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Médiumnité passive et Enseignements interactifs (VII)

  • Posted on avril 26, 2014 at 8 h 50 min

(Septième partie)

 

(Pourquoi la médiumnité nous vient-elle un jour ?)

  Images   Mediumnité passive (VII) la Papesse

Simon Selliest le 20 avril 2014

 La plupart des médiums découvrent leur médiumnité  au cours de leur vie, soit naturellement, soit après un aléa de vie. Généralement, le plus difficile pour eux, c’est de reconnaître qu’ils sont devenus médiums…
 La plupart d’entre eux d’ailleurs, ne savent même pas ce qu’est la médiumnité et ne savent même pas ce qu’ils peuvent en attendre, et comment elle peut agir, que ce soit sur eux ou sur les autres. Et cela les perturbe beaucoup le plus souvent, mais c’est cette perturbation même qui finit par les pousser à faire quelques recherches sur le sujet.
 Là commence les difficultés, les erreurs et les errements…
 Les moins instruits d’entre nous, entamant ainsi un long chemin d’errance, et n’osant pas en parler avec leur entourage, de crainte de leur paraître avoir subitement perdu tout « bon sens », s’en vont interroger, un peu au hasard, celles et ceux dont ils pensent qu’ils connaissent parfaitement le sujet, c’est-à-dire les « médiums professionnels ». Malheureusement pour eux, cette méthode ressemble plus à demander à un aveugle de conduire un autre aveugle, aggravée encore par la présence d’une cupidité toujours sous-jacente :
(1) Jésus disait :
Si l’aveugle conduit l’aveugle,
Ils marchent vers la chute
Évangile selon Thomas (traduction Jean-Yves Leloup) logion 34
 Désemparés,  dubitatifs sur ce qu’ils entendent, ou se mettant à croire qu’ils sont devenus des « Élus de Dieu », ils commencent alors une longue route parsemée d’erreurs qui ne peut que les conduire vers un karma rétributif dont ils auront bien du mal par la suite à réparer les effets sur leur destinée (2).
 Certains toutefois, plus instruits, ou mieux préparés par leur culture et leur niveau de conscience (3), découvrant bien vite que ces « médiums professionnels » n’en savent pas plus qu’eux, car ne vivant que dans leur univers tout à la fois restreint et primaire, se tournent alors vers la lecture d’ouvrages spécialisés.
 Là encore, il leur faudra faire un très sévère tri…
 Mais fort heureusement, s’ils cherchent avec persévérance et surtout avec une grande volonté de découvrir la réalité des choses de la médiumnité, non pas par vanité personnelle ou pour acquérir un pouvoir sur autrui, leur Égrégore(4) finira toujours par les mettre sur la « Bonne Voie ».
 C’est-à-dire « La Leur »…  
 Et c’est là une des premières vérités, mais pas nécessairement la plus facile, que chacun d’entre nous doit bien comprendre(5).
 Alors se pose à eux les inévitables questions suivantes (entre autres) :
  • pourquoi cette médiumnité m’est-elle donnée, et pour quel usage ?
  • est-ce que cette médiumnité était prévisible chez moi, et quels en étaient les signes et indications ?
  • pourquoi l’Égrégore(4) duquel je participe, a-t-il décidé de me la donner,?
 À la première question, les précédents articles de cette série : « Médiumnité passive et Enseignements actifs » y ont déjà répondu en grande partie.
 La réponse à la seconde question se trouve dans la banque de données actuelle de l’astrologie karmique, et notamment celle enseignée par Martin Schulman, qui nous donne plusieurs points de repères sur la très nette influence de nos vies passées sur notre vie actuelle(6). Ces vies passées étant par ailleurs très nettement décrites par l’étude des points suivants du ciel de naissance(7) :
  • la position des planètes rétrogrades en Signes et Maisons,
  • la position des nœuds lunaires en Signes et Maisons,
  • la part de fortune
  • une « certaine lecture » de la base de données de l’astrologie traditionnelle,
  • la signification des planètes formant un carré (90 degrés) ou une opposition entre elles, en Signes et Maisons,
  • une « certaine interprétation » de Saturne en Signes et Maisons,
  • etc
 Depuis les années 70 du siècle dernier, à la suite des ceux qui sont déjà cités, nombre d’astrologues se sont par la suite, attelés à ce même décryptage, avec plus ou moins de bonheur. D’où la nécessité rémanente de toujours « faire le tri » parmi les supports de ses recherches personnelles.
 À leur lecture, avec une simplification extrême, tous les points signalés ci-dessus, et notamment la présence de planètes rétrogrades dans un ciel de naissance, nous montrent que chaque individu se trouve plus ou moins étroitement relié à ses vies antérieures. De ce fait, il se trouve avec « un pied dans sa vie actuelle, et un pied dans ses vies antérieures ». De là découle nécessairement une certaine capacité, pour chacun de nous, à vivre et à se déplacer dans des mondes totalement différents en réalité, mais semblables en essence. C’est donc cette capacité qui s’appelle la médiumnité. Ou plus précisément une forme de médiumnité (8).
