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Le Sel de la Terre (V)

  • Posted on avril 25, 2014 at 9 h 10 min

 

(Cinquième partie)

 L’omniprésence de l’enseignement hermétique 

 Images   Le Sel de la terre (V)

Simon Selliest le 21 mars 1998

Revu et complété le  25 avril 2014

 C’était une séance d’un mois de mars.
 L’inclinaison de l’axe de la Terre la délivrait des barrières de Van Allen, et tout sur Terre pouvait à nouveau se nourrir à satiété de cette manne qui parvenait à nouveau à profusion du Cosmos.
 Les messages et les visions des médiums qui étaient présents à cette séance furent on ne plus clairs sur ce sujet… Il leur suffisait d’avoir des oreilles pour entendre pour qu’ils entendent !
 Ainsi un médium dit ;
« Devant toi, il y a un rocher, en bas de ce rocher une sorte de cuvette. Une main vient d’ouvrir une fente dans ce rocher et maintenant de l’eau coule de celle-ci, fraîche énergétique. Autour du rocher se trouve une herbe très verte. De l’ensemble se dégage une grande beauté, le rocher est de marbre bleu, avec des nervures blanches. Une voix me dit : »Tu peux boire cette eau qui purifie »(1).
 Un peu plus tard, comme s’il fallait du temps pour que ce message nous parvienne de si loin dans sa totalité, un autre médium dit :
« Le rocher est au centre de notre cercle, nous sommes invités à aller boire pour être transformés par l’hostie et cette eau pure. Je suis agenouillée devant cette source, une main est sur mon épaule gauche et me soutient dans la transformation que j’entreprends. Toutes les entités présentes en ce lieu sont invitées à en faire de même. »
 Puis, encore un peu plus tard, un autre médium dit :
 » Cette vision du  Rocher est en relation avec ce que je ressens, il y a encore des mois de travail et c’est à nous de faire ce qu’il faut pour grandir, pour être plus volontaires, afin que les messages qui nous parviennent nous servent, et que nous les utilisions au mieux pour nous forger un autre niveau de conscience (2) , que nous soyons encore davantage opérationnels, tout en étant à l’écoute, et toujours dans un échange où nous pouvons donner le meilleur de ce qui est en nous. C’est ainsi que la richesse de nos émotions prendra toute sa valeur. »
 Comment ne pas se remémorer alors les paroles de Max Heindel sur « la signification cosmique de Pâques » (3)
 Comment aussi ne pas se remémorer aussi la symbolique de cet épisode de la vie de Jésus et des événements qui précédèrent la Pâques juive. Des événements, qui le conduisirent par le Chemin de croix, à sa crucifixion sur le mont Golgotha.
 Comment surtout oublier que cette incommensurable souffrance, dont la forme physique ne fut rien en comparaison de la souffrance morale qu’il dût affronter de se sentir abandonné :
« Père, pourquoi m’as-Tu abandonné ! » (4)
 Reprenant ainsi le premier verset du Psaume de David XXI (5).
 Mais rappelons-nous aussi que ce fut le prix à payer pour que Jésus se dépouille de son pesant corps physique d’homme et puisse vivre dorénavant dans le corps de gloire (6) entièrement spirituel du Christ oint (7).
 Mais n’est pas le Christ qui veut, et surtout nul ne peut le devenir simplement parce qu’il le souhaite. La route qui peut nous conduire vers lui est longue et les chemins de traverse y sont nombreux, dans lesquels il est bien plus aisé d’y patauger longuement que de comprendre où se trouve « la Voie ».
 Cette « Voie » n’est d’ailleurs pas toute droite et unique, mais elle est faite de plusieurs voies qui la coupe et la recoupe, se coupant et se recoupant de même entre elles.
 Parmi ces voies, il est permis de citer :
  • la « Petite Voie », celle que nous montra Marie-Françoise Thérèse Martin, en religion sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous les appellations sainte Thérèse de Lisieux, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou encore la petite Thérèse,
  • la « Voie de la Souffrance », celle que vécut Marthe Robin, et dont les raisons furent données plus explicitement par Léon Denis (8),
  • la « Voie de la Connaissance », celle dont parle le Maître Djwhal Khul (9)
  • etc.
 Mais n’oublions pas que « votre Voie », celle que vous suivez depuis déjà plusieurs vies, et que vous êtes appelé à suivre encore longtemps, si elle modélise plus ou moins une des Voies citées ci-dessus, ne sera exactement semblable à aucune des Voies de celles et ceux qui vous entourent (10).
 Car tout être dans la nature, toute plante, doit un jour « quitter le sein de sa mère » pour se nourrir par lui-même.
 De même :
« Aucun homme ne peut rien vous révéler sinon ce qui repose déjà à demi endormi dans l’aube de votre connaissance.
Le maître qui marche à l’ombre du temple, parmi ses disciples, ne donne pas de sa sagesse mais plutôt de sa foi et de son amour.
S’il est vraiment sage, il ne vous invite pas à entrer dans la maison de sa sagesse, mais vous conduit plutôt au seuil de votre propre esprit.
