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Notes de lecture sur le livre de Louis Rouvier : Aux Portes du Suprême Savoir

  • Posted on septembre 21, 2014 at 14 h 35 min

Images   Aux Portes du Suprême Savoir  

 Simon Selliest janvier 1982

Entièrement réécrit le 3 septembre 2014

Complété le 4 octobre 2014

 Nous avions rencontré Louis Rouvier (1) il y a bien longtemps, alors que découvrant la philosophie du spiritisme, nous avancions avec une très grande prudence intellectuelle dans le milieu des « médiums » d’une grande ville du sud de la France.

 C’était un petit homme à la morphologie très marquée par Neptune/Poissons, d’apparence modeste et quelque peu timide. Il habitait alors à la rue Espérandieu (2) vers le numéro 15, autant que notre mémoire soit fidèle sur ce point. Comme nous avions fréquenté, dans notre jeune adolescence, un camarade de lycée qui habitait justement cette rue, et que nous allions parfois le voir dans la loge de concierge, tenue par sa mère, dans un de ces immeubles bourgeois qui la bordaient, nous en étions venus à en parler (3). Une chose en amenant une autre, il nous raconta quelques bribes de sa vie, et surtout cette grande épopée que fut pour lui le vécu des circonstances de l’écriture de ce livre et son écriture à proprement parler.
 De ce qu’il nous raconta ce jour-là sur sa vie, nous n’en avons gardé aucun souvenir. Par contre, dans son livre, il est possible d’y puiser çà et là quelques informations que nous résumons ci-dessous :
  1. Il pratiquait la radiesthésie (p. 634),
  2. Il nous dit avoir été, cofondateur de l’Union Spirite Phocéenne (p.634), mais nous devons avouer que de cela, le Président en titre de cette association, n’en a jamais parlé ouvertement.
  • Il aurait rempli pendant treize années, les fonctions (purement honorifiques…) de commissaire de séances spirites et de secrétaire de l’association USP à Marseille (p. 135). Mais là encore le Président en titre de cette association, n’en a jamais parlé ouvertement.
  • Par ailleurs, il fait plusieurs fois allusion à son état de santé assez précaire :
    • la cause en était son séjour en Allemagne durant une partie de la guerre de 39-45, dans le cadre du STO (service de travail obligatoire)(4
  • les conséquences en furent :
    à son retour d’Allemagne, une tuberculose osseuse et un début de tuberculose pulmonaire, une sciatique chronique, une pleurite, un emphysème, une maladie de cœur et un œdème généralisé (p. 462 et 463)…
    puis, quelques années plus tard, une grave maladie rhumatismale invalidante qui le paralysait à l’âge de 45 ans, mais que fort heureusement il avait pu surmonter, par un régime végétarien et aux soins pratiqué par magnétisme (p. 433).
    . c’est cette maladie (5), dont « il subissait les terribles épreuves physiques et morales, qui de la libre-pensée athée le firent brusquement basculer comme Saint Paul de Tarse, dans ce mysticisme émancipateur qu’il prône aujourd’hui… » (p.459)
    . c’était un autodidacte (p.11), sans diplôme et sans grande instruction (p. 9)
    . il aurait pratiqué l’Alchimie dont il dit divulguer les plus hauts secrets (p. 609), mais ne faisant que recopier quelques page du livre de Léo Larguier : « Nicolas Flamel le faiseur d’or », dont le moins que l’on puisse dire c’est que ce livre ne permettra jamais de réaliser, ni même d’entamer la moindre expérience alchimique.
    . À ce sujet, il dit avoir « assimilé la Téléradiesthésie, la Science Spirite, l’alchimie en quelques mois… » (p. 507). Tous ceux, qui se sont penchés très sérieusement sur ces études, et notamment sur l’Alchimie, apprécieront…
