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La leçon de piano

  • Posted on septembre 17, 2013 at 13 h 52 min

Simon Selliest le 20 juillet 2013

Revu et complété le 16 septembre 2013

La vision arriva dès le début de la séance de spiritisme, par l’intermédiaire de l’un des médiums de notre assemblée réduite.
Elle y voyait un piano supportant :
  • à droite un métronome en train de battre la mesure. Sa forme pyramidale lui donnait une apparence de grande stabilité sur sa base, pendant que son aiguille, de métal noir, effilée à son extrémité, battait la mesure,
  • à gauche une couronne bleu brillante,
Sur la gauche du piano se tenait une femme dont il n’était possible que de discerner sa silhouette sous une forme évanescente et fugitive. Non sans raison sans doute, car les Maîtres, dans leur grande modestie, n’apparaissent que rarement de manière parfaitement visible.
De cette vision se dégageait une douce luminosité, très agréable, et une ambiance douce et légère.
Vision quelque peu banale s’il en était et à priori sans enseignement particulier…
Mais les Maîtres de nos séances nous avaient habitués depuis longtemps déjà, à ne rien négliger de ce genre de vision, et de toujours en rechercher le sens caché, souvent véritable enseignement de Philosophie Hermétique.
Après la description de la vision, le silence se fit, et chacun se maintint dans ses propres réflexions sur cette vision, ou en attente d’autres communications.
Le silence dura longtemps… bien plus longtemps que les habituels silences entre deux visions… Puis un autre médium pris la parole.
<< Le métronome indique un « temps cadencé », c’est à dire un temps mesuré dans une échelle connue, répétitive, de séquences parfaitement égales, comme celles du temps mesuré en heures, minutes, secondes, jours, mois, années, cycles, pulsations, etc.
Mais il existe aussi un autre Temps, un temps que l’on pourrait appeler un « Temps Spirituel ». >>
Sur le moment, ce terme de « Temps Spirituel », nous parut quelque peu indéfinissable, même si nous en percevions quelques bribes de compréhension intuitive.
Ce ne fut que bien plus tard que la réponse nous fut donnée, comme toujours, en essayant de développer par écrit ce qui avait été dit verbalement en séance.
Dans cette vision, le fait que le métronome soit sur un piano, semblait indiquer qu’il s’agissait du rythme musical : rythme à deux temps, ou à trois temps, etc., donc d’une mesure intemporelle, choisie sur une base aléatoire, pouvant donc se produire à n’importe quel moment présent, passé ou futur, mais parfaitement répétitive et cadencée ! Comment alors, pour nous médiums, chargés de « Transmettre le Message », de ne pas penser à ces vers de Boileau :
 Surtout qu’en vos écrits la langue soit révérée
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
En vain vous me frappez d’un son mélodieux,
Si le terme est impropre, ou le tour vicieux.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;
Polissez-le sans cesse et le repolissez :
Ajoutez quelques fois et souvent effacez.
C’est peu qu’en un ouvrage où les fautes fourmillent,
Des traits d’esprit semés de temps en temps pétillent.
Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu ;
Que le début, la fin répondent au milieu ;
Que d’un art délicat les pièces assorties
N’y forment qu’un seul tout de diverses parties.

Nicolas Boileau : l’Art poétique (1674).

Mais la couronne bleue, la couleur des auras des guérisseurs, s’accordant à l’évanescence de la silhouette, semblait indiquer qu’il pouvait exister un autre temps. Le temps apportant la guérison du corps et de l’âme, par le Message transmis.
 Cette autre mesure du temps, une mesure qui pourrait être appelée « mesure spirituelle », comme le sont celle du flux et du reflux des vagues, celle de la succession des saisons, celle du temps mesuré à l’aune de nos émotions et de nos sentiments,  celle qui sert à notre évolution spirituelle, etc.
Un temps qui n’est pas quantifié par nos mesures scientifiques mais par les lois de la Nature.
Et si nous reprenons alors le magnifique passage de l’Art poétique, il est aussi possible de dire que le temps nécessaire à la réalisation d’une telle œuvre ne peut être quantifié par la seule mesure du temps d’écriture, car outre ce temps là, il y a le temps passé à y réfléchir, à former son esprit à la compréhension des mots, à forger son expérience, à apprendre à lire dans le cœur des autres, à développer sa propre sensibilité, etc., etc.
C’était donc là, à n’en pas douter, une incitation qui nous était faite, à ne pas croire que l’œuvre de notre vie était terminée, que notre connaissance des choses de la Vie et de la Mort était complète, que nos visions, nos ressentis en séance étaient suffisants, et suffisamment compris par nos âmes et nos esprits. En tout cas, pas suffisamment pour nous autoriser à les transmettre « en l’état ».
Car en n’en pas douter, ce n’est pas ainsi que nos Maîtres entendent leur incitation à : « Transmettre le Message ».
Comment alors traduire mieux que par ces vers de La Fontaine, cette nécessité qui nous ait faite de poursuivre, et poursuivre encore et toujours, notre évolution spirituelle(1) et l’élévation de notre niveau de conscience(1) :
« Travaillez, prenez de la peine,
C’est le fond qui manque le moins,
Un trésor est caché dedans. »

 

Par ailleurs, le piano, comme tout le monde le sait, est un instrument qui se joue à deux mains (en solo) ou à quatre mains (en duo), et qui possède des pédales actionnées par les pieds(2). Ce qui peut traduire le fait qu’il ne soit possible :
  • de jouer du piano qu’en utilisant ses quatre membres et donc tout son corps pour conserver l’harmonie de sa gestuelle, et la justesse de son jeu musical,
  • d’en jouer à deux que si une parfaite harmonie et une complète compréhension de son partenaire existe.
Il y a donc une nécessité impérative, pour le pianiste, de maîtriser son esprit pour maîtriser son corps, s’il veut que son jeu musical soit fidèle et conforme à ce que le compositeur avait créé.
Ce qui se passe de commentaires, croyons nous, s’adressant à des médiums, qui par définition et nécessité, sont des êtres dont le système nerveux est hyper sensibilisé.

 

 

Notes

(1Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=470

(2Généralement, un piano possède un pédalier composé de deux ou trois pédales :

  • La pédale de droite que l’on appelle pédale forte, sert à prolonger la vibration des cordes une fois les touches relâchées. Cela permet de lier les notes entre elles.
  • La pédale de gauche, que l’on nomme pédale douce ou una corda

o   Sur les pianos à queue, elle déplace le clavier et les marteaux de telle sorte que seulement deux des trois cordes d’une note sont frappées.

o   Sur les pianos droits, elle rapproche les marteaux des cordes, diminuant ainsi la vitesse de frappe.

Dans les deux cas, la pédale douce permet de produire un son plus doux comme avec la sourdine, mais sans déformation du son.

  • La pédale du milieu, appelée aussi pédale de sostenuto ou pédale tonale est présente sur certains pianos :
  • Sur les pianos de concert ou d’étude, elle a pour rôle de tenir les notes déjà jouées au moment où la pédale est enfoncée, ce qui permet de tenir des accords.
  • Sur les pianos droits, il s’agit d’une sourdine permettant de diminuer le volume sonore. Cette sourdine n’a pas de rôle dans l’interprétation ; elle est utilisée pour ne pas déranger lors du travail en appartement.

http://www.umusic-acadomia.fr/conseils-astuces/quoi-servent-les-pedales-quand-joue-du-piano.html