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Lhomme J. : Guide méthodique de l’expérimenteur spirite (1928)

  • Posted on avril 2, 2010 at 16 h 23 min

 

 Les groupes et leur évolution expérimentale.
Organisation des séances.
Contrôle des manifestations.
Vocabulaire de l’étudiant spirite.

 PRÉFACE

 En composant ce petit travail, notre but a été de mettre entre les mains des NOVICES, un exposé de la  METHODE SPIRITE dont les éléments ont été fournis par une documentation puisée en grande partie dans les ouvrages de nos MAITRES, d’une part, et une expérimentation personnelle très variée et de longue haleine, d’autre part.

 Présenté sous une FORME SYNOPTIQUE, il sera, croyons-nous, un indicateur utile pour le futur expérimentateur spirite, qui choisira lui-même le terrain expérimental répondant le mieux à son éducation, à son caractère.

 Au lieu de se confiner dans ses idées personnelles, le novice se rendra compte qu’il y a, autour de lui, d’autres chercheurs estimables, évoluant sur des plans différents, avec des méthodes adéquates à leurs genres de travaux et qui collaborent avec lui à l’édification du monument spiritualiste de demain.

 Certes, nous n’ignorons pas qu’une vue d’ensemble est forcément très incomplète, mais elle est ordinairement SUFFISANTE pour les débutants. Trop de matières ne leur permettraient pas d’ailleurs de distinguer l’essentiel de l’accessoire.

 Cependant, des REFERENCES SERIEUSES permettront de retrouver rapidement dans des ouvrages de valeur les développements qui traitent largement les sujets abordés.

 De plus, l’étudiant spirite trouvera en fin de cet opuscule, un LEXIQUE renfermant tes néologismes communément employés, avec leurs significations, et si possible, leurs équivalents en métapsychique.

 Il est bien entendu que LES INDICATIONS QUI VONT SUIVRE, NE DISPENSENT AUCUNEMENT L’EXPERIMENTATEUR DE CONSULTER LES OEU­VRES NOUVELLES et DE SE TENIR AINSI AU COURANT DU MOUVEMENT DES IDEES DANS LE DOMAINE EXPERIMENTAL.

J.L. 

  NDR : Les divisions en paragraphes et sous paragraphes de ce livre ont été scrupuleusement respectées, ainsi que les mises en pages, bien qu’elles aient parfois du mal à se conformer à la logique de nos traitements de texte actuels. Cela contribue aussi au charme indéfinissable des textes anciens.

 

PREMIERE PARTIE

NOTIONS GÉNÉRALES 

« Si un aveugle conduit un autre aveugle,

Ils tomberont tous deux dans un trou. »

 JESUS.

 Différents aspects du spiritisme

 Depuis trois quarts de siècle, le Spiritisme s’est répandu sur la surface du globe. Beaucoup de gens sans préparation spéciale, l’ont pratiqué selon leur compréhension personnelle Chaque peuple l’a marqué du sceau de son caractère ethnique et religieux.

 Ainsi sont nés au cours de l’expérimentation deux courants principaux d’idées : l’un, tenant du positivisme cartésien, qui met le doute à la base de la connaissance ; l’autre versant trop facilement dans la crédulité superstitieuse.

 Les exagérations des détracteurs et des partisans des doctrines naissantes, leur manque de prudence aussi bien dans la négation que dans l’affirmation, frappent le spectateur impartial.

 Hésitations du débutant. Ses insuccès. Leurs causes.

 Ainsi sollicité par des tendances extrêmes, le débutant s’abandonne au hasard des circonstances et ne saisit pas toujours le pourquoi de ses insuccès.

 Supériorité intellectuelle et morale. (1)

 Soit par parti-pris, soit par ignorance, il ne veut pas tenir compte que des hordes d’esprits conscients ou inconscients, hypocrites et malfaisants, contrefont les manifestations, assument des noms vénérables, donnent des informations qui égarent et que ces esprits ne peuvent être soumis que par une supériorité intellectuelle et morale.

 Evolution du groupe expérimental. (2)

Il ignore que son groupe expérimental, une fois formé, n’est pas exempt de la LOI DU PROGRES, puisque les entités supérieures ont pour mission d’élever le niveau moral de l’assistance par un enseignement occasionnel et progressif.

 (1)               Stainton MOSES. ,, Enseign. spiritualistes », p. 272.

(2)               Léon Denis : « Dans l’invisible p. 42 – 124 

 Partisan du moindre effort, l’individu se complaît ordinairement dans le milieu qu’il s’est créé. Il renonce difficilement à laisser se mourir tout un passé plein de souvenirs attachants pour embrasser une carrière nouvelle, aride, mais féconde en progrès spirituels.

 Ses hésitations se traduisent. bientôt dans les expériences par des résultats contradictoires ou peu encourageants, dénotant un abandon plus apparent que réel des forces spirituelles qui le poussaient naguère à persévérer dans la recherche de la Vérité.

 Cependant les mêmes forces spirituelles sont toujours là, veillant au perfectionnement moral, à l’évolution de ceux qu’elles ont pour mission de conduire vers le DIVIN.

 Leur aide visible doit subir un arrêt. Ce qui a été donné jadis pour aider à gravir les premières marches de la spiritualité, ne peut plus être accordé sans créer un abus. né de l’habitude.

Le voile, un instant entr’ouvert, s’est refermé pour permettre aux enseignements de porter tous leurs fruits.

 L’expérimentateur marque le pas sur la route des découvertes. Un délai lui a été donné pour réfléchir et prendre des dispositions énergiques en vue d’aller toujours de l’avant.

 Pendant ce temps les intelligences supérieures font comme le bon jardinier. Celui-ci, en effet, après avoir nourri la plante, attend patiemment le moment de la récolte. Sans qu’elle s’en doute, il lui donne un tuteur, la protège contre les intempéries sans pourtant l’abriter contre les averses printanières qui retardent sa floraison mais la baignent d’une sève fécondante ; il la laisse sous l’action des vents impétueux qui l’émondent de son bois mort; rien n’arrête les rayons d’un ardent qui altèrent les nouvelles pousses en portant à maturité ses fruits.

 Ainsi, épreuves et dons spirituels épurent peu à peu les âmes tournées vers Dieu par la prière et la méditation.

 Heureux celui qui, sentant le néant des promesses matérielles n’endurcit pas son cœur et s’avance résolument dans le sentier de l’amour spirituel sans jeter un regard de regret sur le passé.

 Petit à petit, sa marche devient plus légère. Ses chutes mêmes marquent l’aurore de nouvelles renaissances morales. Ses souffrances, au lieu de l’arrêter, aiguillonnent sa volonté.

 Peu à peu, les nobles entités se rapprochent de lui et à nouveau les voix ‘célestes lui parlent par le truchement médiumnique.

 Ainsi sous l’égide des conseillers invisibles, la conscience humaine va de cime en cime au fur et à mesure que le moi égoïste fait le sacrifice de sa personnalité jouisseuse et orgueilleuse.

 Telle est la route de celui qui a compris le rôle philosophique et moral des communications avec l’au-delà.

 En est-il souvent ainsi ? Hélas ! non ! Les nouveaux venus, attirés par le merveilleux ou poussés par la souffrance mal toléré, se lancent vers l’Inconnu.

Incrédules à tout ce qui touche au domaine invisible, leur vaste appétit, qu’explique une disette spirituelle de nombreux siècles, exige des preuves immédiates, matérielles, des faits personnels transcendants, éclatants, et sans aucune information préalable, ils abordent le terrain expérimental par un de ses côtés, s’y cantonnent, quand ils n’abandonnent pas la partie, faute de résultats palpables. 

Imprécision de la méthode adoptée.

 Ainsi naissent côte-à-côte différents centres d’études n’ayant de commun que le désir légitime de savoir, mais séparés par des pratiques empiriques formant des cloisons infranchissables.

