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La Lumière sur le sentier (V)

  • Posted on mars 12, 2015 at 19 h 05 min

( V– La Lumière qui luit dans les ténèbres)

 

Frontispice de la Nouvelle Lumière Chymique 

Simon Selliest le 3 septembre 2014

Revu et complété le 11 mars 2015

 En réécrivant nos notes de lecture sur le livre de Louis Rouvier (1), nous avions fait quelques recherches sur Internet, notamment pour savoir si son livre était encore en vente, ou mieux, s’il avait été réédité par un généreux spirite.
 C’est ainsi que dans ces recherches, nous trouvâmes notamment un blog qui avait retranscrit une partie des livres de Mme Bercou, dont Louis Rouvier semblait faire grand cas. Cette Mme Bercou, dans les années 80 du siècle dernier habitait au 15 de la rue de la Poste à Châtel Guyon (63140) comme cela à été vue (2).
 Bien que nous n’approuvions pas totalement les idées qu’elle émet dans ses écrits (3) quant à l’interprétation de la doctrine spirite, nous n’en dirons rien, car nous n’avons lu que les articles qui se trouvent sur le site, et nous n’avons aucune preuve qu’ils soient authentiques.
 Par ailleurs, il convient aussi de considérer que dans ce domaine, il appartient à chacun d’entre nous d’assumer les idées qui lui sont propres, les lectures qui lui conviennent, et son chemin d’évolution. Son Égrégore saura bien lui faire comprendre dans cette vie, ou dans d’innombrables autres vies, s’il s’est trompé ou s’il a pris la bonne voie. Dans l’immédiat, il appartient à chacun des lecteurs des textes de conférences de Mme Bercou, de s’en servir pour l’usage qu’il lui convient.
 Rappelons aussi que si la vérité (avec un « v » minuscule), est accessible à tous, tous ne peuvent l’atteindre en même temps. Les chemins de la compréhension des Choses de la Vie et de la Mort, en sont parfois rendus quelque peu tortueux.
 Par contre, en parcourant « en diagonale » ce site à la recherche d’une mention du nom de Louis Rouvier, site dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est « hétéroclite » et un peu « fourre-tout », nous avons trouvé un texte dont le scripteur avançait l’hypothèse – qu’un auteur ancien et réputé confirmait – la présence d’un « soleil terrestre et centrique », situé au sein de la Terre.
 Nous n’aurions pas prêté attention à cette aberration scientifique dont les sites « New Âge » sont truffés, si cette expression de « soleil terrestre et centrique » ne nous était pas si familière, puisque appartenant à la symbolique de la Philosophie Hermétique.
 Là encore, nous ne dirons rien des croyances de cette personne, mais nous lui suggérons très charitablement de s’interroger avec toute l’intégrité intellectuelle dont il est capable, si par ce texte et cet auteur, son Égrégore n’essaie pas ainsi de lui rappeler la « Voie » que jadis, il a pu choisir.
 Mais, pour en revenir au sujet de cet article, nous devons nous interroger sur la signification de cette symbolique de « soleil terrestre et centrique » ?
 Pour essayer de la comprendre, commençons par nous reporter au texte d’origine dont nous citons ci-dessous deux passages, entre autres, qui la mentionnent :
 Premier texte (4),

Le feu de la Nature n’est point différent de celui du Soleil, ce n’est qu’une même chose. Car tout ainsi que le Soleil tient le centre et le milieu entre les sphères des Planètes et que, de ce centre du Ciel, il épand en bas sa chaleur par son mouvement, il y a aussi au centre de la Terre un Soleil terrestre qui, par son mouvement perpétuel, pousse la chaleur ou ses rayons en haut, à la surface de la Terre : et sans doute cette chaleur intrinsèque est beaucoup plus forte et plus efficace que ce feu élémentaire ; mais elle est tempérée par une eau terrestre, qui de jour en jour pénètre les pores de la Terre et la rafraîchit. De même, l’air qui de jour en jour vole autour du globe de la Terre, tempère le Soleil céleste et la chaleur; et si cela n’était, toutes choses se consumeraient par cette chaleur et rien ne pourrait naître. Car comme ce feu invisible, ou cette chaleur centrale consumerait tout, si l’eau n’intervenait et ne la tempérait, ainsi la chaleur du Soleil détruirait tout, n’était l’air qui intervient au milieu.

