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Fierté et évolution spirituelle personnelles

  • Posted on octobre 10, 2011 at 16 h 43 min

 Simon Selliest le 21 septembre 2011

 Lors d’une de nos séances apparut une femme d’une grande beauté, vêtue de beaux habits de dentelles datant d’une époque quelque peu ancienne, une longue chevelure ondoyant sur ses épaules, et un port de tête que n’aurait sûrement pas renié une princesse bien née. Une ombrelle qu’elle tenait avec une grâce infinie lui servait de faire valoir.

 C’était une femme fière, sûre d’elle, fière de son rang social et du respect que celui-ci lui permettait d’imposer aux autres.

 Mais à y bien regarder, un voile de tristesse ombrageait son visage et elle semblait être venue nous demander quelque chose. Une chose qu’elle refusait cependant d’exprimer et qu’elle masquait derrière la fierté de son visage.

 Alors la parole vint de l’un d’entre nous.

 La fierté n’est pas une mauvaise chose en soi. Etre fier de ses réussites, de ce que l’on a appris ou gagné à force de travail, d’efforts et de peines, de la famille que l’on a su créer, protéger, nourrir et conduire sur le long chemin de la Vie, de ses enfants, qui devenus adultes, montrent combien ils se sentent responsables à leur tour de leurs propres actions, sont autant de fiertés qui réchauffent le cœur lorsque l’âge se fait sentir un peu plus lourdement chaque année.

 Non, la fierté n’est pas mauvaise en soi si elle ne nous enferme pas dans la prison de notre propre contemplation. Elle n’est pas mauvaise si elle ne nous éloigne pas des autres, et si elle ne nous fait pas prendre trop de distance avec les évènements de la vie et de la mort. Elle n’est pas mauvaise non plus si elle ne durcit pas notre cœur, l’empêchant de trouver la parole qui console, la parole qui soigne, la parole qui coule du cœur comme coule l’eau de la fontaine, à cette fontaine où viennent boire seulement ceux qui ont soif et ceux-là seulement, comme viendront écouter cette parole ceux qui en ont besoin. La parole qui  ne se prononce pas pour montrer que l’on est éloquent et instruit, mais pour se faire entendre par ceux qui en ont besoin.

 Pour pouvoir parler ainsi, il faut d’abord laisser loin derrière soi ses propres sentiments, ses émois, ses émotions et son émotivité, ses désirs, ses passions, ses envies de pouvoir et de gains, … car il faut être à même de voir les choses dans la véracité profonde de leur réelle teneur, et il n’y a ni influence, ni récompense, ni gloire à obtenir de cette tache qui est souvent payée d’ingratitude.

 Quand cette première tache là est accomplie, qui est un passage obligé de l’évolution spirituelle par le Service(1), il est possible d’en être fier(e) dans son for intérieur.

 Quand les larmes apparurent aux coins des yeux de cette femme, visiblement émue de ce qu’elle venait de comprendre, il lui fut dit aussi qu’il est possible de verser des larmes, mais que ces larmes devaient être celles de la « Compassion » pour autrui, pas celles que l’on verse sur sa vie, sur son sort, sur soi-même !

 Alors, mais alors seulement, au moment de faire le premier pas sur le long chemin de la Compassion, il est possible d’être fier(e) d’avoir décidé de choisir cette voie. Cette « fierté » là, ne pourra être qu’une précieuse motivation  pour ne pas l’abandonner malgré les efforts et les sacrifices qu’elle va exiger de ceux qui la suivent.

 (1) Mabel Collins La Lumière sur le sentier édition Adyar 1990 pages 123 à 138