 Conséquences.

 Chacun parlant un langage qui lui est propre, une certaine défiance marque les rapports des chercheurs de la Vérité, dont le mot d’ordre devrait être pourtant, et avant tout : Fraternité.

 Cet état de chose provient encore du manque de compréhension du rôle dévolu à chaque groupe expérimental dans le vaste chantier de la rénovation spirituelle.

Fatalement, le MANQUE D’UNITE fausse les rouages d’une vaste organisation, destinés dans le plan primordial à se juxtaposer et à se mouvoir sans aucune espèce de friction.

 Nécessité d’une méthodologie générale.

 Pour parer à ce danger qui désagrège les constructions les plus solides, nous avons pensé être utiles en donnant une vue d’ensemble de l’expérimentation où le novice pourra, dans un raccourci suggestif, saisir l’évolution ascensionnelle qu’il devra parcourir et se pénétrer de la méthode adéquate au genre de séances qu’il se propose de tenir.

 Ecole des médiums. Leur sélection. (1)

 Mais en plus d’un certain savoir relatif qui éclaire la pureté des intentions, il est encore nécessaire d’acquérir, un BON INSTRUMENT MEDIUMINIQUE.

Dans leur empressement, les expérimentateurs négligent ce côté élémentaire et se pourvoient d’éléments, de sensitifs dont la formation empirique et les productions imparfaites ne répondent pas le plus souvent à leurs aspirations.

 D’un autre côté, avec des chercheurs peu expérimentés, nombreux sont les médiums incompris, contrariés et abandonnés à leurs seules lumières. Faut-il alors s’étonner si des médiums évolués dans le sens moral, deviennent craintifs et voient leurs facultés s’amoindrir.

 Parfois aussi, les médiums procurés, mal conduits, n’ont pour toute qualité que le nom qu’il, porte et s’ils sont en voie de le devenir, leur faculté n’est qu’à l’état embryonnaire, et pour ainsi dire sans aucune valeur démonstrative.

 Le plus souvent, ces unités mal dirigées deviennent des réceptacles inconscients de forces obscures invisibles et réclament une éducation moralisatrice et les soins particuliers d’un médium-guérisseur magnétiseur.

 C’est donc dans une espèce d’école de médiums que s’opère la sélection des éléments médiumniques, qui se spécialiseront dans la suite en médiums à  effets physiques ou à effets intellectuels.

 Les premiers deviendront après de longs et patients effort- : médiums photographes, médiums typtologues, médiums à matérialisations, médiums à voix directes, médiums à apports les seconds seront psychographes (écrivains), voyants, clairvoyants, orateurs, médiums à incarnations, somnambules, etc.

 La plupart du temps cette SPECIALISATION dépend en tout premier lieu de l’évolution morale et de l’état physiologique du médium (hérédité), de ses aspirations intimes et de la qualité du guide chargé de son utilisation.

Elle sera indiquée par les constatations expérimentales éclairées par des révélations obtenues par l’intermédiaire d’un médium collaborateur, bien assisté et qui assurera la liaison avec les guides invisibles.  

Développement des médiums. (2)

 Le développement des médiums peut être naturel, spontané, magnétique.

 (1) Léon DENIS,        Dans l’invisible » p. 77, 78, 79, 80.

     Allan KARDEC. (, Livre des médiums », p. 197, 81.)

(2) Allan Kardec.     Livre des médiums », p. 243. (Premières dispositions à prendre) à p. 255. – P. 249 (Premiers indices).

Léon DENIS.    Dans l’invisible », p. 76, 130, 422.

La culture du médium doit être naturelle et s’exercer par la prière, la méditation, une vie d’abnégation.

 Les résultats sont alors lents à obtenir, mais d’une nature supérieure.

 Le développement brusque (1) d’un sujet provient souvent d’un changement physiologique et revêt comme dit le docteur Gustave Geley un caractère «catastrophique».

 Cet ébranlement du corps humain peut avoir une cause physique mais provient le plus souvent de l’intrusion lente de forces astrales inférieure. Celles-ci, sans qu’elles s’en doutent, défrichent le terrain médiumnique, et lors de leur départ par suite d’une moralisation alliée à la fermeté et aux soins magnétiques, laissent le champ libre aux intelligences plus élevées dans la hiérarchie spirituelle.

 Le développement du médium par excitation magnétique (2) d’un magnétiseur ne peut être tolérée que selon, avis du guide de séance et au début du développement. Souvent répétée cette magnétisation devient une entrave aux manifestations spirites en créant un étal de rapport entre le sujet et son magnétiseur, créateur inconscient de phénomènes illusoires de source animique.

 En somme, l’école des médiums a pour mission de constater le développement de la médiumnité et de la diriger par un contrôle sérieux et approprié. 

 Ordre des manifestations. (3)

 Avec un médium de condition ordinaire et de bonne volonté, les manifestations psychiques suivent ordinairement la progression suivante :

 L’automatisme psychologique et musculaire (dessins et sons articulés dépourvus de sens, mouvement mécanique) qui est ordinairement de courte durée avec une personne sensitive.

 Les premières manifestations intelligentes sont souvent d’ordre inférieur et proviennent des forces conscientes ou inconscientes, qui forment l’ambiance de l’élève-médium. (4) 

(1) Léon DENIS.     « Dans l’invisible » p. 63.

Allan KARDEC.     « Livre des médiums » p. 163.

(2) Léon DENIS.      » Dans l’invisible « , p. 426.

Gustave CELEY.     « Ectoplasmie et clairvoyance » p. 439.

(3) Léon DENIS.   « Dans l’invisible », p. 66.

Gustave GELEY.  « Ectoplasmie et clairvoyance », p. 23.

(4)   Voir contrôle de la séance psychologique.

  Il convient d’épurer cette ambiance (1) par la moralisation, de ces intelligences, qui ne doit pas être de trop longue durée. En cas d’obstination, on doit dégager le sujet par l’action de la volonté, des passes magnétiques transversales (polarité du corps humain) et le souffle froid sur les yeux.

Le médium doit de son côté s’efforcer de suivre une vie pure et charitable.

En cas d’obsession, s’abstenir de la médiumnité et suivre une vie morale.

 Remarques : La médiumnité sera donc sans danger pour les personnes humbles et foncièrement bonnes non recouvertes d’un simple vernis donné par l’éducation.

 Le médium accompli est celui qui, en dehors de toute information sensorielle, a donné des preuves de l’intervention d’intelligences étrangères. Ordinairement, le médium formé obtenu par son application la collaboration d’un guide sincère et éclairé. (2)

 En résumé, la réussite dépendra d’une collaboration étroite, sincère et confiante du directeur de séance et de ses aides, de la patience de chacun, de leur courage, de leur valeur morale alliée à un esprit critique averti et à une grande fermeté de caractère.

Dans une atmosphère aussi sympathique, les résultats seront assurés, les médiums verront leur faculté s’embellir et chacun pourra s’initier à la pratique des séances. 

(1)   Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 95, 250, 439.

(2)   Léon Denis   « Dans l’invisible » p. 71 

 DEUXIEME PARTIE  

PRATIQUE DES SÉANCES

 Les groupes expérimentaux peuvent se répartir en trois espèces selon le but poursuivi. Chacun comporte inévitablement les trois degrés : physique, intellectuel, et moral, mais revêt le caractère du degré prédominant Quel que soit le mobile qui anime l’expérimentateur, chaque séance, dans les trois domaines, a une grande valeur, chacune apportant une certaine somme de connaissances déduites de l’expérimentation à condition que celle-ci soit conduite avec désintéressement, méthode, un désir sincère de projeter quelque lumière sur le problème de l’être et de sa destinée à l’exclusion de tout parti-pris philosophique.

