La Souffrance et la Douleur (II)

  • Posted on novembre 10, 2014 at 16h22

(II)  La dernière page

Images   ND de la Salette6

« Quand la dernière page du livre d’une douleur est tournée et le livre refermé, la souffrance a fait son œuvre. »

 

Simon Selliest le 6 août 2014

Revu et complété le 10 novembre 2014

 Qui d’entre nous n’a jamais traversé au moins un épisode douloureux dans sa vie ? Il n’est qu’à écouter ceux qui nous entourent, nos amis, nos relations, celles et ceux qui croisent un jour notre route, ou tout simplement de regarder la télévision, d’écouter la radio, de lire les journaux, qu’ils soient numérisés ou papier… Il y a toujours, à chaque seconde, quelque part dans le monde, quelqu’un en larmes, quelqu’un qui souffre, quelqu’un qui a perdu un être cher, ou qui a tout perdu, même son plus maigre bien matériel.
 Alors, que penser, que faire, quand une telle douleur ou une telle souffrance nous arrive. Devons-nous lever le poing vers notre Dieu et l’accabler de reproches ? Devons-nous rester prostrés, accablés, en pleurs ? Devons-nous maudire « la Destinée » qui, d’un caprice, a brisé notre bonheur, notre quiétude, nos certitudes, nos plans et nos rêves ?
 Ou devons-nous nous interroger sur les raisons profondes de ce qui nous est arrivé et de ce que avons à comprendre de cet épisode de notre vie ?
 Pour celles et ceux qui pensent encore que la vie n’est qu’un moment à passer et qu’ensuite tout disparaît :
« Car tu es poussière, et à la poussière tu retourneras« 
 (La Bible TOB édition 1975 Genèse III – 19).
il ne peut être qu’incompréhensible de voir que certains d’entre nous traversent leur vie dans une apparence de calme et de sérénité, sans que le moindre ennui ne les ait jamais contrariés, alors que d’autres vont de malheur en malheur, de larmes en chagrins, de douleurs en souffrances, de désespoirs en prostrations et de résignations en dépressions.
 Mais celles et ceux qui pensent que leur vie d’aujourd’hui n’est qu’un épisode de leur évolution spirituelle (1), ne peuvent que s’interroger sur la cause première qui a « dû se dérouler hier », et qui provoque ce qui leur arrive aujourd’hui.
 Se poser une telle question, c’est aussitôt se trouver devant une pléthore d’autres questions dont beaucoup semblent devoir rester à jamais sans réponse. En effet, comment savoir ce qui a été fait hier et qui motive ce qui nous arrive aujourd’hui ? Il y a tant de causes possibles et de réponses simplistes à un événement quelconque qui vient nous perturber. Et comment avoir la certitude de la cause à effet ?
 Alors, que faire ?
 Il a été vu que l’astrologie (2) et/ou la médiumnité (3) peuvent parfois apporter quelques réponses, plus ou moins claires ou précises, et donc plus ou moins acceptables. Mais il faut toujours savoir « rester simple », et l’interprétation des données qu’elles peuvent délivrer n’est pas toujours si « simple » que cela, ce qui favorise le foisonnement des « erreurs égotiques » …
 Nous allons donc essayer d’apporter ici quelques voies de recherches et de réflexions qui pourront peut-être aider certains d’entre-nous.
 La première chose à faire quand une « catastrophe » nous tombe sur la tête, est de nous demander quel est le domaine de notre vie, qu’elle touche le plus particulièrement. Est-ce le domaine affectif, le domaine corporel ou celui de notre santé, le domaine matériel et financier, ou un peu tout cela ?
 De la réponse à cette première question dépendra la suite de nos recherches.
 Reprenons un exemple très simpliste, qui nous a déjà servi dans un autre texte (4) quitte à essayer par la suite, à élever un tant soit peu notre niveau de conscience (5).
 Dans ce texte, nous avions pris comme exemple, une banale panne de voiture, en sous-entendant par là, un aléa de vie. Par simple déduction, nous avions vu que, selon toute probabilité, cet aléa de vie était destiné à nous faire comprendre et à nous faire réparer une erreur d’une vie passée, ou à nous faire corriger un de nos traits de caractère qui n’était pas conforme à l’évolution spirituelle choisie par nous.
