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« Fixer le Volatil et volatiliser le Fixe »

  • Posted on janvier 26, 2011 at 16 h 35 min

 Simon Selliest le 20 juin 1999

Revu le 22 janvier 2011

   

Nicolas Flamel : le Livre d’Abraham le Juif (1735).

Noter le dragon aptère et celui ailé qui se dévorent l’un l’autre…

 Tout au long de leurs écrits, les Philosophes Hermétiques n’ont de cesse de nous répéter cet adage, qui avec leur non moins célèbre « Solve et Coagula », serait, d’après eux,  tout ce que l’on ait à comprendre pour réussir le Grand Œuvre.

 Si, comme nous sommes bien obligés de l’admettre, nos modestes connaissances ne nous permettent pas de réaliser le Grand Œuvre, nous pouvons au moins essayer de commencer à comprendre le sens ou les sens (que vient faire ici ce jeu de mot ?) de l’adage. Ce sera toujours un tout petit pas de fait vers une compréhension plus étendue et/ou un niveau de conscience plus élevé.

 Si, par ailleurs, pris d’une soudaine humilité, nous voulons bien nous rappeler les analyses de textes, que nos professeurs un peu désabusés par le renouvellement des potaches ignares et boutonneux qui venaient à chaque nouvelle année, buter sur les mêmes mots et sortir les mêmes sempiternelles âneries; si nous voulons bien donc nous rappeler ces analyses, dont nos professeurs ont vainement essayé de nous inculquer les bases de la méthode, prenons l’adage mot à mot et réfléchissons quelque peu.

 « Fixer« , tout le monde comprend le terme. Une chose, un objet qui est fixé est un objet « matériel », qui est attaché, lié, uni à quelque chose qui ne peut ni bouger, ni remuer, qui est donc parfaitement immobile et pérenne dans sa position. Du moins dans notre système de pensée habituel et le plus simple, très éloigné de la physique quantique, ou même de la cosmologie universelle.

 « Volatil« , évoque un gaz, un fluide, une vapeur, une odeur qui s’échappe de quelque chose et qui « s’élève » dans l’air ambiant tout en s’y confondant.

Mais si on joue sur l’assonance, « volatil » se prononce comme « volatile », les gallinacées (et pourquoi pas le coq gaulois que l’on a « fixé » au sommet de nos clochers d’églises, allez donc chercher pourquoi…..) ou la « colombe ». Tiens, cette colombe, n’est-ce pas cet oiseau qui symbolise « l’esprit saint » dans le christianisme ?? Cet esprit qui descendit sur Marie lors de l’Annonciation qui lui fut faite par l’Archange Gabriel.

 « Volatiliser« , c’est tout « bêtement » (tiens encore une « bête »…) rendre une chose ou un objet plus léger que l’air pour le faire s’élever. C’est donc le rendre plus subtil, plus léger, plus vaporeux, plus gazeux, etc. et le faire se diffuser, se propager dans l’air ambiant.

 « Le Fixe« , nous en avons parlé plus haut… Pour ceux qui n’auraient pas tout compris, nous pouvons dire aussi qu’une chose de « fixe » est quelque chose d’immuablement immobile et semblable à elle-même. Quelque chose que rien ne peut ni faire bouger, ni altérer.

 Il est bien certain, et évident, après cette « savante analyse », que quelque chose de « fixe » a peu de chance d’aller rejoindre quelque chose de « volatil », et que quelque chose de « volatil » à vraiment peu de chance de rester longtemps en compagnie de quelque chose de « fixe »… Essayez donc d’attacher définitivement le parfum d’une fleur à un rocher….

 Les Anciens étant des personnes extrêmement érudites et « subtiles », il nous faut bien admettre que s’ils ont si longuement insisté sur cet adage, c’est qu’il y a là un arcane important à comprendre.

 Une des clés de compréhension, certainement la plus facile à admettre pour nos esprits obtus, est qu’il sera très difficile à l’esprit saint (« l’odeur » de sainteté…) de s’attacher durablement à nous, si nous sommes toujours et uniquement dans « le matériel » le plus terre à terre. Il nous faudra donc faire un effort pour nous « élever » quelque peu au-dessus de cette matérialité pour espérer capter ne serait-ce que  quelques instants cet esprit saint, et éventuellement le transmettre, comme le suggère la gravure ci-dessous de la Vierge Marie.

 Raymond Lulle La Clavicule

A bien noter dans cette gravure, que le Feu Sacré, celui de l’Esprit, symbolisé ici par la Colombe, « nourrit le petit enfant » qui est en nous, alors que le feu solaire, passant par un élément matériel (la loupe), brûle la matière sèche symbolisé ici par « le bois mort ».

Il faudra surtout que Ceux qui veillent sur nous fassent de très gros efforts pour nous rejoindre dans nos basses vibrations et nous communiquer ainsi quelques bribes de leurs enseignements.

 Alors, comment leur faciliter quelque peu la tache en nous « élevant » suffisamment pour que ces Esprits supérieurs puissent nous communiquer leurs enseignements plus précisément et plus directement qu’à travers des esprits plus ou moins évolués (mais quand même un peu plus évolués que nous…) ??? En un mot comme en cent, comment nous élever pour nous rapprocher d’eux ?

 A chacun sa méthode bien sûr, et donc sa réponse. Tout ce que nous pourrions vous dire est déjà, et depuis longtemps, dans la littérature des religions, dans celle des doctrines philosophiques et dans la Philosophie Hermétique. Le spiritisme dit que les esprits s’attirent mutuellement par leurs affinités… C’est peut-être une voie à exploiter.

 A, chacun ses textes de prédilection,  à chacun sa lecture et sa compréhension de ceux-ci. Car il n’y a en ce domaine, d’autre école que celle que l’on veut bien se donner par son humilité, son abnégation, sa charité chrétienne, son travail, ses recherches, ses études, ses lectures et sa bonne volonté à apprendre… et à apprendre encore et toujours !

  Un roseau ne « se meut » pas comme un chêne, et un oiseau ne « vole » pas comme un papillon. Mais chacun d’entre eux  « évolue »….

 « Il y a plusieurs demeures dans la Maison de mon Père… »

Jean XIV. 25

 Mais il y surtout différents étages dans cette Maison !!!!

 Dans lequel vivez-vous, vous qui avez eu le courage de me lire jusqu’ici ?