 Tout travail est donc digne d’intérêt et a droit au respect de tous les partisans de la Grande Vérité, qui a besoin pour s’établir de la science et de la tolérance de tous ses défenseurs.

 Ainsi dans les trois plans : physique, intellectuel et moral, les chercheurs élaborent pierre à pierre le nouvel édifice spiritualiste, admirable synthèse des enseignements découlant des découvertes humaines dans le monde psychique, réalisées avec la collaboration des grands invisibles.

 Devant eux, ceux-ci tracent d’un trait brillant la spirale que parcourt lentement l’évolution humaine vers la Perfection, relevant sans cesse les défaillants et suscitant de nouveaux pionniers.

 Evolution du groupe expérimental.

 L’expérimentateur qui aborde pour la première fois l’invisible, veut s’assurer en tout premier lieu de la réalité objective des intelligences qui se manifestent et recherche les manifestations physiques caractérisées; rien n’est plus légitime à notre époque de désarroi moral.

 Peu à peu, il se doit de reconnaître les intelligences directrices des phénomènes, Ainsi, sans qu’il s’en doute, la séance devient psychologique: il y détermine la diversité des influences quant. à leur nature et leurs capacités. depuis l’intelligence du médium et des esprits inférieurs jusqu’aux entités morales et supérieures. Grâce à un bon médium à incarnation, sa conviction sera bientôt faite. Il verra que le monde invisible est semblable au nôtre, avec ses ombres et ses lumières.

 Les contradictions et malfaisances de certaines intelligences peu évoluées, les consolations en même temps que la bonté des autres, le porteront vers ces dernières qui soulèveront petit à petit un coin du voile derrière lequel se cache un des plus merveilleux aspects de l’Univers : la vie dans l’au-delà.

 Les lois qui la régissent, ses rapports avec la vie terrestre formeront les préoccupations de l’expérimentateur qui abandonnera progressivement l’identification matérielle (personnalité terrestre) pour employer l’identification psychologique et morale (nature de l’esprit, son degré d’évolution spirituelle) qui l’initiera progressivement à. la vie supérieure (séance morale).

 I. – Séance à effets physiques.

 1. — But de la séance (1).

a) Attester la présence de l’Esprit d’une manière tangible, facilement contrôlable ;

b) Prouver l’action de l’Esprit sur la matière.

 2. — Objets usuels.

a) La table :

A trois ou quatre pieds, de dimensions réduites pour les premières manifestations de lévitation. Elle permet une installation facile des expérimentateurs, dont la force psychique s’ajoute à celle d’un médium insuffisant.

b) Le cabinet médiumnique :

Emplacement réservé dans l’angle d’une pièce et séparé des assistants par un tissu souple et. de couleur foncée suspendu à une tringle par des anneaux. Ce cabinet a pour but de protéger le médium contre les lumières extérieures.

 3. — Arrangement de la salle de séances.

Choisir une salle où rien ne puisse éveiller les soupçons de fraude :

 — Fermeture hermétique des fenêtres et des portes.

— Tentures opaques.

— Fauteuil confortable pour le médium.

— Appareils photographiques.

 4. —  Le médium

 a) Définition :

Le médium à effets physiques est une personne dont l’organisme permet, sous certaines conditions, l’extériorisation du fluide vital d’une manière visible ou invisible. Ce fluide est essentiellement magnétique.

 (1) Stainton MOSES. ,, Enseignements spiritualistes », p. 271, 272, 273, 274, 276, 277 et 278.

Atlan KARDEC. « Livre des Médiums », p. 59 et 451.

b) Désignation (1) :

  1. La désignation du médium résulte d’une première épreuve simple (ordinairement séance de table), où l’entité directrice du phénomène désigne la ou les personnes de l’assistance pouvant remplir cet emploi.

  2. Cette désignation peut aussi avoir lieu à la suite d’une constatation de phénomènes spontanés qui ne se produisent qu’en présence d’une personne toujours la même.

  3. Désignation préalable par le guide d’un médium développé, au cours d’une séance psychologique.

 

 5. — Conditionnement de la séance.

a) Nombre d’assistants

Les expérimentateurs spirites et non spirites sont d’accord pour déclarer que le nombre des assistants doit être limité (( à 10 personnes) L’harmonie des pensées est trop) difficile à réaliser dans une réunion nombreuse.

 b) Nombre de médiums (2) :

Un seul médium. à effets physiques est ordinairement requis.

L’assistance de médiums auditifs ou voyants peut rendre les plus grands services.

 c) L’éclairage (1) :

  1. Les phénomènes peu importants (lévitations, coups frappés) peuvent ordinairement avoir lieu à la lumière du jour atténuée.

  2. L’expérience prouve cependant ,que la lumière blanche a un pouvoir actinique prononcé et est, de ce fait, destructrice de la force psychique.

Elle a été remplacée par la lumière rouge; (lampe à photographie ou ampoule).

  1. Meilleure que cette dernière est la lumière froide produite par des écrans de carton couverts d’un enduit de sulfure de zinc ou de calcium, et préalablement exposés à la lumière solaire ou à celle du magnésium en combustion.

  2. La lumière lunaire.

  3. La lumière vivante est inactinique. Virtuellement, elle est sans effet sur les formations médiumniques. Elle est fabriquée par certains animaux, végétaux et microbes. Nous l’indiquons à titre documentaire.

Remarque. — L’emploi de la lumière ordinaire du jour est possible après un entraînement préalable et prolongé du médium.

 d) La température.

Celle-ci doit être réglée selon les indications du médium, plus ou moins sensible à son action.

 Allan KARDEC. « Livre des Médiums ». p. 69 et 106.

Allan KARDEC. « Livre des Médiums », p. 68.

 e)  Etat hygrométrique de l’atmosphère (1)

Certains expérimentateurs pensent que la vapeur d’eau en suspension dans l’air permet une dispersion facile des forces psychiques (par analogie à la dispersion du fluide électrique).

 f) Le silence

L’absence de tout bruit permet une concentration plus aisée de la pensée aux début de la séance.

 g) Etat d’esprit du médium et des assistants (2) :

L’intensité des phénomènes étant essentiellement variable selon l’état d’esprit du médium et des assistants, il est à recommander de l’entourer, sans se départir d’un certain esprit critique non apparent, d’une ambiance favorable marquée de la plus franche sympathie.

 C’est pourquoi il est bon de s’entourer de collaborateurs sérieux dont la pureté d’intention est indiscutable.

 Une attitude hostile serait outrageante pour un médium honorable et causerait un affaiblissement du phénomène par suite de l’agitation émotionnelle provoquée chez le médium.

 Adopter une attitude contraire à la bonne marche de la séance serait livrer le sujet à des forces occultes mystificatrices ou franchement perverses.

 De plus, il est bon de noter que le médium est par essence très suggestible et que la pensée des assistants peut troubler les manifestations, les désorienter et influencer défavorablement le sujet.

 Dans le but de neutraliser les pensées, dans certains groupes on réclame la prière, qui est de plus un appel télépathique aux forces supérieures.

 h) Rôle de la volonté. (3)

Chez le médium: La volonté du médium seconde les esprits dans l’impulsion donnée aux fluides.

 Chez les assistants : La volonté des assistants doit se traduire par un appel intense des forces spirituelles supérieures et non par un désir très vif d’obtenir une manifestation personnelle, ce qui pourrait, vu le manque d’harmonie créé par cet état mental, paralyser les manifestations en cours.

 (1) Gustave GELEY  « Ectoplasmie et Clairvoyance », p. 12, 13, 14, 15, 16 et 198.

(2)Léon DENIS.      « Dans l’invisible », p. 108. 109, 110, 112, 115 et 120.

A. KARDEC. « Livre des Médiums », p. 97.

Gustave GELEY. « Ectoplasmie et Clairvoyance », p. 8, 9 et 10.

(3)Gustave GELEY. « Ectoplasmie et clairvoyance», p. 2, 3.

