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Le pot, le terreau, la plante…. et la médiumnité (III)

  • Posted on août 9, 2013 at 17 h 07 min

(Troisième partie)

L’innocente goinfrerie

 

Simon Selliest le 23 janvier 2011

Revu et complété le 30 juillet 2013

Revu et complété le 10 août 2013

 Suite de la deuxième partie…

Dans toute écriture, dans toute parole qu’un(e) médium délivre sous une quelconque forme de dictée médiumnique, il y a toujours forcément une grande partie de lui-même ou d’elle-même. Et si on y ajoute la sage parole d’Allan Kardec, qui nous dit que les Esprits s’attirent les uns et les autres par leur « rayonnement », pouvons-nous croire un seul instant que l’égrégore(6) qui nous guide et nous « parle » soit d’un haut niveau de spiritualité, si nos pensées sont à tout moment tournées vers les bas instincts matériels, la jalousie, la médisance, l’hypocrisie, l’égocentrisme, ou si nous maltraitons notre corps par des abus d’alcool, de tabac, de drogues, de nourriture trop sucrée, trop grasse, trop chargée de pesticides, trop carnée, etc. ?
Mais à contrario, il ne sert à rien non plus de pratiquer une ascèse drastique, et de tomber dans l’excès inverse en privant notre corps de tout aliment, de toute boisson et de le martyriser par d’inutile flagellations et autres sévices corporels, pour le « purifier » et recevoir ainsi l’esprit saint, si nous ne pratiquons pas aussi une telle ascèse pour notre esprit. Mieux vaut travailler peu à peu, mais travailler à la fois sur le corps et sur l’esprit.
 Notre corps de cette incarnation, nous a été donné en considération de la manière dont nous avons conduit nos vies passées, et si nous devons, bien entendu, prendre soin de lui, l’améliorer et le soigner quand il est malade, le purifier, il ne servirait à rien de le martyriser par mille tortures, si nous ne maîtrisons pas et si nous ne purifions pas d’abord notre esprit. Toutes celles et tous ceux qui ont pratiqué un tant soit peu les arts martiaux asiatiques, savent très bien qu’il est impossible de maîtriser son corps si on ne maîtrise pas d’abord son esprit.
 Mieux vaut donc travailler peu à peu, mais travailler à la fois sur le corps et sur l’esprit, constamment, avec détermination et en pleine conscience. Là encore d’ailleurs, si nous reprenons notre parabole de la plante, a-t-on déjà vu une plante pousser et s’épanouir en quelques minutes (7), et un corps organique se transformer en un terreau pulvérulent et fertile en quelques secondes ?

Ceci n’est d’ailleurs pas une idée très novatrice, car Cornelius Agrippa de Nettesheim (1486-1535) écrivait déjà dans son « De occulta philosophia » Cologne 1533, dont il est possible de lire une traduction française dans l’édition de Chacornac (1970) :

« L’homme est véritablement sain quand son âme et son corps sont bien unis et si bien en accord que les forces de l’esprit commandent naturellement à celles du corps. »

 Il ne s’agit donc pas de réduire le corps au point qu’il se rebelle en se créant des maladies, ou aveugle l’entendement, mais de le conduire par l’esprit à se limiter à son rôle originel de support matériel de celui-ci.

 En ce domaine donc, comme en bien d’autres, il convient de se rappeler les sages paroles du Tao : « En toute chose, il doit y avoir un juste équilibre ». Et les lois de la Nature doivent être respectées en toutes circonstances.
 Nourrissons notre corps le plus sainement et le plus diététiquement possible, sans excès, sans « drogues », sans médicaments inutiles. A cet égard, il serait idiot par exemple, de se bourrer de médicaments contre le cholestérol, si nous ne commencions pas par nous soumettre à un régime alimentaire adéquat. Régime que nous aurions dû d’ailleurs adopté bien avant de commencer à avoir du cholestérol… Mais combien le font réellement ?
 Considérons plutôt notre cholestérol comme une « leçon » ou comme un « enseignement très personnel » qui est destiné à nous faire comprendre les dangers pour notre évolution spirituelle, de notre façon de vivre et de manger.
 La « grande et dédaigneuse » médecine moderne commence d’ailleurs à chercher à comprendre et à essayer de soigner ce qu’elle appelle les maladies psychosomatiques et qui ne sont rien d’autres que les conséquences des influences délétères qu’exerce notre esprit sur notre corps. Ou encore le résultat des influences de nos « états d’esprit » sur celui-ci. Ou enfin, le résultat de la façon dont nous avons mené nos vies antérieures.
 Ces choses là sont pourtant connues depuis des siècles, mais combien d’entre nous s’en soucie ? Elles sont pourtant inscrites dans les premiers livres de médecine chinoise, des livres vieux parfois de trois mille ans comme le « Huangdi Nei Jing », dans les écrits d’Hippocrate, dans ceux de Paracelse, et comme il serait inutile de les citer tous, nous n’en citerons qu’un seul, celui d’Allan Kardec, dont les sources sont facilement reconnaissables…
 Ce qui démontre que si notre esprit n’est pas dans la voie d’évolution qu’il a librement choisi au moment de son involution dans la matière, ou si notre façon de vivre n’est pas conforme à ce pourquoi notre corps était initialement conçu et destiné, notre corps ne peut donc plus être en harmonie avec notre esprit, ou vice versa, et notre corps par ses maladies nous en avertit. A cet égard, il convient de relire les sages propos d’Esprits supérieurs, qu’Allan Kardec rapporta avec toute la rigueur intellectuelle qui le caractérisait :