 De fait, cette forme de médiumnité est loin d’être rare. En effet, des études anciennes semblent montrer qu’au moins 92% de la population mondiale possède au moins une planète rétrograde :
« Tout le monde n’a pas dans son thème des planètes rétrogrades, mais il y en a plus qu’on ne pourrait croire. Des études ont montré qu’environ 92% de la population dans le monde a au moins une planète rétrograde et qu’il n’est pas rare d’en avoir trois. Puisque ces planètes ont la particularité de mettre le passé en surface et de renvoyer dans le passé le désir d’aller de l’avant, il est facile de voir, sur un plan cosmique, qu’elles représentent pour l’humanité, un fil ininterrompu entre le présent et le passé dans l’évolution de toute la race. »(9)
 À la lecture de ce qui précède, il est facile de s’apercevoir de la difficulté à chercher des réponses rationnelles aux questions que peut susciter l’apparition d’une médiumnité, auprès des médiums eux-mêmes… Ils sont en effet et assez généralement, bien trop « empêtrés » dans les erreurs de leur propre vie antérieure,  pour avoir une vision claire et juste de ce qu’ils devraient réellement faire de leur médiumnité. Surtout s’ils possèdent quatre ou cinq planètes rétrogrades dans leur thème, comme cela est assez couramment observé chez les médiums. Ce qui est logique, car plus une personne reste reliée à ses erreurs passées et plus celles-ci sont nombreuses, plus elle possède cette capacité à vivre dans des mondes différents
 Mais il existe aussi des médiums sans planète rétrograde et sans karma particulièrement lourd, à l’instar des plus avancés d’entre eux, mais qui ont su prendre, à un moment donné, et certainement sur les conseils et avec l’aide de leur Égrégore, la distanciation et le détachement nécessaires envers leur propre évolution spirituelle (10). Auquel cas, la médiumnité ne leur ait donné que pour leur favoriser l’accès à la connaissance, sous la conduite bienveillante de celui-ci. Mais il nous faut reconnaître, hélas,  que ce cas de figure n’est pas très courant.
 Pour bien comprendre cela, il suffit de comparer les écrits d’un Allan Kardec, d’un Léon Denis, d’un Gabriel Delanne (personnages qui surent dépasser le karma de leurs planètes rétrogrades, et acquérir une très grande probité intellectuelle et morale, obtenant ainsi « l’autorisation » à devenir les chantres du spiritisme), avec ceux de certains auteurs contemporains, plus préoccupés de marketing littéraire que de vérités médiumniques (11)
 Nous avons mis : « l’autorisation », entre guillemets, car elle nous amène au troisième point cité en début de texte.
 Nous avons déjà longuement expliqué dans l’article intitulé « Égrégore »(4), le rôle de celui-ci et son influence sur notre évolution spirituelle(10). Nous en serions resté là, si nous n’avions trouvé, au fil de nos lecture un autre support à nos méditations.
 Voici le texte en question (12) :
« Il existe un autre point d’importance, rarement pris en compte, et que l’on peut exposer de cette façon. Il n’y a aucune réalisation possible dans cette voie (l’Alchimie), quelles que soient les connaissances et le labeur, sans l’approbation des « vivants » qui nous ont précédé, eux-mêmes en étroite com­munion avec le Premier d’entre eux : Le Verbe prononçant de l’univers, « fait chair », ayant vaincu la mort et Premier Homme. Je n’entends pas ici Adam, mais le Fils, engendré et non créé. Beaucoup ont mis en doute ce que nous a laissé à réfléchir Eugène Canseliet, lorsqu’il nous conte «son voyage en Espagne», pour y rencontrer l’incontournable Fulcanelli. La chose est certainement vraie à la lettre, sauf que, on s’en doute, il n’a sans doute eu nul besoin de se rendre en Espagne pour que la rencontre ait lieu, pour le revoir et se voir formuler les limites de sa mission par l’Adepte.
 À n’en pas douter, l’auteur anonyme (qui ne peut être d’ailleurs que François Trojani, reprenant ainsi une ancienne tradition hermétique), sous-entend par le mot : « vivants », ces Entités de notre Égrégore qui ont accepté la mission de nous guider dans notre évolution spirituelle.
 À noter également, que cette notion « d’autorisation » rejoint la symbolique des « Gardiens de Seuil » dont parlent les écrits Rosicruciens et ceux des Théosophes.
 Les tarots, dans leur symbolique avancée, telle qu’elle est présentée par Edmond Delcamps (13), ne nous disent d’ailleurs pas autre chose :