1) L’état de santé du médium. (1)

(1)Gustave GELEY. Ectoplasmie et clairvoyance », p. 7.

(NDR : Dans l’exemplaire en notre possession, ce titre apparaît isolé et sans texte s’y accrochant, si ce n’est la note en bas de page… Une erreur de mise en page, peut-être ??)

 6. — Marche de la séance (2).

(2)Léon DENIS. « Dans l’invisible », p. 140.

A. KARDEC. Livre des médiums », p. 69, 453.

a)  Installation du médium et des assistants.

b) Lecture du procès-verbal de la dernière séance.

c)  Prières ou recueillement.

d) Recommandations de l’entité directrice.

                        Soit par coups frappés dans la table, un meuble ou le mur;

                        Soit par un médium écrivain; Soit par un médium parlant;

                        Soit par les voix directes (esprit matérialisé) ;

e) Observation des phénomènes.

f) Réveil du médium.

                        1. Réveil spontané provoqué par le départ de l’esprit.

                        2. Réveil provoqué. (Souffle froid sur les yeux, action de la volonté avec passes magnétiques transversales sur la tête et la poitrine.)

g) Rédaction provisoire du procès-verbal. Signature.

  7. — Gradation des phénomènes à obtenir :

 1re catégorie : (1) Raps — matérialisation fluidique visible pour les voyants — lueurs bleuâtres — mouvements d’objets avec léger contact des mains.

 2e catégorie (2) : Lévitation d’objets sans contact — écriture directe (morceau de crayon placé entre deux ardoises scellées) — voix directes (sans recourir à l’emploi des organes vocaux du médium).

 3° catégorie (3) : Matérialisation partielle et visible du corps humain — matérialisation visible et totale du corps humain — dématérialisation et apports d’objets.

(1) Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 90, 91, 92 93, 176.

(2) Allan KARDEC. «Livre des médiums», p. 98, 183, 188, 213.

(3) Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 105.

8. — Le contrôle.

Ne pouvant rien présumer des influences occultes qui le feront agir pendant la transe (pensées des assistants, suggestions d’esprits mystificateurs; désir inconscient de réduire l’effort) et le pousseront à la fraude inconsciente, le médium doit, au lieu de se montrer offusqué par les mesures de contrôle, les réclamer au contraire afin de mettre son honnêteté à l’abri de tout soupçon dans les cas douteux.

De toutes manières, les expérimentateurs sont seuls responsables (1) de toute fraude consciente ou inconsciente de la part du médium ou des assistants puisque l’inefficacité des mesures de contrôle souligne leur incompétence.

(1) Gustave GELEY. « Ectoplasmie et clairvoyance», p. 3, 22.

 Le contrôle doit être intelligent, souple et rationnel.

 Il est progressif (2), ce qui veut dire qu’il convient, si l’on veut arriver à un résultat pratique, de laisser se développer les manifestations au lieu de les paralyser dès le début par des exigences intempestives et prématurées.

(2) Gustave GELEY. «Ectoplasmie et clairvoyance» p. 24, 25.

Pour être complet, le contrôle ne devra pas s’adresser au médium seulement, mais aussi aux assistants, sans oublier l’examen du local et des objets y placés.

 CONTROLE DU MEDIUM : (3)

(3)Allan KARDEC. «Livre des médiums», p. 111.

Léon DENIS. « Dans l’invisible », p. 458.

Gustave GELEY. « Ectoplasmie et clairvoyance », p. 16, 17, 197, 305 et 421.

Contrôle simple :

1.    Visite des vêtements

  1. Tenue des mains; pieds des expérimentateurs placés sur les pieds du médium.

  2. Application de bandes de tissu phosphorescent sur les membres du médium.

  3. Ligotage du médium (pas à recommander).

  4. Photographie.

 Contrôle instrumental (à employer exclusivement dans une séance scientifique de démonstration) :

  1. Emploi, après contrôle, de l’appareil photographique ordinaire ouvert pendant toute la durée de la séance et refermé après combustion du magnésium.

  2. Emploi de l’appareil stéréoscopique.

  3. Emploi du courant électrique (voir description de l’appareil électrique du docteur Sichrenck-Notzing. (4) 

    (4)Voir « Revue Métapsychique de Paris », mars 1927.

  4. Emploi d’une bascule sensible qui indiquera la déperdition de poids du médium pendant la manifestation, du manomètre, de la cage en treillis métallique scellée, du filet de corde à mailles serrées, etc.

  5. Moulage des membres matérialisés avec de la paraffine fondue dans un baquet d’eau chaude. (5) 

    (5) Gustave GELEY. «Ectoplasmie et clairvoyance. p. 240.

  6. Relevé d’empreintes dans la terre glaise ou sur une surface polie enduite de noir de fumée, etc.

 Dans une séance scientifique, l’expérimentateur doit pouvoir prouver qu’aucun appareil (ou aucune substance) n’a pu être substitué à celui (ou celle) qui avait été examiné avant la séance. (Apposition d’un signal une coloration spéciale, etc.)  

CONTROLE DU LOCAL (1).

Toutes les issues doivent être scellées. Contrôle des murs et .des placards. Contrôle du mobilier. Le cas échéant, un expérimentateur peut réclamer une séance expérimentale dans un local de son choix. Le médium pourra demander l’application du même contrôle par mesure de garantie.

  CONTROLE DES ASSISTANTS

Afin de se prémunir contre toute accusation de compérage ou toute mystification de la part de quelque assistant mal intentionné, il va de soi que le médium a LE DROIT et même LE DEVOIR de solliciter à son tour le contrôle de l’assistance :

 1      Faire la chaîne pendant toute la durée de la séance.

2      Les assistants sont réunis par une chaînette cadenassée (2)

  1. Emploi du courant électrique.

  2. Emploi de bandelettes phosphorescentes cousues aux vêtements.

 CONDITIONS DEFAVORABLES POUR L’OBTENTION DES PHENOMENES. (3)

Physiques

  1. Manque de confort pour le médium (température, siège).

  2. Une indispositions du médium.

  3. La fatigue, l’épuisement nerveux : abus des séances, usage immodéré de l’alcool. etc. (Voir conditionnement de la séance.) 

Psychologiques

   1 Dépression morale du médium.

   2. Le manque de passivité mentale des expérimentateurs.

   3 Attitude méfiante de tes derniers, etc.

 

NOMENCLATURE DES MATIERES ET MENUS OBJETS (employés dans une séance ordinaire).

 Ecrans phosphorescents.

  1. Bandes de gaze phosphorescente.

  2. Rubans de magnésium.

  3. Papier et crayon, ardoises. etc. 

  (1) Gustave GELEY. Ectoplasmie et clairvoyance », p. 197 à 305.

(2) Gustave GELEY. «Ectoplasmie et clairvoyance» p. 305 (manifeste des trente-quatre).

(3) Léon DENIS. «Dans l’invisible», p. 64.

PARTIE THEORIQUE

============== 

Les phénomènes physiques prouvent :

a) Que le médium peut extérioriser un fluide ou matière fluidique vivante (ectoplasme). (1)

b) Que la volonté d’une intelligence peut modeler cette matière (matérialisation). (2)

c) Dans la plupart des cas, les intelligences directrices du phénomène se disent être les esprits des terriens désincarnés et se font reconnaître. (Matérialisation partielle ou complète(. (3)

d) Grâce au fluide médiumnique, 1 intelligence peut dissocier et reconstituer la matière. (Dématérialisation et re-matérialisation d’objets ; phénomènes d’apport). (4)

e) Les pensées de l’assistance ont une répercussion sur l’intensité du phénomène. (5) La passivité mentale de l’assistance est donc requise.

f) Le phénomène peut devenir lumineux (phosphorescent). (6)

 

1. PRINCIPALES OBJECTIONS.

 1. Il y a supercherie de la part du médium ou des compères. (Voir réponse n. 2)

2 Il y a hallucination des assistants. (7)

Réponse : Le contrôle instrumental fait table rase de ces deux allégations.