Lastronome peut vous parler de sa compréhension de lespace, mais il ne peut pas vous donner sa compréhension.
Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace, mais il ne peut vous donner l’oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.
Et celui qui est versé dans la science des nombres peut parler du domaine des poids et des mesures, mais ne peut vous y conduire.
 Car la vision d’un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et de même que chacun de vous se tient seul dans la connaissance de Dieu, de même chacun de vous doit être seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension de la terre. »(11)
 Nous disions au début de cet article que « le message » était donc parfaitement clair. En effet, nous avions été placés par une grâce infinie devant cette source des « Eaux Supérieures », mais il nous appartenait de nous y abreuver ou de mourir de soif devant elle par notre inconstance en la refusant.
 Mais ce même message est omniprésent dans tous les écrits de celles et ceux qui ont oeuvré avec la présence de leur Égrégore à leurs cotés. Citer la liste des textes sera sans fin, car toutes les religions en parlent, la plupart de leurs fêtes, par leur symbolisme, nous le rappellent, l’Histoire en est remplie, la vie des femmes et des hommes qui ont marqué l’Histoire de nos civilisations en a été marquée… Il « suffit d’avoir des yeux pour lire, et des oreilles pour entendre » !
 Et nous ne parlons pas des « Livres de pierres » que sont nos églises, nos parcs, nos statues (12)
 À n’en pas douter, la Destinée de ces médiums, comme celle de tout un chacun à qui cette source sera présentée un jour (si cela n’a pas déjà été à leur insu…) sera profondément marquée par ce choix « crucial » qui consiste à faire cet infime effort de s’approcher de celle-ci et de s’y abreuver.
 Mais aussi incompréhensible que cela puisse paraître, ce simple geste, est pourtant un véritable « Pas de Dieu » (13). Un « Pas » que nous devons faire pour que notre évolution spirituelle(14) se poursuive…
 Notes
  1. Cette vision nous rappelle bien évidemment la symbolique du Rocher d’Horeb, que Moïse frappa de son bâton afin qu’une eau en coulât pour abreuver le peuple d’Israël « assoiffé » par sa longue marche dans le désert (Exode chapitre XVII Traduction de la Bible TOB, éditions diverses):« Toute l’assemblée des Israélites partit du désert de Sin pour parcourir les étapes que l’Éternel leur avait ordonnées, et ils campèrent à Rephidim. Là, le peuple ne trouva pas d’eau à boire. Alors le peuple chercha querelle à Moïse. Ils dirent: «Donnez-nous de l’eau à boire.» Moïse leur répondit: «Pourquoi me cherchez-vous querelle? Pourquoi provoquez-vous l’Eternel?» Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait: «Pourquoi nous as-tu fait quitter l’Égypte, si c’est pour nous faire mourir de soif, moi, mes enfants et mes troupeaux?» Moïse cria à l’Éternel en disant: «Que puis-je faire pour ce peuple? Encore un peu et ils vont me lancer des pierres! »L’Éternel dit à Moïse: «Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d’Israël. Prends aussi dans ta main ton bâton, celui avec lequel tu as frappé le fleuve, et marche! Je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira.» Moïse agit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il appela cet endroit Massa et Meriba, parce que les Israélites lui avaient cherché querelle et avaient provoqué l’Éternel en disant: «L’Éternel est-il au milieu de nous, oui ou non
  2. Entendons par là : « que s’élève notre niveau de conscience » (Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1469 )(3)
  3. Max Heindel : Enseignement d’un initié Éditions de la Maison Rosicrucienne (édition 1982) tome II pages 143 à 173)
  4. Évangile selon Matthieu chapitre XXVI, verset 46
  5. Les Psaume de David (Psaume XXI verset 1)
  6. Évangile selon Jean (chapitre XX, verset 11 à 31), et notamment : « Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » ; « Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens chapitre III, versets 20-21).
  7. Rappelons que le terme « oint » signifie : consacré avec une huile bénite, donc « sanctifié ».
  8. Léon Denis : « Après le mort » Éditions diverses (chapitre XXVI)
  9. Mabel Collins : « La Lumière sur le Sentier » Éditions Adyar (plusieurs éditions)
  10. Cf. : « Vous y croyez, vous à çà ? » (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1537 )
  11. Khalil Gibran : « Le Prophète » Éditions Casterman 1956 (page 56)
  12. Notamment, il est possible de citer les incontournables livres de Fulcanelli : Les Demeures philosophales, le mystère des cathédrales (diverses éditions)
  13. « Le Pas de Dieu », cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=997)
  14.  Évolution spirituelle, cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1466)