« Nous avons vu que le Bateleur est un initié supérieur ayant en mains tous les pouvoirs sur le monde sensible. Il est prêt à recevoir une plus haute révélation. De fait, dès le début de sa marche, il se trouve en présence de la divine Isis, de la redoutable Isis.
 Le Bateleur est l’initié qui a pénétré et dépassé les petits mystes. Et cela nous explique pourquoi on ne trouve pas de commentaires entièrement explicites du Tarot.
Pour passer aux Grands. Mystères, ,il faut d’abord affronter le Gardien du Seuil, figuré ici sous les traits de la Sphinge noire sur la tête de qui repose la main de la Papesse, détentrice des clés.
Cette. épreuve terrible – il faut nous en convaincre : il ne s’agit pas là de littérature, mais d’une épreuve psychique qui, tentée prématurément, peut aboutir à un déséquilibre plus ou moins grave allant jusqu’à l’égarement complet – ne doit pas être tentée avant que les temps soient mûrs. Toute curiosité est ici mortelle. Je tiens, parce que je sais que beaucoup sont tentés par l’occulte davantage par curiosité malsaine que parce qu’ils se savent en état de l’aborder, je tiens à insister beaucoup là-dessus.
 Les Grands Mystères, vous le concevez aisément, ne peuvent être dévoilés que pour des initiés certains, avec mesure, avec prudence, avec patience. Or la diffusion du livre est telle que tout commentaire clair constituerait une profanation au sens le plus fort de ce terme. D’où la nécessité de n’employer qu’un langage voilé afin que ceux-là seulement qui ont des oreilles pour entendre entendent.
 D’où aussi ces commentaires, trop brefs à notre sens, ou faits dans le style de l’alchimie ou celui de l’hermétisme. Alchimie et hermétisme sont les deux seuls modes permettant que le secret (le Bateleur est le maître d’un secret, secret qui lui donnera de savoir utiliser les clés de la Papesse) soit gardé et transmis utilement.
 J’ai essayé, sous la forme littéraire du roman, de montrer comment il est impossible de revenir en arrière. Quand on a une fois pénétré le monde interdit, on ne peut plus reprendre la vie simplement profane et, si l’on a rencontré un être à qui on s’est lié par les liens les plus chers, si celui-ci n’est pas prêt à la révélation ce lien doit être implacablement détruit. Mais, s’il est en état, aussi inexorablement, il se trouve arraché à sa vie profane et entraîné dans le monde sacré où nous avions pénétré et où nous l’attirons avec nous.
 Celui qui a soulevé le voile d’Isis, quand bien même il n’aurait fait que jeter un regard furtif de l’autre côté du voile qu’il aurait aussitôt laissé retomber, ne peut plus vivre la vie du monde qui l’entoure. Il est marqué. La parole de l’Écriture « Tu es sacerdos in aeternum »  s’applique à lui dans toute sa rigueur.
 Tant pis pour l’imprudent qui a voulu avancer là où ses pas n’étaient pas encore assez assurés pour le porter. Il a violé un domaine sacré et la formule « Sacer esto »tombe sur lui. Il est détaché de ce monde. Il s’est voué lui-même aux divinités. Il est en leurs mains. Et leur main est lourde et dure à celui qui n’est pas venu à elles pour recevoir la caresse de l’apaisement mais mû par une indéfendable curiosité.
 Si j’insiste ainsi, peut-être un peu longuement, c’est qu’il y a toujours dans tout auditoire, quelqu’un qui cherche à aller au-delà de ce qui doit être son terme actuel, le terme de l’incarnation en cours. Il se conduit comme si l’incarnation en cours était sa seule vie, sa seule possibilité de salut et il se précipite. Par cette attitude, il prend une position contraire à la vérité. Surtout il s’enferme dans les catégories de temps et d’espace et n’en peut plus  sortir. La parole « Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus » s’applique à chaque incarnation considérée en elle-même. Mais non pas à l’ensemble de toutes vies, cet ensemble se déroulant en dehors du temps. »
 C’est d’ailleurs ce même avertissement que s’efforce de donner, Sir Edward Bulwer Lytton, dans son roman « Zanoni » (14), en décrivant les amours de Zanoni et de Viola, ou la voie de l’ascèse dans laquelle Meljour engage son disciple Clarence Glindon…
 En conclusion, si nous ajoutons ce qui a été dit dans les six textes précédents de cette série « Médiumnité passive et Enseignements interactifs », à ce qui vient d’être dit sur cette « autorisation », cela devrait nous donner pas mal de matières à réflexion lorsque nous découvrons les premiers signes de notre médiumnité… et surtout à nous inciter à ne pas l’utiliser, à notre profit, dans des activités à visées lucratives.
Mais, hélas ! Il est bien connu qu’il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…
 Et les Évangélistes le savaient bien, eux qui, il y a déjà deux mille ans, faisaient dire au Christ :
« Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! »
 Mais combien il est difficile d’obtenir « des oreilles pour entendre » !
  