  1. 3.         Les coups frappés (raps)  ont leur origine dans un courant électrique ou magnétique(8)

Réponse : Cela serait vrai si ces coups ne donnaient aucune preuve d’intelligence.

  1. 4.         Les phénomènes sont produits par la pensée des assistants. (9)

Réponse : Dans ce cas, les assistants devraient tous avoir la même pensée, s’élaborant dans le même temps, ce qui est pratiquement impossible.  

(1) Allan KARDEC. « Livres des médiums », p. 106 à 111.

Gustave GELEY. «Ectoplasmie et clairvoyance», p. 198 à 205.

 (2)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 106 à 111.

Gustave GELEY. «Ectoplasmie et clairvoyance», p. 198 à 205.

(3)   Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 106 à 111.

(4)   Allan KARDEC. Idem.

(5)   Allan KARDEC. Idem.

Gustave GELEY. « Ectoplasmie et clairvoyance », p. 20.

(6)   Gustave GELEY. « Ectoplasmie et clairvoyance », p. 379.

G. DELANNE. « Les apparitions matérialisées ».

(7)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 40.

(8)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 71.

(9)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 45.

  1. Action de la pensée subconsciente du médium, se renseignant au moyen de la lecture de pensées (communication mento-mental). (1)

Réponse : Cette objection est incompatible avec les faits, puisque certaines révélations étaient totalement ignorées à ce moment-là par les assistants ou en opposition formelle avec leurs pensées.

  1. L’esprit du médium sait tout et peut tout (omniscience, omnipotence) lorsqu’il prend contact avec le plan de la pensée transcendantale. (2)

Réponse : Cette supposition ne permettrait pas à la personnalité médiumnique de commettre des oublis, des erreurs, voire même d’ignorer sa véritable identité : esprit humain désincarné ou esprit du médium.

7. Les phénomènes sont produits par le démon. (3)

Réponse Que penseriez-vous d’un père de famille qui laisserait son enfant à la merci des exemples et des conseils pernicieux et écarterait de lui les personnes qui le détourneraient du mal ?

Ce qu’un bon père ne ferait pas, doit-on penser que Dieu, qui est la bonté par excellence, fasse moins que ne ferait un homme ?

Cette pensée serait sacrilège (A. K.) 

(1)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 46 à 73.

Ernest BOZZANO. « A propos de lintrod. à la métapsychique humaine », p. 143 à 212.

  (2)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 47.

 Léon DENIS. « Dans linvisible », p. 442 à 452. 

 (3) Léon DENIS.        Dans l’invisible », p. 442, 443, 444, 445, 446, 4’a 7, 448, 449, 450, 451, 452.

 II     Séance psychologique

 1. But :

 1     Recueillir les preuves matérielles et intellectuelles de l’identité de l’entité

        spirituelle.

  1. S’instruire de son état quand sa sincérité est clairement démontrée au cours des  

        manifestations.

  1. En tirer des conclusions philosophiques.

  2. Porter aide aux souffrants par conseils et prières. 0. Recevoir les conseils moraux     

       de l’entité directrice.

 2. Les Médiums : (1)

 Le médium à effets intellectuels est une personne dont le périsprit extériorisé reçoit des messages sous forme de clichés télépathiques ou qui accorde le contrôle de ses centres nerveux à aune entité étrangère.

Espèces :

  1. Médiums psychographes (écrivains avec ou sans planchette).

  2. Médiums parlants

  3. Médiums à incarnation (dans ce cas, l’état inconscient est plus ou moins

        prononcé).

  1. Médiums voyants.

  2. Médiums clairvoyants, dont la lucidité peut s’exercer dans le passé, le présent et

        le futur.

  1. Somnambule naturel (il y a alors extériorisation du périsprit), etc.

 4.    Conditionnement de la séance.

 a)        Nombre des assistants : il ne doit pas être illimité. (2)

Dans le but d’obtenir plus aisément l’harmonie des pensées et la sympathie mutuelle entre les assistants, il convient de n’accepter qu’un nombre restreint de personnes à la fois (une ou deux), sous réserve de l’approbation de l’entité directrice de la séance.

 En cas de sollicitations trop nombreuses, on peut alors constituer un second groupement, en y plaçant à la tête un expérimentateur instruit et rompu à la pratique des séances. 

(1)                   Allan KARDEC. Livre des médiums », p. 202 à 209. Id. p. 214 à 220.

(2)         Léon DENIS. « Dans l’invisible », p. 121.

Ce nouveau groupement serait tout d’abord un groupe de développement de médiums, avec la collaboration d’un médium fait.

b)        Nombre de médiums: Tous les assistants peuvent être médiums à di .ers titres.

c)         Eclairage ordinaire, mais tamisé : la pénombre est propice au recueillement.

d)       Température. (Voir séance à effets physiques.)

e)        Mat hygrométrique de l’atmosphère. (Voir séance à effets physiques.)

f)          Attitude à observer par les assistants. (Voir séance à effets physiques.)

g)        Rôle de la volonté. (Idem.)

h)        Santé du médium. (Idem.)

i)          Influence du milieu. (1) 

4. Marche de la séance. (2) 

Avant :

  1. Lecture au rapport de la dernière séance avec commentaires.

  2. Lecture morale : durée 1/4 d’heure. Avantages :

Donne le calme à la pensée. — .Création d’une borine ambiance (pensées élevées et sympathiques).

 Pendant:

   1. Prière (3) : Acte d’humilité et appel télépathique aux forces supérieures. Elle est de courte durée, afin que l’attention soit plus concentrée et son effet plus puissant.

La bonne ambiance est maintenue pendant la séance non par une prière souvent répétée, mais par la lecture tranquille et mentale d’une moralisation générale.

  2. Communication de l’entité directrice (guide). Cette entité a dû préalablement donner des preuves d’élévation morale et de clairvoyance spirituelle pendant les séances de formation du groupe.

D’ordinaire, par raison d’affinité fluidique, intellectuelle et morale, l’entité directrice préfère plutôt un médium à un autre.

  3. Communications diverses et spontanées obtenues par différents médiums, permises et dirigées par les guides spirituels.

Ne pas tolérer le tapage ou la confusion provenant de manifestations nombreuses et bruyantes.

Le contraire serait tolérer l’intrusion de forces de trouble et jeter le discrédit sur le spiritisme tout entier. Il est souhaitable d’avoir une manifestation à la fois, ce qui est possible avec des médiums éduqués et dans une séance ayant une bonne assistance spirituelle.

  (1)Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 294 à 297.

(2)Léon DENIS. « Dans l’invisible », p. 119.

(3)Léon DENIS. « Dans linvisible », p. 144.

    Recueil de prières spirites « Le Phare » (siège de l’U. S. B.).

    Allan KARDEC.     «Prières et méditations ».

  

  1. Contrôle et parfois moralisation. (Voir plus loin.)
  2. 5.         Prière.

 

Après :

        Lecture des communications et premiers commentaires suggérés par leur contenu.

        Preuves recueillies. 

5. Durée de la séance :

1 heure et demi à 2 heures maximum. Passé ce délai, les esprits des assistants sont fatigués, le contact spirituel se relâche et les manifestations s’altèrent. 

6.         Contrôle de l’identité de l’Esprit. 

  1. — CONTROLE DE SA PERSONNALITE TERRESTRE : (1)

 Indications fournies par l’Esprit. 

  1. Indications données spontanément : acceptées sous bénéfice d’inventaire, la sincérité de l’esprit peut être prise en défaut au cours d’une conversation avec lui.

  2. Indications sollicitées : Ici, il est nécessaire de faire une distinction qui a son importance : 

Premier cas : L’esprit qui se présente n’a pas conscience de son étal réel.

