You are currently browsing all posts tagged with 'montagne'.
Displaying 1 entry.

La fontaine, l’eau et l’évolution spirituelle…

  • Posted on mars 22, 2013 at 12 h 46 min

Images   La fontaine, l'eau1

Une fontaine quelque part dans les Alpes de Haute Provence

Simon Selliest le 5 juin 2011

Revu et complété le 21 mars 2013

« Dans les profondeurs les plus reculées de la vallée de la Vallouise, au dernier village habité, celui d’Ailefroide, juste avant le pont de Saint Pierre qui enjambait le petit torrent du même nom, il y avait une petite fontaine, humble et modeste comme une petite source que seule la Nature sait laisser sourdre d’un rocher, » écrivions-nous, il y a quelque temps déjà, dans « La montagne, le sentier et l’évolution spirituelle… ».

 Cette fontaine coulait été comme hiver, printemps comme automne, offrant une eau pure, cristalline et fraîche aux simples promeneurs comme aux passionnés de courses en montagne. Et si personne ne venait y boire, son eau continuait de couler, toujours aussi fraiche, toujours aussi pure et cristalline, mais cette eau allait se perdre alors le long d’un fossé rejoignant le torrent tout proche, où la Nature prodiguait en abondance herbes et fleurs, comme çà, pour rien, pour le geste simple de donner la Vie, ou pour celles et ceux qui, humbles amoureux de cette Nature, savaient y poser leur regard en abaissant leurs yeux vers elles….

 Les « Paroles » que Celles et Ceux qui nous aident sur le chemin de notre évolution, sont comme l’eau de cette fontaine. Elles « coulent » vers nous et elle « coulent » pour nous, et il nous appartient de les écouter, de nous y vivifier, de les « boire », comme nous boirions l’eau de cette fontaine… ou de les laisser aller se perdre dans la Nature.

 Mais sont-Elles vraiment perdues ? Ou sont-Elles, à la manière de l’eau de cette fontaine, « source de vie » pour celles et ceux qui sauront les écouter dans le silence de leurs méditations, ou dans ces lieux privilégiés que sont les séances spirites ? Sont-Elles perdues ou reparaîtront-Elles sous une autre forme d’existence pour d’autres, plus « simples en esprit », qui sauront simplement les entendre et qui sauront les « écouter » ?

 Mais si nous les écoutons, et qu’Elles fassent vibrer notre âme au point que nous ayons envie de les retransmettre, par notre parole ou par nos écrits, avec nos mots, pour que d’autres les entendent ou les lisent à leur tour, faut-il que nous nous offusquions alors que personne ne les écoute si nous les disons, ou que personne ne les lise si nous les écrivons, nous qui n’avons pas toujours su toutes les écouter ?

 Et si quelqu’un les écoute ou les lit, faut-il le comptabiliser, à la manière d’un(e) cabotin(e), d’un(e) comédien(ne), qui avant d’entrer en scène, écarte, en tremblant, le rideau pour voir si la salle est bien remplie et si la salle lui sera assez favorable pour l’applaudir, guettant et supputant son succès ?

 Faut-il surtout mesurer la beauté et la force de ces « Paroles » au nombre de ceux et celles qui les écoutent, que ce soit directement, ou quand Elles sont retransmises ?

 Quand l’esprit médite-t-il le mieux ? Quand un grand nombre d’âmes l’entoure ou lorsqu’il est dans le Silence de Dieu ?

 Laissons ces Paroles, à la manière de l’eau de cette fontaine de la vallée de la Vallouise, couler pour qui souhaite s’y réconforter. Ce sont là de précieux enseignements mis sans contrepartie à notre disposition, et il nous appartient de les assimiler et de les accroitre dans notre esprit et dans notre cœur, par nos méditations, nos études et nos actes.

  Et si nous pensons qu’il nous faille les retransmettre, faisons-le sans y rechercher un quelconque mérite qui, de toute façon, ne nous appartient pas… Elles nous ont été données sous aucune condition, donnons-les à notre tour sous aucune contrainte. Efforçons-nous simplement, mais avec toute la force et la pureté de notre âme, de les retransmettre comme nous les avons reçues, sans y investir nos émotions et nos sentiments. Imitons cette fontaine qui distribue son eau sans états d’âme et sans émotions, car c’est aussi ainsi qu’ont agi Ceux qui nous ont donnés ces Paroles. Et si nous parvenons à nous rapprocher, ne serait-ce qu’un tant soit peu du niveau spirituel auquel nous les avons reçues, alors nous auront bien œuvré!

 Car nous aurons ainsi travaillé dans le détachement et dans la distanciation, faisant par là même, un pas de plus sur le chemin de notre évolution spirituelle et vers la Maison du Père.

 Car :

« Et celui-là seul est grand qui transforme la voix en un chant rendu plus doux par son propre amour »

Khalil Gibran ; Le Prophète édition 1956 p.28