Mais je dirais maintenant en peu de mots, comment les Éléments agissent entre eux. Il y a un Soleil centrique dans le centre de la Terre, lequel par son mouvement ou par le mouvement de son firmament, pousse une grande chaleur….

 Second texte (5)

 Images   La lumière sur le Sentier (V -1)

 Tout d’abord, nous ne saurions trop mettre en garde celles et ceux, qui se découvrant subitement une attirance irrésistible pour la Philosophie Hermétique, de ne lire qu’avec leur intellect et en « diagonale », comme ils liraient une quelconque note de service. Nos « Pères » avaient la chance de ne pas avoir de temps à perdre avec nos smartphones, nos courriels, nos réseaux sociaux et en un mot, ne vivaient pas « connectés » jour et nuit. Ils disposaient ainsi d’assez de temps pour contempler les Mystères de la Nature et pour déchiffrer de longs textes écrits dans la Langue des Oiseaux afin de voiler leur véritable sens. Ce qu’ils faisaient sans beaucoup de peine car leur culture religieuse et mythologique était immense. Ils lisaient donc plus « en esprit » qu’avec leur intellect, qui par ailleurs n’avait rien à envier aux nôtres…
 De plus, la Spagyrie n’ayant aucun mystère pour eux, ils savaient depuis des lustres, que certaines appellations pouvaient désigner plusieurs choses bien différentes les unes des autres.
 Dans le cas qui nous intéresse : le terme de « Soleil », pouvait ainsi désigner, en plus de l’astre diurne, soit l’or métal (symbole actuel : Au), soit une matière inconnue des chimistes modernes (6), soit un catalyseur interne de la matière, etc.
 De même le terme de « Terre » pouvait désigner, la planète Terre, l’Élément « Terre », toute matière sous un état solide, toute matière composée (donc une matière « renfermant en son sein » une autre matière…), leur compost dans une certaine phase de l’Œuvre, etc.
 Ainsi analysé, la phrase :  » il y a aussi au centre de la Terre un Soleil terrestre qui, par son mouvement perpétuel… », pourrait se traduire approximativement par : « Il y a au centre de « notre » matière une chaleur latente… ».
 N’ayant pas reçue licence de parler plus avant des caractéristiques de ce « feu secret » enclos au sein de la « Terre » préparée par les  » Philosophus per Ignem « , nous laisserons donc ceux qui ont la gentillesse de nous lire, faire en solitaire les autres pas sur ce chemin si difficile, mais tellement enrichissant pour nos esprits et nos évolutions spirituelles (7).
 Toutefois pour les aider dans la mesure de nos faibles connaissances, nous nous permettrons de leur rappeler, une fois encore, les premiers versets de l’Évangile de Jean (8) :

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu ; et le Verbe était Dieu.

2 Il était au commencement avec Dieu.

3 Toutes choses ont été faites par lui ; et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans lui.

4 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;

5 et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise.

Ainsi que ce qui en avait été dit dans un article précédent (9).
 Mais peut-être sera-t-il plus facile pour nous de comprendre la nature de « cette Lumière qui luit dans les ténèbres », si nous nous rappelons la très célèbre équation d’Albert Einstein, dont nous n’osons même pas donner l’explication, tellement elle est connue de tous :
 E = MC2
 Et ce que dit Burensteinas (10):

« On commence à sentir que le but du jeu, c’est de dissiper la forme pour retrouver derrière quelque chose de primordial, d’indifférencié.

  • D’un point de vue métaphysique, ce sera retrouver Dieu, retrouver la Lumière.
  • D’un point de vue physique, ce sera se poser la question de l’unification des forces et se dire : «Mais avant qu’il y ait de la matière, qu’est-ce qu’il y avait ?»

L’idée, pour le métaphysicien, c’est de transformer la matière en Lumière et ce sera de transformer la matière en son composant primordial pour le physicien.

Pour moi, transformer la matière en Lumière ou en son composant primordial, c’est la même chose. C’est pour cela que je dis qu’il n’y a pas de différence entre l’alchimie d’hier et celle d’aujourd’hui.

