nous. Le mot « guide » qui est couramment employé dans les milieux spirites, est non seulement restrictif mais il est aussi impropre, pas forcément péjoratif, mais impropre.
 Pourquoi?
 Simplement parce que dans notre esprit humain, un « guide » est quelqu’un qui « nous prend par la main », et qui nous conduit sur un chemin, qui nous conduit à travers un musée, dans un monument historique, et qui nous désigne ce que nous devons regarder, « voir », comprendre… et qui répond à nos questions, même les plus sottes ! C’est aussi quelqu’un que nous rétribuons pour son travail.
 Alors que si on parle de « Maître », ce mot dans le sens le plus universel, désigne quelqu’un qui en sait plus que les autres, et donc plus que nous.
 Quant surgit dans notre esprit une interrogation, c’est Lui qui « pose une question ». Il nous faut donc chercher la réponse, car c’est un enseignement vers lequel Il nous oriente. C’est sa façon à lui de « donner un enseignement », non pas en nous l’explicitant, mais en nous obligeant à réfléchir sur ces questions, parce qu’Il sait que ce travail nous sera bénéfique.
 Un Maitre « sait ». Et plus notre Maître est à un niveau spirituel élevé, plus « Il sait ». Mais aussi, plus ses questions, dans la mesure où nous en cherchons les réponses, nous conduirons sur le chemin de ce qu’Il « sait ».
  Nous devons donc faire des efforts constants et avoir l’humilité de nous dire que même si nous avons beaucoup lu et appris, il nous faut continuer encore et encore et encore. Et lorsque nous penserons avoir beaucoup cheminé sur le Sentier de la connaissance et de l’évolution spirituelle, il nous faut aussi revenir en arrière, confronter ce que nous savons aux réalités de la matérialité des choses de la Vie et de la Mort. Un peu à la manière d’un « docteur es sciences », revenant sur les bancs de son école communale et écoutant à nouveau son instituteur faire la classe. Certes, ses connaissances dépassent de loin maintenant celles de son instituteur, mais ce dernier en sait bien plus que lui sur les enfants, sur la vie d’une école, et sur ce qui doit s’y apprendre et comment le faire apprendre ! Et cela aussi, il faut l’apprendre.
 On nous donne encore un exemple très caractéristique, et qui concrétise bien, sous une forme plus poétique, ce qui a été dit auparavant. Nous supposons que vous avez tous lu ce merveilleux « petit livre » de R. Bach, qui s’intitule : « Jonathan Livingstone le Goéland »,  et vous devez vous rappelez aussi, comme nous nous le rappellons, ce passage ou à force de se fracasser sur le sol ou sur la mer pour essayer de voler plus haut et plus vite, il apparaît à Jonathan Livingstone le Goéland, deux Grands Goélands Blancs, tout brillants et radieux :
 « …. purs comme la Lumière des étoiles, et l’aura qui émanait d’eux, dans l’air de la nuit profonde, était douce et amicale. »

(Jonathan Livingstone le Goéland: p. 35 Édition 1973).

 Ceux-ci ne lui donnèrent pas d’information sur la manière de voler, ils lui dirent simplement qu’il pouvait à présent voler encore mieux et plus facilement qu’auparavant.
 « Mais non Jonathan, tu peux t’élever davantage encore, car tu as voulu apprendre. Ton apprentissage élémentaire est terminé et il est temps pour toi de passer à une autre école. »

(Jonathan Livingstone le Goéland: p. 36 Édition 1973)

 C’est ainsi que Jonathan Livingstone le Goéland comprit ce qu’il devait chercher et où il devait le chercher.
 Nous vous conseillons de relire ce livre ou de le lire, et vous apprendrez ainsi beaucoup à la lumière de ce qui a été dit et de ce qui est écrit dans le livre.
 A vous de faire l’effort. >>
 Un long silence se fit alors, en nous laissant dans cette sensation de plénitude et de sérénité apportés par ce lieu et cet enseignement.
 Puis une autre intervenante pris la parole, chargée, en n’en pas douter, de compléter ce premier enseignement.
 << Votre vie, vous devez la vivre avec ce que vous apprenez ou que vous avez appris, lu, entendu, retenu… Ceci est capital, vous devez en passer par là, et rien ni personne ne pourra vous permettre d’y échapper, que ce soit dans le présent ou dans le futur… D’où aussi, l’importance de comprendre le pourquoi de sa vie(6).
 Certains n’ont pas envie d’apprendre, de faire des efforts pour ouvrir leur esprit, que se soit par négligence ou par paresse. Mais ils se plaignent sans cesse en disant : la vie est difficile… la vie est injuste… pourquoi tout cela m’arrive, « à moi » ?…
 Au lieu de se lamenter, ils devraient s’interroger et se demander surtout si leur vie ne serait pas, « par hasard », une dure leçon qu’il leur est demandé d’apprendre.
 Vous construisez votre vie, chaque jour, et vous en êtes seul responsable. Vous la construisez telle une maison, pierre par pierre, avec vos connaissances acquises au fil du temps, vos passions, vos actes, vos forces et vos faiblesses.
 Ne reniez pas cette vie qui est la vôtre, sachez l’apprécier et la considérer comme un enseignement riche en découvertes sur vous-même, sur votre potentiel de créativité, d’apprentissage, d’amour, d’indulgence, de tolérance, sur votre capacité à pardonner.
 Tout ceci participera à élaborer votre existence présente et future.
 Méditez, faites le bilan de votre vie : sachez reconnaître vos erreurs, vos lacunes, vos faiblesses, vos échecs, comme  vous vous louez de vos forces et de vos réussites. Car ce qui est important, ce n’est pas d’avoir échoué ou réussi quelque chose, mais c’est d’avoir compris « pourquoi » vous avez échoué ou réussi. Cette compréhension vous permettra d’aborder le restant de votre vie en meilleure position de la réussir.
 Essayez aussi de mettre votre vie dans la lumière de sa réalité, telle qu’elle est, et non pas telle que vous croyez qu’elle est, et vous comprendrez les paroles qui vous ont été dites. >>
 