Notes
  1. L’interprétation de ce logion est donnée ci-dessous.
  2. Sur les différentes sortes de karma et leur origine, il n’est pas nécessairement inutile de lire, ou de relire les « lectures de vie » faites par Edgar Cayce et reproduites par Gina Cerminara dans son livre : « Il y a plusieurs demeures… » (éditions Adyar 1988). Et il n’est pas interdit de penser non plus que même leurs diversités et leurs complexités ainsi montrées ne pourraient être qu’une partie de leurs entières réalités.
  3. Cf. : niveau de conscience (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1469)
  4. Égrégore : cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=105 )
  5. Cf. : Et vous, vous y croyez à ça ? (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1537)
  6. Martin Schulman fut un des précurseurs, avec bien d’autres comme Dane Rudhyard et par la suite Stephen Arroyo, à décrypter les informations sur les vies antérieures qui se trouvaient depuis la nuit des temps dans l’astrologie traditionnelle. Leurs livres sont indispensables à tout astrologue désireux de se lancer dans la lecture des vies de ses consultant(e)s. 
  7. Le « ciel de naissance », est  encore appelé « carte du ciel natal », « ciel natal », « ciel de nativité », « horoscope natal », « Radix », etc. [Henri Gouchon : Dictionnaire astrologique (éditions Dervy-Livres 1975) page 145]
  8. Sur les différentes formes de médiumnité et de médium, lire Allan Kardec : Le livre des médiums (éditions Didier et Cie 1863) pages 175 à 241Évolution spirituelle : cf. (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1466)
  9. Martin Schulman : Planètes rétrogrades et réincarnation (Éditions Michel Beltex 1988) p.30.
  10. Il est, certes, plus facile d’attirer des lecteurs en leur parlant des splendeurs supposées de Shamballa, que de la nécessité de la douleur comme l’a fait avec courage Léon Denis (Le problème de l’être et de la destinée chapitre XXVI)  
  11. Écrits anonymes présentés par François Trojani : Le Grand Œuvre dévoilé (éditions Arqa 2010) p.284
  12. Edmond Delcamp : « Le tarot initiatique, symbolique et ésotérique » (éditions Le courrier du livre 1987) la Papesse p.33 à 69.
  13. Sir Edward Bulwer Lytton : « Zanoni ou la Sagesse des Rose-Croix » (diverses éditions, dont la première traduction française date de 1858).
  Interprétation de Jean-Yves Leloup du logion 34
Pour conduire quelqu’un, il faut voir, il faut être éveillé, sinon effectivement on entretient l’autre dans son som­meil et on le conduit vers la fosse commune. «On ne peut donner que ce qu’on a reçu», disait Jean-Baptiste. Rien de plus, rien de moins.
Il ne s’agit pas de se laisser guider par n’importe qui, mais par quelqu’un qui a fait l’expérience de ce dont il parle. Par ailleurs, il est bon de se méfier des « donneurs de bons conseils »… «Celui qui sait ce qui est bon pour les autres est un être dangereux», disait Nisargadatta.
On peut témoigner de sa foi, mais on ne peut pas l’imposer à quelqu’un. Cette connaissance lumineuse doit s’éveiller d’elle-même.
«Ce qui est vivant en moi, est aussi vivant en toi», c’est tout ce qu’on peut dire.
Le maître véritable n’est pas celui qui parle bien de la lumière, mais celui qui nous aide à ouvrir les yeux.
Il y a aussi ce proverbe qui indique bien l’esprit dans lequel devrait se transmettre la connaissance : «Donnez un poisson à quelqu’un, et il aura un jour à manger. Apprenez-lui plutôt l’art de pêcher, et il n’aura plus jamais faim !»