Le trouble physique qui suit immédiatement la mort n’est pas encore dissipé. A ce moment, on ne peut obtenir de lui aucune indication de quelque importance; le médium ressent cependant les douleurs qui ont précédé le trépas.

Parfois, le trouble physique est dissipé et laisse place au trouble mental et moral : les accents de sincérité de l’esprit qui cherche sa voie sont très difficiles à simuler et promettent des manifestations ultérieures pleines d’intérêt (moralisation de l’esprit). 

Deuxième cas : L’esprit connaît son état.

a) Il est peu évolué. Ses manifestations sont d’ordre inférieur. Tout essai d’identification terrestre ne peut être tenté qu’après une moralisation éclairée, adéquate au genre de l’esprit.

Il est rare, cependant, qu’on obtienne de bons résultats, car c’est ordinairement lorsque l’esprit voit plus clair dans sa situation qu’il est confus et se dérobe à toute identification

b) L’esprit est d’une certaine évolution.

Si la manifestation suit de près la désincarnation, les indications sont souvent décisives et s’obtiennent rapidement.

Les révélations peuvent subir des altérations produites par une difficulté très grande rencontrée pendant la transmission des messages (causée par le manque de passivité du médium (médium imaginatif), par le manque d’affinité morale ou intellectuelle, etc. (voir conditionnement de la séance).

Afin de ne pas décourager des efforts réels entrepris par nos amis invisibles, il est bon de leur faire crédit et de réserver son jugement pour une séance ultérieure.

Pour éviter les mystifications toujours possibles, le délai accordé ne doit pas être excessif, si le médium est réellement à la hauteur de sa tâche. 

EN PRINCIPE, les meilleures preuves d’identité s’obtiennent lorsqu’un lien fluidique ou sympathique puissant unit le consultant à l’esprit (état de rapport).              

          Il – CONTROLE DE L’ELEVATION SPIRITUELLE DE L’ESPRIT (1) 

a) Indications fournies par l’Esprit :

Il peut se faire que le communicant ait fortement évolué dans le plan spirituel et ne tienne pas à rappeler le souvenir souvent attristant qui le rattache à son existence terrestre.

Il convient alors de ne pas exiger ce travail pénible et de se borner à un contrôle de l’élévation spirituelle de l’entité.

Celle-ci, en effet, ne doit jamais se départir d’une certaine noblesse de caractère, se dépensera en bons conseils, collaborera à la guérison des malades pour lesquels elle sera sollicitée; sa sagesse et sa clairvoyance s’exerceront en toute occasion ; elle accordera son aide spirituelle et fluidique à tous les malheureux; en un mot, elle fera rayonner son amour sur tous ses protégés, les éclairera d’un enseignement spirituel, en tolérant les échanges de vue courtois.

En résumé les esprits évolués doivent être clairvoyants d’abord, lucides ensuite.

C’est surtout dans le développement des médiums qu’il faut contrôler sévèrement les entités, afin d’éliminer celles qui, sous une apparence de bonhomie et de bonne volonté, accaparent les médiums, les fascinent en les flattant, afin d’en faire des instruments dociles et de les perdre plus facilement.

Jamais un esprit évolué n’impose ses vues. Respectant votre libre arbitre, il cède volontiers sa place aux autres esprits désireux de communiquer.

b) Indications fournies par le guide de séance.

Celui-ci donne quelques indications qui éclairent le chef de groupe. Ce dernier dirige et renseigne ses aides lorsqu’il y a plusieurs manifestations spontanées par différents médiums.

    Rôle du guide et esprits protecteurs

  • Veiller à la sécurité des médiums.

  • Renseigner le chef de groupe tout en laissant s’exercer son libre arbitre et celui de l’entité.

c) Indications fournies par le médium. (2) Sensations ressenties au début et pendant la manifestation :

Loin d’être un instrument passif, le médium ne doit se livrer à une force qu’il sent hostile ou perverse qu’après indication du guide, dans le but de se réserver pour les souffrants qui demandent assistance et les esprits bien intentionnés. C’est dans ce but qu’il doit exercer sa sensibilité.

 

 (1) Léon DENIS. « Dans l’invisible », p. 73 et 74.

Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 334, 335, 337, 338, 339, 340, 341, 342.

(2) Léon DENIS. « Dans l’invisible », p. 424, 425.

Allan KARDEC. «Livre des médiums ». p. 327 à 333.

 

Visions : Pendant le message, le médium perçoit parfois un cliché qui trahit l’entité qui l’influence.

Sensations et visions doivent être communiquées au chef de groupe dès que le médium peut le faire.

d) Contrôle du voyant. Avant de servir au contrôle, le voyant a besoin d’être étudié de près dans le but de déterminer sa faculté.

Les visions peuvent résulter de la perception :

a) de clichés véridiques transmis parfois par les incarnés, mais plus souvent par les invisibles ;

 b) d’une hallucination provoquée par le voyant trop imaginatif ou une vision fausse provoquée par les forces inférieures qui forment son ambiance ou simplement les assistants.

Dans tous les cas, mieux vaut s’armer d’une bonne logique que des indications d’un voyant de formation quelconque qui assiste occasionnellement à une séance.

Le voyant bien contrôlé par un guide peut rendre les plus grands services.

Plusieurs voyants doivent décrire leurs visions sur des carnets spéciaux pour comparaison.

e) Contrôle du clairvoyant.

Il est incontestable qu’un sujet clairvoyant d’une certaine stabilité est de la plus grande utilité. 

                         III. CONTROLE DES ENSEIGNEMENTS (1). 

Jusqu’ici, nous avons tenté d’établir l’identité terrestre et spirituelle de l’esprit.

Il convient, à présent, d’étudier les révélations qu’ils nous transmettent.

Il faut noter cependant que l’évolution vers la perfection s’étendant à l’infini, tout esprit ne possède qu’une parcelle de vérité souvent entourée d’une foule d’erreurs dues à son ignorance relative sur tout ce qui n’est pas de son ressort et dont tout être est affligé sur un point spécial.

Les déformations provenant principalement des idées particulières du médium sont encore à craindre (2).

C’est pourquoi il convient de n’accepter que sous réserve tout ce qui n’est pas enseigné par toutes les entités situées apparemment sur le même plan d’évolution morale.

Un nouvel enseignement ne doit être accepté qu’après avoir été confirmé par des messages nombreux obtenus dans des milieux différents, pendant une période de temps assez longue et après contrôle de l’identité spirituelle des esprits instructeurs,

La discussion critique (3) d’une nouvelle révélation provoque une réaction dans le monde spirituel et le retard apporté à sa réception dans le plan terrestre favorise l’élimination des altérations de l’imagination et contribue ainsi à la rendre plus éclatante. 

 (1 )Léon DENIS. «Dans l’Invisible», p. 129, 130, 295, 459 à 462.

(2) Allan KARDEC. »Livre des esprits», p. 266, 269 et 276 à 281. Léon DENIS.

 Dans l’invisible », p. 299.

(3) Allan Kardec : « Livre des médiums » p. 336.

En principe, il sera logique de n’adopter un nouvel enseignement que s’il est conforme à la loi d’amour et après que les révélations qui en font mention ont été soumises à l’analyse comparée. 

Rôle du médium dans les communications spirites

 Dans l’étude des communications médiumniques, il faut toujours tenir compte qu’elles portent le plus souvent en elles-mêmes un cachet de forme personnelle pour chaque médium. C’est pourquoi il est recommandé de porter son attention sur le fond plutôt que sur la forme des messages.

  

Conseils

a) Aux expérimentateurs. (1)

  1. Etre assidus.

  2. Le désir d’obtenir à tout prix et immédiatement des preuves tangibles ou des renseignements sensationnels les rend responsables des mystifications et du découragement des médiums.