 Dans cette façon de raisonner, si nous considérons le fait d’une perte financière importante ou de pertes financières à répétition, considérons tout d’abord, avant d’accuser le Destin, si nous avions pris les bonnes décisions en temps voulu. Il est bien certain que si nous n’avons aucune notion de gestion financière, il sera inutile d’aller chercher des raisons là où elles n’ont aucune raison d’être ! Commençons par faire notre auto-critique et apprenons à résister à nos pulsions. La gestion financière est une activité qui est régie par un certain nombre de techniques, et ne pas les connaître risque fort de très vite nous conduire à une catastrophe. À titre d’exemple, qui oserait s’envoler dans un avion sans rien connaître des avions et des techniques de pilotage ?
 Par contre, si nous connaissons parfaitement les techniques de gestion, si nous avons pris les bonnes décisions (du moins des décisions qui paraissaient bonnes au moment où elles ont été prises), etc. et que la perte survient contre toute attente, là il est possible de se demander ce que nous avons bien pu faire dans une de nos vies antérieures ou ce qu’il conviendrait de modifier dans notre personnalité. Et en analysant notre comportement personnel vis-à-vis de l’argent, la façon de l’employer et/ou de le dépenser, notre générosité et/ou notre façon d’en donner, etc., et si nous sommes honnêtes envers nous-mêmes, il ne devrait pas être très difficile de trouver quels sont les traits de notre caractère qui demanderaient à être modifiés.
 Mais il peut y avoir autre chose ! Nous devons aussi analyser notre niveau de détachement des biens matériels et notre niveau de distanciation sur le pouvoir de l’argent. Cela devrait nous apprendre bien des choses sur nous !
 Et si, malgré toutes ces recherches, nous n’avons toujours pas trouvé malgré la plus grande honnêteté morale et la plus grande intégrité intellectuelle, ce que nous avons à changer dans notre vie et à notre façon de penser (ce qui devrait quand même être assez exceptionnel !), alors posons-nous la question de notre foi en Dieu et en nous-même. Ne sommes-nous pas devant un Pas de Dieu (6) que nous refusons obstinément de faire ? Ne sommes-nous pas tellement attaché à notre propre sécurité matérielle et intellectuelle, que nous n’osons aborder une autre phase de notre évolution spirituelle ?
 Trop chargés de toutes les protections que nous avons accumulé de vie en vie et que nous avons ajouté à chaque aléa de vie déjà survenu, nous somme devenus si lourds et si rigides, que nous n’osons plus changer un iota de notre bagage karmique de protection personnelle, et que nous n’osons plus faire le moindre pas en « terres inconnues » !
 Alors penser qu’il nous faudra faire ce « Pas de Dieu » qui nous est présenté … !
 Mais il est possible, par ailleurs, que ce « Pas de Dieu » nous paraissant tellement trop ardu, que nous en arrivions à croire que les Lois Divines ne sont pas infiniment justes?
Ce serait, disons-le tout de suite, non seulement une grave erreur, car les Lois de Dieu sont non seulement infiniment justes mais elles sont aussi infiniment simples !
 Mais elles sont aussi universelles, de par leur essence même ! Et pour nous qui sommes « simplistes » et égocentriques », il est logique que nous ayons souvent du mal à les comprendre et encore plus souvent du mal à les appliquer !
 Fort de cette idée sur les Lois Divines, il est donc impensable de croire que Dieu nous envoie souffrances et douleurs sans une logique implacable.
 Ne voulant pas citer de nouveau Léon Denis, nous laisserons la parole à Mabel Collins et surtout à Celui qui l’intuita (7) :