A suivre…..

 Notes

 (1)   A cet effet, nous saurions mieux faire que de citer E. Delcamps : « Le tarot initiatique, symbolique et ésotérique »  édition 1987 p. 399 : »Ce n’est qu’au fur et à mesure que nous progressons sur la voie de la Sagesse que le temps cesse d’être pour nous l’ennemi redoutable et terrifiant mais que nous attendons avec confiance la suite de notre expérience en une incarnation nouvelle ou en une montée vers un nouveau plan d’activité. Cela seul peut nous permettre de parvenir à une sérénité que ne viennent plus troubler les dogmatiques excessives.« 

(2)   Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=861

(3)   http://www.concordances-spirituelles.com/?p=876

(4)   (Cf. : « Médiumnité passive et enseignement interactif (I, II, III) » http://www.concordances-spirituelles.com/?p=833 )

(5)   Citons une fois de plus E. Delcamps (E. Delcamps : « Le tarot initiatique, symbolique et ésotérique »  édition 1987 p. 398.)

« Ce but, nous l’avons vu à travers la série des arcanes du Tarot, c’est l’acquisition de la connaissance mais d’une connaissance particulière distincte des sciences de la matière, des sciences que l’on appelle expérimentales : une Gnose. La Gnose est la science des Hautes Causes. Y parvenir c’est sortir de la dispersion et des contradictions des sciences humaines. C’est avoir l’explication simple (la Vérité est chose simple et une) et cohérente du monde. Dès lors les sciences diverses, fragmentaires auxquelles tant d’hommes vouent une existence spirituellement stérile deviennent choses secondaires. La civilisation moderne pousse de plus en plus l’homme à une spécialisation étroite dont l’esprit est analyse. Mais la vraie vie de l’esprit est synthèse. Il faut donc, au-dessus et par delà ces sciences diverses et contradictoires une discipline qui sache de leur diversité, de leurs oppositions, de leurs contradictions, de leurs vues fragmentaires tirer un ensemble, faire une synthèse. Or l’ensemble des connaissances spéciales est » tel qu’il est tout à fait impossible à aucun homme de les réunir en lui dans leur totalité matérielle. Il semble donc impossible de pouvoir tirer une synthèse de ce fatras. De fait, les tentatives de la philosophie tant séculière que religieuse n’aboutissent à rien de solide. C’est qu’elles prétendent agir dans un domaine autre que le pragmatique exactement avec les mêmes moyens qui sont ceux des sciences pratiques. Il faut à l’esprit humain, pour sortir de ce magma, une formation toute différente. Cette formation qu’aucune des écoles ne peut lui donner il va la chercher sur la voie initiatique : l’initiation n’est pas la communication d’une science, d’un catéchisme (ce qui serait incompatible avec l’adage l’initié tuera l’initiateur) mais une méthode de pensée, une transformation intime qu’il est très difficile de faire comprendre au monde profane. C’est cette méthode qui permet à l’homme de prendre une vue toute différente non seulement du monde, mais encore des choses les plus simples et de vivre avec une vue pénétrante, prévoyant les destins de l’humanité actuellement des jours douloureux qui s’approchent.« 

(6)  Là encore, nous ne pouvons faire mieux que de citer une fois de plus, un plus érudit que nous (E. Delcamps (« Le tarot initiatique, symbolique et ésotérique »  édition 1987 p. 394):

 » Ce que nous tirons d’abord de cet arcane, son sens obvie, c’est cette affirmation très nette que la vie vaut d’avoir été vécue, quelles qu’aient pu être ses vicissitudes, quels qu’aient pu être les passages de douleur qu’elle aura comportés. Il faut bien avouer que, sans des épreuves personnellement vécues, nous n’aurions guère le sens de l’immense souffrance humaine. Voyez de quelle manière nous considérons les tourments infligés à nos frères, lorsque nous ne sommes pas passés par le même chemin que celui qu’ils gravissent. Il nous reste quelque chose d’intellectuel qui ne nous empêche pas de songer en même temps que nous en parlons à nos soucis mineurs, voire tout simplement à l’heure du repas qu’il ne faut pas laisser passer. Tant que l’homme n’a pas senti l’épine s’enfoncer profondément dans sa propre chair, il essuie distraitement, à ses moments perdus, le sang qui coule du flanc de son frère alors qu’il devrait sentir comme sien propre l’affront, l’humiliation, la meurtrissure. «