  3. Pour être accepté, le nouvel assistant doit posséder quelques notions théoriques sur l’Animisme et le Spiritisme.

  4. Toute séance, comme toute organisation qui se respecte, doit avoir une base morale (solidité de l’organisation) un but humanitaire (justification de son existence) et être dirigée avec intelligence (protection des médiums contre l’obsession et résultats tangibles).

  5. S’abstenir d’évocations impératives, afin de ne pas nuire à l’évolution spirituelle de l’esprit rappelé trop ardemment à la Terre (2).

 

b) Aux Médiums.

  1. Ceux-ci ne doivent pas, sans nécessité urgente, changer de groupe puisque le chef de groupe doit autant que possible, pour ne pas perdre de temps, connaître le passé médiumnique du nouveau sujet. De plus, le médium risque d’être désorienté, de perdre toute confiance et de voir le développement de sa médiumnité subir un retard appréciable.

  2. Le nouvel arrivant habitué à d’autres méthodes, est toujours une cause de trouble dans les séances où il est agréé.

3.     Sous un prétexte charitable, le médium ne doit pas monopoliser la réception des entités inférieures (3) : il y a en cela le danger des mauvaises compagnies. Les influences inférieures renforcent les tares morales de l’individu et leurs fluides impurs altèrent les organes des médiums présomptueux qui se croient assez forts pour les recevoir.

  

(1) Léon DENIS. «Dans l’invisible », p. 136.

(2) Allan KARDEC. « Livre des médiums », p. 354.

(3) Léon Denis : « Dans l’invisible » p. 418, 419.

 

Le bon médium est celui qui est assez souple pour recevoir tous les genres d’entité en laissant la prédominance aux entités élevées.

 

c) Aux moralisateurs :

  1. Solliciter l’esprit sans le contraindre.

  2. La meilleure moralisation est celle qui s’appuie sur une commisération affectueuse, une sympathie vibrante.

  3. L’esprit sincère sollicite des éclaircissements.

  4. Le moralisateur doit faire preuve de logique et de fermeté

  5. Respecter l’anonymat lorsque la bonne volonté et la sincérité sont manifestes.

  6. Confronter de temps à autre les indications de différents médiums,

 

Les groupes publics (1)

 Ceux-ci ont le grand avantage de populariser le Spiritisme, mais le renouvellement continu des assistants trouble l’ambiance propice aux manifestations supérieures, épuise les médiums en pure perte, apporte de fortes désillusions aux novices entraîne la désorganisation, sinon la dissolution du groupe.

 Cet état de chose est contraire à une saine compréhension de la propagande spirite, qui doit être à l’abri de tout discrédit.

Une séance mal conduite rebute les personnes sérieuses, désireuses de prendre un premier contact avec le monde spirituel.

Mieux vaut deux groupes de dix personnes qu’un groupe réunissant un plus grand nombre d’assistants.

 La propagande se fait plus utilement au moyen de séances de démonstration avec sujets clairvoyants ou orateurs rompus à ce travail. (2)

 

PARTIE THEORIQUE (3)

Les séances psychologiques permettent d’établir :

1.   La dualité de l’être humain (corps et âme).

2.   Les facultés de l’âme.

3.   La survivance de l’esprit et la pérennité de l’individualité.

4    L’existence d’un monde spirituel.

5.   La sanction de la loi morale appliquée à tous les êtres.  

6.  La vie spirituelle : différents ordres d’esprits — leur état, leurs occupations, leurs évolutions progressives, les transformations de la. personnalité.

7.  L’intervention des esprits dans le monde corporel.

8.Les lois universelles : loi d’affinité. loi du travail. loi d’entraide mutuelle, loi de conservation, loi de reproduction, résumées dans la loi d’amour.

9. Le but de l’incarnation terrestre.

 

 (1) Léon DENIS. «Dans l’invisible », p. 116, 121.

(2) Voir séance de démonstration, page 46.

(3) Allan KARDEC. « Livre des esprits ».

III. – Séance de morale et d’initiation spirituelle

 Peu à peu, les membres d’une séance psychologique acquièrent une conviction solide en la réalité des phénomènes spirites.

La recherche de l’identité terrestre n’est donc plus aussi impérative. Les aspirations spirituelles s’avivent et se soutiennent par une préparation intellectuelle et morale plus profonde. Elles se manifestent par une action charitable sous toutes ses formes.

La faculté des médiums s’affine et ceux-ci deviennent plus sensibles aux communications supérieures.

A ce moment, le contrôle de l’identité terrestre (apparence physique, faits de la vie journalière) devra céder le pas au contrôle de l’élévation spirituelle (1) (moralité) de l’esprit et des enseignements reçus.

Répondant au désir de s’instruire, ce genre de séance autorise plus aisément, si le niveau intellectuel de l’assistance le permet, la discussion philosophique et donne la faculté d’entreprendre des travaux de plus grande envergure.

 Une certaine place doit quand même être réservée aux esprits qui ont besoin de notre aide.

 Le contraste des manifestations est d’ailleurs hautement significatif. 

IV. – Séance démonstrative pour la vulgarisation du Spiritisme 

But :

Prouver la réalité du phénomène psychique et spirite et amener le public à l’étude théorique et expérimentale des manifestations supranormales.

 Organisation. :

  1. Préparation du public par une causerie scientifique et morale sur un sujet spirite.

  2. Renouvellement ou prière.

  3. Conférence médiumnique par médium orateur ou démonstration par la clairvoyance.

  4. Recueillement.

5.   Courts commentaires relatifs aux résultats obtenus.

 Sujets de causeries :

a) Le Spiritisme et son rôle providentiel.

b) L’âme et ses facultés supranormales.

c) Les preuves de la survie : objections et réponses.

d) La vie spirituelle.

e) Les rapports avec les incarnés; philosophie

f) Le but de la vie terrestre; l’évolution; la réincarnation des êtres imparfaits ; les preuves, etc. 

(1)   Voir séance psychologique (contrôle), page 38.

Léon DENIS. «Dans l’invisible» p. 295, 296, 297

CONCLUSIONS 

Comme on le voit, la méthode spirite est positive et exige l’analyse comparée des messages pour en souligner les écarts et les points de contact, pour déterminer les lois spirituelles qui limitent l’action de l’être humain ; elle est une application de la méthode rationaliste, scientifique. Elle est née de la méthode induc­to-déductive employée dans la psychologie expérimentale.

Cependant la philosophie qui se dégage des rapports entretenus avec le monde spirituel, placé sous la toute puissance d’une force intelligente et organisatrice de l’Univers (Dieu), montre la dépendance absolue de l’être envers son Créateur et exige que les rapports entretenus avec les nobles entités du monde supérieur soient empreints d’une déférence respectueuse qui donne au Spiritisme son caractère religieux.

 La méthode spirite ne peut toutefois être taxée de mysticisme qui est, somme toute, la capitulation complète de la raison devant ‘une révélation de source transcendantale.

 La pratique du mysticisme réclame une préparation spéciale poursuivie par une culture religieuse appropriée et des conditions de milieu que notre civilisation trépidante n’octroie pas à la grosse majorité, des humains.

 De ce fait, les pratiques mystiques entreprises dans le but orgueilleux d’acquérir des pouvoirs et un désir inconsidéré de connaître peut amener chez l’individu trop présomptueux un déséquilibre mental, folie mystique), causé par l’action sur l’être humain de forces obscures qui l’envahissent et abusent, faute de contrôle, de ses facultés psychiques développées inconsidérément. 

CHERCHEUR,

 Instruis-toi…

Expérimente…

Médite…

 et Prie… 

 

 VOCABULAIRE SPIRITE 

En rédigeant ce vocabulaire, nous avons eu p.our intention de faire connaître les principaux vocables et néologismes fréquemment employés par les auteurs spirites et méta-psychistes, en leur donnant la signification la plus usitée. Il permettra, espérons-nous, la lecture fructueuse des ouvrages techniques qui traitent des facultés supranormales.