 » Aucun homme ne désire voir cette lumière qui illumine l’âme extérieure à l’espace, avant que la souffrance, la dou­leur et le désespoir ne l’aient poussé hors de la vie ordinaire de l’humanité. Après avoir épuisé le plaisir, l’homme doit épuiser la souffrance jusqu’à ce que ses yeux deviennent enfin inaccessibles aux larmes. »
Mabel Collins : La Lumière sur le Sentier Editions Adyar 1990 70 et 71.
 Citer tous les textes qui parlent de la « Souffrance » et de la « Douleur », seraient citer tous les ouvrages fondamentaux de toutes les religions, et serait aussi citer d’innombrables auteurs d’appartenance à toutes les doctrines et/ou à toutes les religions : Platon , Socrate, Nietzsche, Louis Claude de Saint Martin, Victor Hugo, Dante Alighieri, Emile Zola, etc.
 Tous parlent, sous une forme ou une autre, de la nécessité de la « Souffrance » ou de la « Douleur » pour que l’âme se « spiritualise » (8).
 Cela étant bien compris, il faut aussi se demander comment faire cesser cette « Souffrance » ou cette « Douleur ».
 D’abord en l’acceptant comme un moyen de devenir plus fort et plus évolué. Ce qui ne veut absolument pas dire qu’il faille la subir sans réaction. Bien au contraire il sera plus utile d’en déterminer et d’en analyser les causes afin d’y remédier ou de faire en sorte qu’elles ne se reproduisent plus, du moins de notre fait.
Ensuite, de tout mettre en œuvre, de monopoliser toutes ses forces – et nous en avons bien souvent bien plus que nous le croyons a priori – pour y mettre une fin. Cela demande souvent un long et très pénible travail, mais travailler avec la certitude d’accomplir une tâche dont nous tirerons les plus grands profits, c’est déjà en alléger le poids.
 Enfin, il convient d’être intimement et profondément persuadé que Dieu, par l’intermédiaire des Esprits protecteurs qu’il a placé à nos cotés, veille constamment à nous faciliter la réussite de notre tâche. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous faille larmoyer dans le giron de nos Maîtres pour leur demander d’accomplir cette tache à notre place, mais simplement qu’il ne nous est pas interdit de leur demander parfois, quand toutes les ressources de notre être ont été utilisées, de nous donner encore un peu de forces pour continuer notre tache.
Pour en avoir eu maints exemples sous nos yeux, nous pouvons dire ici, combien tout cela prend du temps, de l’énergie, du labeur incessant, et combien cela impose de fatigue, d’effort de volonté et de force intérieure. Mais nous pouvons dire aussi, que tout cela se présente comme un livre qui s’écrit ligne après ligne, page après page. Mais c’est un livre que nous lisons au fur et à mesure que nous l’écrivons par nos efforts pour surmonter l’épreuve qui s’était présentée à nous.
 Mais comme tout livre qui se lit, la dernière page finit toujours par être tournée.
 Dès lors, le livre peut être refermé et placé dans un rayon de notre bibliothèque, à sa juste place. Il restera dès lors fermé, mais son contenu, ses messages, son « esprit » resteront ancrés dans notre cœur et dans notre esprit, et nous conforteront dans l’idée de notre capacité à pouvoir surmonter tout autre obstacle que la Destinée placera sur notre route.

Notes

  1. Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1466 )
  2. Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/textesastrologiev2.pdf )
  3. Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=833 )
  4. Le karma et la panne de voiture (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=705 )
  5. niveau de conscience cf. : ( http://www.concordances-spirituelles.com/?p=1469 )
  6.  Le pas de Dieu : Cf. : (http://www.concordances-spirituelles.com/?p=997 )
  7. Mabel Collins : La Lumière sur le Sentier Editions édition 1887 « dicté par le Maître Djwal Khul,
  8. Les Anciens disaient d’un corps quelconque qui se transformait en vapeurs sous l’effet de la chaleur, qu’il se « spiritualisait », ou qu’ainsi, ils en faisaient apparaître l’esprit.

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