    . Il disait avoir la capacité de se « dédoubler », c’est-à-dire pratiquer l’ubiquité… (p.540). Ne pouvant vérifier, nous sommes obligé de le croire, mais il faut savoir qu’une telle faculté est rarissime !
    . Enfin, il devait vivre seul, et refusait de s’ouvrir à d’autres milieux que ceux du spiritisme et de la radiesthésie (p. 460), c’est-à-dire les personnes pratiquant les mêmes activités que lui. Des activités d’ailleurs assez solitaires.
 Nous devrons donc nous contenter de ces quelques bribes, sauf si d’autres personnes venaient à nous apporter leurs témoignages, que nous publierons alors bien volontiers.
 Quant aux circonstances de l’écriture de ce livre voici ce qu’il nous en dit. Alors qu’il assistait régulièrement aux séances spirites de cette association, il fut saisi, un soir chez lui, d’un insurmontable besoin d’écrire (4). Homme sans personnalité marquante et très influençable, comme tous ceux vivants sous l’influence « maléficiée » (5) de Neptune/Poissons, il se mit en demeure de servir de scripteur à l’esprit qui se présentait à lui.
 Il fut tellement pris sous cette influence qu’il se mit à écrire à chacun de ses moments de liberté et jusqu’à plus d’heures le soir,  tenant à l’heure des repas, un morceau de pain et de fromage d’une main et écrivant avec le stylo de l’autre afin de ne pas perdre de temps.
 L’ouvrage fut donc écrit ainsi, « sous dictée médiumnique » selon ses dires, en un temps relativement court, surtout si l’on considère qu’il fut écrit complètement à la main et qu’il comporte 640 pages in-quarto écrites en petits caractères Garamond.
 Vinrent ensuite les difficultés de le faire taper à la machine à écrire (6), qui engloutit une partie de ses maigres économies, puis celles de le faire éditer. Devant le refus persistant des éditeurs à le faire imprimer et éditer à leurs frais, Louis Rouvier dût se résoudre à le faire imprimer à ses frais et se charger lui-même de sa diffusion et de sa vente.
 Bon médium, mais piètre homme d’affaires, le malheureux y engloutit la somme faramineuse de 50 000 francs de l’époque (7). C’est-à-dire toutes ses économies auxquelles étaient venues s’ajouter quelques participations d’amis et de membres de sa famille.
 Bien entendu, n’ayant aucune capacité commerciale, ce dont personne ne peut lui en faire grief, il ne vendit qu’un livre par ci ou par là et encore pas très souvent … Le gros de l’édition restait désespérément invendu.
 Hélas, la totalité des livres imprimés représentait un certain volume (presque un mètre cube me dit-il) et ne pouvant les stocker dans son minuscule logement, il en avait confié la garde à l’association de l’Union Spiritualiste Phocéenne. Celle-ci, également encombrée par ces livres et aussi peu douée pour leur vente que Louis Rouvier, les garda un moment, puis en fit don plus tard aux Emmaüs locaux à la disparition de Louis Rouvier.
 C’est dans ces conditions que nous avons acquis un exemplaire de ce livre au prix de 163 francs de l’époque (8).
 À vrai dire, et quitte à paraître manquer de charité envers cet homme qui fit tant d’énormes sacrifices, tant personnels que financiers, pour faire connaître ce qui était pour lui des révélations d’un enseignement du plus haut niveau, ce livre nous laissa à cette époque tout à fait septique sinon amusé par tant de puérile candeur.
 Le temps a passé depuis cette première lecture. Beaucoup de temps ! Un temps spirituel (13). Un temps que nous avons passé nous-mêmes à la recherche d’une certaine forme de connaissance (connaissance que notre Égrégore essaie de transmettre par notre intermédiaire, sous la forme la plus simple possible, et par le biais des articles qui figurent sur notre site).