  A

Actinique : Qui exerce une action chimique au moyen de rayons lumineux. Contraire : inactinique.

Agénère : Apparition matérialisée au point de faire illusion

Agent : Personne qui agit. Sujet actif.

Animique : Qui a rapport à l’âme.

Animisme : Etude des manifestations de l’âme.

Aura : Emanation fluidique. Corps astral ou périsprit débordant de l’organisme humain ; leur rayonnement.

Automatisme : Acte ou série d’actes accomplis sous l’impulsion d’une volonté inconsciente.

Autonomie : Liberté de se diriger soi-même.

Autoscopie : Connaissance supranormale qu’a le sujet de son propre organisme. 

B

Bilocation : Présence simultanée d’un individu en deux endroits différents, proches ou éloignés. 

C

Clairaudience : Faculté d’entendre la voix des esprits.

Clairvoyance : Connaissance supranormale de choses réalisées ou à réaliser. Synonyme : métagnomie.

Clairvoyant : Personne douée de la clairvoyance. Synonyme : métagnome.

Correspondances croisées : Messages écrits en partie et successivement par plusieurs médiums séparés par une longue distance.

Cristalloscopie : Faculté de percevoir des images fausses ou véridiques par la fixation du regard sur une surface à reflets (boule de cristal, verre d’eau, bouton de métal, etc.).

Crypesthésie : Faculté de percevoir ce qui est caché aux sens ordinaires.

Cryptoscopie : Vision des objets à travers les corps opaques. 

D

[Dématérialisation : Passage de l’état visible à l’état invisible.

Désincarné : Qui a quitté le corps charnel. 

E

Ecriture directe : Ecriture tracée sans l’intervention d’un incarné : pneumatographie.

Ectoplasme : Fluide humain (plasma) servant aux entités pour se matérialiser.

Effluve : Emanation fluidique.

Endoscopie : Faculté de voir à l’intérieur d’un corps humain.

Entité : Etre intelligent.

Erraticité : Etat des esprits errants pendant les intervalles de leurs existences terrestres.

Esprit : Ame libérée du corps terrestre.

Etat de rapport : Lien qui relie une personne à une chose qui lui appartient ou deux personnes entre elles dont les psychismes sont accordés. — Accord vibratoire de deux psychismes.

Evocation : Action de faire reparaître un être désincarné par la prière ou la volonté. 

F

Fantôme : Double des vivants ou apparition semi-matérialisée d’un désincarné.

Fascination : Séduction produite par un esprit dans le dessein de tromper.

Fluide : Matière à l’état invisible.

Frappeur : Qualité de certains esprits qui révèlent leur présence par des coups frappés. 

H

Hallucination : Perception fausse causée par une sensation réelle à l’état de veille.

Hantise : Intrusion d’une entité inférieure consciente ou inconsciente se servant du fluide médiumnique dans le dessein de troubler les individus qu’elle persécute.

Hyperesthésie : Faculté de percevoir des sensations au-delà de la portée de nos sens ordinaires.

Hypnotique : Qui a un rapport avec l’hypnose.

Hypnose : Sommeil provoqué par des moyens artificiels.

Hypnoïde : Qui a l’apparence de l’hypnose.

I

Incarné : Qui a pris un corps charnel.

Identité : Ensemble de circonstances qui font qu’une personne est bien telle personne déterminée. 

Idéoplastie : Modelage de la matière vivante, fluidique par la pensée.

Inconscient : Soumis à une action non attentive du Moi.

Inhibition : Arrêt total ou ralentissement d’un phénomène biologique, par suite de l’intervention d’une cause étrangère.

Inhibitif : Qui provoque l’inhibition.

Intuition : Connaissance approximative de la réalité sans avoir recours aux perceptions des sens.

Invocation : Prière, appel. 

L

Lévitation : Suspension d’un objet ou d’une personne dans l’espace au moyen des forces médiumniques.

Lucidité : Intelligence des causes et des conséquences relatives à des faits ; elle est ordinairement, alliée à la clairvoyance. 

M

Matérialisation Formation matérielle d’un objet ou d’un être.

Matérialité : Etat de ce qui est matériel.

Médianimique : Qui a trait à la médiumnité. Médiumnique.

Médium : Personne pouvant servir d’intermédiaire entre les esprits et les hommes.

Médiumat : Mission providentielle des médiums.

Médiumnité : Faculté des médiums.

Monoidéisme : Persistance d’une idée isolée au détriment des autres. 

O

Objectif : Qui a une origine extérieure au sujet.

Obsession : Persistance d’une idée (monoïdéisme) ou d’une influence provenant de l’action directe d’esprits inférieurs.

Ombre : Fantôme des désincarnés.

Percipient : Personne qui perçoit un phénomène (sujet passif).

Périsprit : Enveloppe semi-matérielle de l’esprit. Elle sert d’intermédiaire entre l’esprit et la matière.

Personnalité : Caractère propre à chaque personne.

Pneumatographie : Ecriture directe des esprits.

Poltergeist : Vacarme provoqué par un esprit.

Possession : Prise de possession du corps par un esprit étranger.

Prémonition : Prévision ; pressentiment ; prédiction ; précognition.

Psychographe : Médium écrivain.

Psychomètre : Sujet sensitif capable, au contact d’un être, de retracer son histoire en tout ou en partie.

Psychométrie Action du psychomètre.

Psychophonie Communication des esprits par un médium parlant.

Psychisme : Ensemble des facultés de l’âme. Théorie ayant trait à l’âme et à ses manifestations.

Psychique : Qui a rapport à l’âme.

Psychologie : Partie de la philosophie qui traite de l’âme, de ses facultés et de ses manifestations. 

R

 Radioscopie : Perception de la radiation des corps.

Radiesthésie : Faculté de percevoir et de déterminer les sensations provoquées par les radiations des corps sur l’organisme humain.

Rap : Frappement.

Réincarnation : Retour de l’esprit à la vie corporelle; pluralité des existences. 

S

Sensitif : Etre très impressionnable dont la sensibilité est fortement développée.

Somnambulisme : Faculté de se mouvoir et de percevoir pendant le sommeil.

Spirite : Ce qui a rapport au Spiritisme. Partisan du Spiritisme.

Spiritisme : Doctrine philosophique découlant naturellement de l’étude comparée des manifestations physiques et intellectuelles des esprits.

Spiritualisme : Croyance à l’existence de l’âme spirituelle et immatérielle.

Spiritualiste : Qui a rapport au spiritualisme ; partisan du spiritualisme.

Stigmate : Marque produite sur le corps et d’origine psychique.

Subconscient : Le MOI spirituel pourvu de facultés supranormales.

Subconscience : Ensemble des facultés supranormales.

Subjugation : Etreinte qui paralyse la volonté de celui qui la subit et le fait agir malgré lui. (Se confond ordinairement avec la possession).

Suggestion : Action faisant, naître chez autrui une idée qui s’impose et détermine des actes conscients ou inconscients.

Subjectif : Qui se passe chez le sujet.

Sujet : Personne se prêtant à l’expérimentation.

Superstition : Action de donner à une chose une signification exagérée en bien ou en mal.

T

Télékinésie : Mouvement des corps à distance et sans contact

Télékinétique : Qui a rapport à la télékinésie.

Télépathie : Communication psychique d’une personne avec une autre personne avec ou sans contact.

Télesthésie: Faculté de percevoir des sensations à distance sans le secours des sens.

Transe : Etat spécial du médium pendant la communication spirite (état hypnoïde).

Typtologie : Communication par coups frappés. 

X

Xénoglossie : Faculté de parler ou d’écrire une ou plusieurs langues étrangères inconnues, pendant la transe médiumnique.