Comment fait-on ? En ayant lu ce livre il serait normal que d’une manière ou d’une autre vous soyez capables de trans­former la matière en Lumière. L’idéal serait que chacun soit capable de le faire.

Faire de l’alchimie aujourd’hui à quoi donc cela peut-il servir ? Est-ce que cela a servi aux anciens ? On transforme la matière en Lumière d’un point de vue métaphysique et du point de vue physique, on transforme la matière en cette énergie primordiale.   

 Cette énergie primordiale, aujourd’hui, d’un point de vue physique, on en observe les conséquences, mais on ne sait pas ce que c’est. Pour se représenter la réalité de l’univers, on devrait en faire un négatif. Donc faire une photo des étoiles et en tirer un négatif. Les étoiles apparaissent en noir, c’est normal puisqu’elles fabriquent de la matière et ne font pas de la Lumière. L’étoile c’est de l’hydrogène qui se combine en produisant de l’hélium et cela ne s’arrête pas, elle continue à combiner et à fabriquer tous les éléments de l’univers d’où la poussière d’étoiles. Mais ce qu’il y a autour, tout le noir, apparaît en blanc, c’est cela la vraie Lumière. »

 Ou encore Henri Coton-Alvaert (11)

 « La lumière d’origine n’est pas dirigée en faisceau comme la lumière libérée que nous connaissons. Cette dernière flue d’une source matérielle, donc limitée, et par là rayonne dans des directions définies. La lumière d’origine est émise par chaque point de l’espace, elle est donc omnidirectionnelle, comme celle qui existerait à l’intérieur du soleil. »

 Mais là, nous devons vraiment nous taire !
 Que la Lumière soit sur celles et ceux qui cherchent avec un cœur pur. 

Notes

 

  1. Louis Rouvier, auteur de l’ouvrage unique : « Aux portes du Suprême Savoir »(Nouvelles Éditions Debresse 1981), la cite dans une note en bas de page. Mme Bercou habitait selon plusieurs sources, au 15 de la rue de la Poste à Châtel Guyon (63140), dans une maison, la « Villa Adriana »de trois niveaux plus une mansarde. Cette maison à la façade blanche, ne devait comporter à chaque niveau qu’une seule pièce, tellement la largeur de la maison était réduite. Elle semble inoccupée actuellement, pour cause vétusté (Cf. la photo de cette maison dans l’article( Notes de lecture sur « Aux Portes du Suprême Savoir : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1660).
  2. Note de lecture sur Louis Rouvier (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1660 )
  3. Une partie des écrits de Mme Bercou peuvent se lire sur le site : http://jeannette.blogspace.fr/6505683/1ere-Les-ecrits-de-Mme-BERCOU-But-de-l-Incarnation-1-4/ . Il devrait être aussi possible de les trouver dans les archives de la Revue Spirite, mais nous n’en avons pas les références.
  4. Le Cosmopolite : Nouvelle Lumière Chymique, texte de l’édition de 1691, modernisée et réédité dans la collection Bibliotheca  Hermetica en 1976 p. 82 et 83  
  5. Le Cosmopolite : Nouvelle Lumière Chymique, fac-simile de l’édition de 1723 Chez Laurent d’Houry Imprimeur-Libraire, rue de la harpe… p. 66 et 67.
  6. Nous ne voulons pas dire ici que les chimistes actuels n’auraient pas découvert une matière déjà connue des Anciens, mais simplement, que nos « Pères », raisonnant différemment des chimistes actuels, désignaient ainsi une « force d’évolution » (que l’on pourrait appeler « réaction chimique » de nos jours en première approche). Cette réaction s’accompagnant de chaleur, de fumées, de boursouflements de la matière, de changement d’état, etc., par extension le même mot pouvait alors désigner, la réaction elle-même, une de ses phases, les phénomènes qu’elle provoquait et les matières qu’elle produisait.
  7. Évolution spirituelle : Cf. (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1466 )
  8. Évangile de Jean : traduction de Lemaistre de Sacy (édition 1843) : versets 1 à 5
  9. Cf. : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1617  
  10. Burensteinas P. : De la Matière à la Lumière Editions du Mercure Dauphinois (éditions 2009) p. 22 et 23.
  11. Coton-Alvart H. : Les Deux Lumières Editions Dervy (édition 1996) p.24