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La Grande Pâtisserie

  • Posted on janvier 9, 2015 at 17 h 43 min

Images   la Grande Pâtisserie

Simon Selliest le 1° janvier 2015

 Quelle meilleure façon de commencer une année, que de la commencer par un peu de détente et quelques sourires… Surtout si nous les utilisons à comprendre ce qui nous rebute suffisamment, pour que nous nous obstinions à ne pas vouloir le comprendre…
Par exemple, nous avons souvent parlé sur ce site, des connaissances et de la Connaissance dans les textes passés, et surtout de cette connaissance hermétique, exposée aux yeux de tous, que tous peuvent lire, mais que peu cherchent vraiment à pénétrer et à comprendre.
« Nos livres sont écrits pour tous, mais tous ne peuvent les lire« 
répètent souvent les vieux Maîtres !
Prenons en ce début d’année, et alors que notre esprit est encore tourné vers l’ambiance joyeuse et festive du réveillon à peine fini, un exemple ludique pour tenter d’expliquer ce qu’est la Connaissance et comment il serait possible de l’acquérir avec un minimum de méthode et d’efforts.
Imaginons une très grande, très belle, très luxueuse pâtisserie, illuminée de mille « lumières », dans laquelle chaque place disponible est occupée par un magnifique gâteau. Ces gâteaux sont de toutes tailles, de toutes les couleurs et de toutes les saveurs, de tous les arômes et de toutes les imaginations.
Mais… Mais avec la plus grande faim ou la plus grande gourmandise du monde pourrions-nous tous les manger à la fois ?
Bien sûr que non ! A minima nous en serions malades, et l’estomac (notre second cerveau, disent les scientifiques actuels), à la limite d’exploser finirait par tout rejeter et il ne nous resterait rien de ce que nous aurions consommé, si ce n’est une sensation de mal-être abominable. A maxima, nous pourrions en manger à en mourir d’une embolie, dans un désastre karmique épouvantable dont plusieurs vies seront ensuite nécessaires à son épuration.
La sagesse la plus élémentaire nous conseillerait donc de n’en manger qu’un seul à la fois, laissant à notre libre arbitre, ou à notre bon vouloir, le choix d’en préférer un plutôt qu’un autre.
De même, il nous serait impossible d’avaler un gros gâteau d’une seule bouchée. Notre bouche ne serait pas assez grande… Là encore, la sagesse la plus élémentaire ne pourrait que nous conduire à n’en prendre qu’une cuillerée à la fois et de la mâcher suffisamment avant de l’avaler.
La Connaissance est un peu à l’image de cette magnifique pâtisserie. Pleine de « petites connaissances » plus attirantes les unes que les autres, que notre libre arbitre peut choisir en toute liberté. Elles sont de toutes tailles, de toutes compositions, de tous ingrédients, de toutes formes de savoir et ont été faites sur la base de savoir-faire de toutes compétences.
Une fois notre choix fait, prenons cette « petite connaissance » et abordons-la petit à petit, en appréciant tout ce qu’elle peut nous apporter de plaisir, de joies, de bonheur, de forces et de sensations d’avoir acquis quelque chose qui nous servira nécessairement un jour à venir.
Prenons aussi le temps de laisser reposer notre esprit, comme nous nous laisserions le temps à notre estomac de digérer. Notre esprit, comme notre estomac, a aussi besoin de « digérer » ce qu’il vient « d’ingurgiter ». Il n’en tirera que plus de profits par la suite.
Mais, sous prétexte que nous sommes devenus à l’aise dans cette « petite connaissance » là, et que nous l’avons beaucoup appréciée, ne continuons pas à la consommer indéfiniment. Il y a tant de nouvelles « petites connaissances » à découvrir, à aborder et à étudier, à assembler entre elles, dans l’immense Connaissance, comme il y a tant de gâteaux à consommer dans cette immense pâtisserie. Tant de valeurs et d’idées nouvelles, tant d’odeurs à découvrir, tant de couleurs dont nos yeux s’éblouiront et tant de fantasmes qui feront bouillir notre imagination et alimenteront notre créativité.
Car c’est aussi ainsi, que s’élève notre niveau de conscience (1), par l’assemblage de nos expériences entre elles et par leurs rapprochements avec la modélisation de nos images intellectuelles, et surtout avec leurs rattachements de tous les symboles que les générations qui nous ont précédé ont laissé pour nous baliser la Voie.
Ainsi, comme au fur et mesure des « gâteaux » que nous aurons mangés, nous devenons plus sélectifs et d’un palais plus affiné, au fur et à mesure des connaissances que nous avons acquises, nous devenons plus sages et d’une pensée plus sélective. Et du « jeune chien fou » que nous étions, « reniflant » ou renversant tout ce qu’il rencontrait sur son passage, nous devenons une personne toujours plus respectueuse d’une certaine éthique de vie, du travail que nos anciens nous ont laissé, de leurs immenses connaissances holistiques, de leurs imaginations fertiles qui ont su si souvent traduire un immense savoir en un simple symbole. Nous comprendrons alors les erreurs impardonnables que les ignorants commettent en les rejetant d’un revers de main, comme serait rejeté un objet bien trop vieux et bien trop cabossé pour être utilisé à nouveau.
Toutefois, si nous mordons un peu trop vite et un peu trop goulûment dans « certains gâteaux », comme par exemple, une « galette des rois » (2), n’oublions pas qu’elle contient un « sujet », et que sur celui-ci beaucoup « se sont cassé les dents » à vouloir « l’avaler » un peu trop vite.
Mais de cela, nous en reparlerons peut-être un jour prochain.
 Puissent donc ces festivités de Nouvel An, nous apporter un peu de cette sagesse dont nous manquons tellement !

 

Notes

  1. Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1469 )
  2. Lire à cet égard la très belle étude d’Eugène Canseliet dans « Alchimie » Editions JJ Pauvert (1964) p 89 et suivantes.