 C’est ainsi que récemment, le livre de Louis Rouvier fut ressorti du rayon de notre bibliothèque où il prenait la poussière depuis des décennies, afin d’en relire quelques pages et surtout les passages soulignés lors de la première lecture.
 Nous l’avons donc relu, à l’aide de notre compréhension des choses de cet « Autre Monde », invisible certes, et donc inconnu pour une grande majorité d’entre nous, mais si présent et si précieux pour celles et ceux qui savent écouter, et surtout suivre, les enseignements qu’Il veut bien nous donner.
 Que pouvons-nous en dire aujourd’hui ?
 L’ouvrage a beaucoup vieilli certes, et les articles scientifiques et/ou littéraires  auxquelles il fait référence, sont devenus introuvables et donc impossible à juger. Certains livres auxquels il se réfère (9), il nous faut bien reconnaître, ne figurent pas parmi les meilleurs dans leur domaine. Quant aux articles issus de journaux comme les « Petits échos de la mode » ou « Point de vue images »… il est difficile de les considérer comme des bases scientifiques solides.
 De même pour les écrits de Mme Bercou (10), un médium qui avait vécu à Châtel Guyon (11).
 Enfin, il apparaît inutile et déplacé dans son ouvrage, de constamment traiter les médecins exerçant la médecine allopathique dans les termes qu’il emploie. Certes, ces médecins sont loin de détenir la compétence qu’ils revendiquent dans la science des maladies, et devraient plus souvent se montrer bien plus humbles qu’ils ne le sont dans la plupart des cas. Mais ils sont aussi nécessaires que le sont les thérapeutes utilisant les médecines alternatives comme l’homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise, la phytothérapie, l’acupuncture, l’ostéopathie, le magnétisme, la médiumnité guérissante, etc. Car il nous faut bien avouer que les guérisseurs empiriques, comme les thérapeutes employant les médecines alternatives à la médecine allopathique, sont aussi très loin d’avoir la possibilité de tout guérir. Travaillant, souvent à leur insu, comme simple « médium » (15), les résultats obtenus sur leurs patients, ne sont pas uniquement dûs à leurs connaissances ou à leurs « pouvoirs personnels », mais dépendent grandement de ce que leurs patients méritent de recevoir  de la part de leur Égrégore (16).
 Mais si on veut bien se donner la peine de dépoussiérer tout ce fatras d’écrits aussi simplistes que douteux, il est possible de découvrir dans ce livre quelques fragments de science occulte qui ne manquent pas d’intérêt.
 C’est donc à n’en pas douter, un Esprit supérieur qui utilisa à ses dépens ce brave Louis Rouvier comme scripteur des enseignements de haute portée de ce livre. Malheureusement, ce dernier a dû être aussi et en même temps, abusé par d’autres esprits, aussi prétentieux qu’ignares. Ces derniers, profitant de la crédulité de Louis Rouvier lui suggérèrent d’énormes erreurs dont il ne sut pas se démarquer, dans sa naïve bonne foi. À moins que cela ne soit aussi une épreuve pour Louis Rouvier. L’Esprit qui le guidait, plaçant sur sa route ces grosses bourdes, afin de tester et d’accroître son « sens critique », sa rigueur, sa force de caractère, sa force intérieure et le bon usage de son Libre Arbitre.
 Mais faut-il pour autant se gausser de lui ?
 Nous ne le croyons pas, car ce serait oublier l’abnégation et les sacrifices consentis par ce dernier, et cela mérite a minima dans ce contexte, que l’on prenne la peine de chercher ce qui « est à trouver » !
Et puis, il est parfois des erreurs qui nous heurtent certes, mais qui nous poussent aussi à entreprendre de longues  recherches pour les démontrer clairement. Souvent, par contrecoup, ces mêmes recherches, finissent par améliorer grandement notre connaissance.
Et en ce domaine, la matière ne manque pas !