 « …..leur démontrant les rapports qui existent entre le corps et l’âme, et en disant que, puisqu’ils sont nécessaires l’un à l’autre, il faut les soigner tous les deux. Aimez donc votre âme, mais soignez aussi le corps, instrument de l’âme ; méconnaître les besoins qui sont indiqués par la nature elle-même, c’est méconnaître la loi de Dieu. Ne le châtiez pas pour les fautes que votre libre arbitre lui a fait commettre, et dont il est aussi irresponsable que l’est le cheval mal dirigé, des accidents qu’il cause. Serez-vous donc plus parfaits si, tout en martyrisant le corps, vous n’en restez pas moins égoïstes, orgueilleux et peu charitables pour votre prochain ? Non, la perfection n’est pas là ; elle est tout entière dans les réformes que vous ferez subir à votre Esprit ; pliez-le, soumettez-le, humiliez-le, mortifiez-le : c’est le moyen de le rendre docile à la volonté de Dieu et le seul qui conduise à la perfection. »

Allan Kardec : l’Évangile selon le spiritisme page 191 de la troisième édition (1865)

 Que dire aussi de l’usage que nous faisons de notre médiumnité ? Comme il est totalement inutile d’essayer de réécrire ce qui a déjà été parfaitement écrit, et surtout déjà écrite par plus érudit que nous, laissons donc la parole, une fois de plus à Allan Kardec :
« La médiumnité est une chose sainte qui doit être pratiquée saintement, religieusement. S’il est un genre de médiumnité qui requière cette condition d’une manière encore plus absolue, c’est la médiumnité guérissante. Le médecin donne le fruit de ses études, qu’il a faites au prix de sacrifices souvent pénibles ; le magnétiseur donne son propre fluide, souvent même sa santé : ils peuvent y mettre un prix ; le médium guérisseur transmet le fluide salutaire des bons Esprits : il n’a pas le droit de le vendre. Jésus et les apôtres, quoique pauvres, ne faisaient point payer les guérisons qu’ils opéraient.
Que celui donc qui n’a pas de quoi vivre cherche des ressources ailleurs que dans la médiumnité ; qu’il n’y consacre, s’il le faut, que le temps dont il peut disposer matériellement. Les Esprits lui tiendront compte de son dévouement et de ses sacrifices, tandis qu’ils se retirent de ceux qui espèrent s’en faire un marchepied. »

Allan Kardec : l’Évangile selon le spiritisme chapitre XVI § 10 Troisième édition (1865)

De même que les Esprits évolués se retirent très vite, si jamais ils s’en seraient d’ailleurs approchés, des médiums aux basses vibrations personnelles et matérielles tournées la plupart du temps vers eux-mêmes et vers leur unique profit. Et ils les abandonnent à leur sinistre œuvre de destruction de leur corps par leurs « égarements spirituels (8) ».
 Dès lors, si les Bons Esprits nous quittent du fait de l’état délabré de notre corps et de notre esprit, il est donc facile de comprendre que les esprits qui viennent alors vers nous, sont à notre image, et que par conséquent nous n’avons toujours que l’enseignement que nous méritons. L’enseignement que nous sommes à même de comprendre, d’utiliser et de propager autour de nous.

 A suivre…

 

Notes

(6) Cf. : « Égrégore » : http://www.spiritisme-allan-kardec-astrologie-philosophie-hermetique.com/tph/tpsp)

 (7) Cf. : « Le syndrome du Lotus Sacré » : http://www.concordances-spirituelles.com/?p=101

(8) « Spirituel » étant pris ici au sens étymologique du mot, c’est à dire : « relatif à l’esprit humain, à son intelligence, à ses connaissances, à son niveau de conscience, etc. »

 Bibliographie

  • Allan Kardec ; le Livre des Esprits (différentes éditions et sur Internet)
  • Allan Kardec ; le Livre des médiums (différentes éditions et sur Internet)
  • Léon Denis : Le problème de l’être, de la destinée et de la douleur (Edition Librairie des sciences psychiques 1918)
  • Tao Tö King Traduction de Conradin Von Lauer (différentes éditions)
  • Le Nouveau Testament (dans la traduction préférentielle propre à chacun d’entre nous)
  • Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus Histoire d’une âme (édition du Carmel 1911)
  • Vie de N. S. Jésus Christ écrite par Clément Brentano d’après les visions de :
    Anne Catherine Emmerich (Éditions de 1860 par Ambroise Bray, Libraire  Éditeur 66 Rue des Saints Pères, Paris)