  

Notes

  1. Louis Rouvier, auteur d’un unique ouvrage : « Aux portes du Suprême Savoir » (Nouvelles Éditions Debresse 1981), se définit lui-même comme « sans diplôme et avec très peu d’instruction »dans son introduction à la page 9.
  2.      Le lecteur lira non sans profit la biographie succincte de Jacques Henri Espérandieu né à Nîmes, le 20 septembre 1829, qui fut un des grands architectes de la ville de Marseille, dont le Palais Longchamps auquel conduit justement la rue au nom éponyme d’Espérandieu ( http://www.operavenir.com/esperandieu.html )
  3. Étant donné qu’une quarantaine d’années séparait le temps de notre prime adolescence de la rencontre avec Louis Rouvier, ces immeubles qui jadis faisait la fierté d’une bourgeoisie déjà très déclinante, étaient devenus des habitations aux loyers modiques, du fait de leurs vétustés et de leurs incompatibilités aux exigences de la vie moderne.
  4. Le STO français a concerné environ deux millions de travailleurs français, dont certains, ayant travaillé dans des usines d’armement ou de fabrication de produits chimiques, sont revenus dans un très mauvais état de santé. Fort heureusement pour eux, la France créa un régime de prévoyance, qui devint ce que nous appelons actuellement la Sécurité sociale. Cela permit de les prendre en charge sanitairement et financièrement: (http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_du_travail_obligatoire_(France))
  5. Nous avons souvent remarqué qu’une grave maladie, une profonde dépression nerveuse ou de violentes épreuves affectives et/ou morales étaient souvent les moyens employés par nos Égrégores respectifs,d’abord  pour « déstructurer » la façon d’être et de penser des esprits trop récalcitrants devant les difficultés et les obligations de leur évolution spirituelle, et ensuite pour les guider vers leur véritable Voie d’évolution spirituelle. Cette Voie librement choisie par eux dans d’autres vies, mais qu’ils avaient abandonnée soit par « oubli », soit parce qu’elle leur semblait trop contraignante, soit parce que leur esprit, trop « éparpillé » les avait écarté d’elle, sans aucune autorisation de leur Égrégore. La lecture du chapitre XXVI du livre de Léon Denis : la Destinée apportera au chercheur de vérité, bien des enseignements  sur ce sujet.
  6. Ce qui est le propre des médiums psychographes…
  7. En termes d’astrologie traditionnelle, le terme de « maléficié », appliqué à une planète, n’a rien de péjoratif et encore moins rien de méprisant. Il signifie seulement que cette planète a plutôt tendance à apporter malchance et déboires à la personne qui est sous son influence, ou la faire agir par des moyens voués à l’échec. 
  8. en 1980, les ordinateurs individuels n’avaient pas encore été inventés, et la saisie des données dans les ordinateurs de société se faisait encore à l’aide de cartes perforées… et les imprimeurs en étaient encore à utiliser d’anciennes techniques d’imprimerie.
  9. soit environ l’équivalent de 21 000 € de 2014 !
  10. Soit environ une quarantaine d’euros actuels
  11. Procédant, avant d’écrire cet article, à quelques recherches de vérification sur Internet, nous nous sommes aperçu que les exemplaires des éditions originales de 1981 se vendaient à présent entre 60 et 150 euros selon l’état. Ce qui est une escroquerie manifeste.
  12. Nous citerons dans cet ordre d’idée :
    1. Léon Larguier : Les faiseurs d’or (N. Flamel est un personnage que beaucoup d’auteurs ont rendu « légendaire » à des fins marketing pour leur livre, et à qui certains écrits hermétiques, édités longtemps après sa disparition, ont été attribués à tort.
    2. Louis Pauwels et Jacques Bergier : Le matin des magiciens, un ouvrage beaucoup plus destiné à faire prendre conscience « d’autres enseignements », qu’à donner ces « autres enseignements »…
    3. Armand Barbault : L’or du millième matin (qui utilisant une voie basée sur un support végétal, n’a jamais pu réaliser le Grand Œuvre, car tous les Philosophes Hermétiques, considérés comme ayant atteint l’Adeptat par leurs pairs, sont formels sur ce point de doctrine : le Grand Œuvre ne peut se réaliser qu’en partant d’un support métallique.
    4. Les ouvrages de Guy Tarade
    5. Etc.
  13. Mme Bercou habitait selon plusieurs sources, au n° 15 de la rue de la Poste à Châtel Guyon (63140), dans une maison de trois niveaux plus une mansarde, portant le nom de « Villa Adriana ». Cette maison à la façade blanche, ne semble comporter à chaque niveau qu’une seule pièce, tellement sa largeur est réduite. Elle semble inoccupée actuellement, pour cause de vétusté. Une partie des écrits de Mme Bercou peuvent se lire sur le site : http://jeannette.blogspace.fr/6505683/1ere-Les-ecrits-de-Mme-BERCOU-But-de-l-Incarnation-1-4/ . Il devrait être aussi possible de les trouver dans les archives de la Revue Spirite, mais nous n’en avons pas les références. Une partie des écrits de Mme Bercou peuvent se lire sur le site : http://jeannette.blogspace.fr/6505683/1ere-Les-ecrits-de-Mme-BERCOU-But-de-l-Incarnation-1-4/ . Il devrait être aussi possible de les trouver dans les archives de la Revue Spirite, mais nous n’en avons pas les références.
  14. Une photo actuelle de sa maison a été placée en fin d’article.
  15. Il ne faut jamais oublier que le terme de « médium »signifie avant tout « intermédiaire, entre deux personnes ou deux choses, milieu, etc. ».
  16. C’est avant tout les efforts, la constance que chacun peut apporter dans le suivi de sa Voie d’évolution spirituelle, qui feront que leur Égrégore, par l’intermédiaire du « guérisseur » agira sur leur état de santé. La bonne compréhension de cette Loi, devrait en ramener plus d’un(e) à beaucoup plus d’humilité dans les résultats qu’ils peuvent obtenir.
  17. Cf. : « La langue des oiseaux » : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1655*

Images   Maison de Mme Bercou (Louis Rouvier)